écrits du 5-1 au 24-4 2014

Textes notes articles 5 janv au 24 avril 2014

 

5janvier au 24 avril5janvier au 24 avril (196.68 Ko)

Un vent musiqué qui fouette le visage

 

Il était une fois un trou du cul qui pensait...

Et pour un trou du cul, aux dires des trous de bec bien dessinés... Penser c'est un péché, cela pue et dérange!

Au lieu de vous péter un fa dièse bien naturel dans une réunion mondaine, ça vous fait un vent musiqué de prose qui vous fouette le visage.

Peut-on étrangler un trou du cul qui pense? Le boucher d'un suppositoire afin qu'il ne fasse que des la mineur, le planter sur un vélo sans selle afin qu'il largue ses vérités dans le tube et n'empêche pas de pédaler?

Un trou du cul qui pense ça fait perdre aux cervelles le sens des points cardinaux.

Un trou du cul qui pense ça gêne les trous du cul ordinaires qui pètent avec le cul des autres...

Un trou du cul qui pense ça se laisse pas forcément baiser sur des couchettes de première classe...

Un trou du cul qui pense ça n'a pas de religion, ça pète sur la politique et sur la morale et c'est moins hémorroïdé qu'un trou du cul qui se prend pour une cervelle.

Un trou du cul qui pense ne laisse souvent rien d'autre à son notaire que la peau dont il est fait...

Le pot de chambre au dessus de l'armoire

 

Bousculer l'ordre établi en soi, c'est encore plus difficile, et moins "courant" on va dire, que de bousculer l'ordre établi autour de soi...

C'est pourquoi, il n'y a jamais de véritable et durable révolution...

En général, pour ne pas dire quasiment sans exception, bousculer l'ordre établi en soi, lorsque toutefois cela se pratique (et cela ne se pratique pas souvent), c'est une forme de supercherie...

Mais l'on ne voit pas que c'est une supercherie, et l'on n'imagine pas soi-même un seul instant, d'ailleurs, que c'est une supercherie...

En politique, en économie, en société, en relation, en communication, en tout ce que l'on dit, écrit, en tout ce que l'on fait ; en "regard sur les gens et sur le monde", en regard sur telle ou telle personne en particulier, en engagement ou en désengagement... Autant de fois que l'on fait sauter et se retourner la crêpe, il y a toujours quelque part, une chiotte dont la chasse ne fonctionne plus, un oeuf éclaté comme un soleil ou la naissance d'une étoile, un étrange petit toutou à barbiche qui pisse en l'air en faisant croire que c'est sa queue qu'il lève, un pot de chambre au dessus d'une armoire donnant envie au visiteur de déféquer toute sa vie dedans... Mais alors le pot de chambre au dessus de l'armoire, tout empli de la vie du visiteur, ne trône que pour péter à la vue des autres visiteurs de passage, son ventre bien rebondi et couvert de tatouages...

 

 

L'écrit, la parole

 

L'écrit devrait se faire parole et la parole devrait se faire écriture.

L'écrit qui n'est point parole ou la parole qui ne se fait pas écriture, c'est comme une flûte à laquelle il manque les trous : il n'en peut sortir, tout au bout de la flûte, que le son produit par la bouche du souffleur, un son se frayant un passage à l'intérieur d'un tuyau, ce tuyau qu'est alors la flûte sans trous...

Mais, soit dit en passant, sur la flûte avec des trous, encore faut-il poser ses doigts sur tel et tel trou pour faire de la musique, sinon les trous ne servent guère à grand chose...

 

 

Le mur des peuples est un mur disjoint..

 

Les peuples, bien que, par chacun des êtres qui les constituent, soient conscients de la force qu'ils ont, du pouvoir qu'ils détiennent... Ne forment pas, autour du cercle infernal où sont retranchés ceux qui ont l'argent, l'autorité et les fusils, un véritable mur, un mur compact et d'un seul tenant... Le mur est bien là, cependant, mais il est disjoint, discontinu, et le plus souvent éparpillé en barricades hâtivement édifiées et inefficaces. Et, juché sur chacune de ces barricades, il y a un chef, un meneur ou un bandit, et derrière la barricade, tous les autres qui eux, attendent ce qui va tomber du ciel, généralement en croyant que ce sera du soleil...

À leur manière, nombreux sont ceux qui, derrière la barricade ou dans le camp retranché qu'ils ont délimité, sont des imposteurs, des parjures, des jenfoutre, les successeurs tout aussi prédateurs de ceux qu'ils ont réussi à écarter du pouvoir...

Le mur des peuples, le vrai, celui qui sera d'un seul tenant, ne sera en vérité jamais édifié... Mais il pourra cependant s'édifier telle une suite de tronçons plus ou moins rapprochés les uns des autres...

 

L'aléatoire...

 

Le côté aléatoire de la vie, des choses, de tout ce qui arrive -ou n'arrive pas- c'est peut-être la seule et vraie justice en ce monde... Même si cette justice, cette "sorte de justice" si je puis dire, se révèle parfois "assez injuste"...

Dans ce qu'il y a de plus courant, de plus habituel, en fait, ce n'est ni le bon ni le mauvais qui survient, mais du rien, et c'est comme un espace d'indifférence dans lequel on se sent immobile, que l'on ne cesse de devoir traverser ; et cette absence de réponse en face de nous, autour de nous, d' interlocuteurs... Ou alors, tous ces interlocuteurs qui sont bien là, présents, proches ou lointains tout autour de nous, mais comme invisibles, indifférents...

Mais il y a aussi la possibilité réelle de ce qu'il y a de bon, qui peut survenir à tout moment ; de l'espace d'indifférence qui se déchire aussi vite qu'une couche de nuages, du rayon de soleil qui illumine soudainement notre vie, voire même change notre vie...

Seulement voilà : il faut y mettre tous les jours des petits cailloux, sur le chemin de l'aléatoire.... Parce que... Si tu n'y mets pas des petits cailloux, c'est comme si tu ne jetais jamais de bouteille dans la mer avec un message dedans...

 

 

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire
Code incorrect ! Essayez à nouveau

a href="http://www.hebdo-landes.com" target="_top">Référencé sur Hebdo Landes !