Ecrits du 25 av au 24 juil 2014

Mes écrits du 25 avril au 24 juillet 2014

 

 

25 av au 24 juil 201425 av au 24 juil 2014 (209.81 Ko)

 

                                       EXTRAITS :

 

Touite touite touite ! ...



Au nom de la Touite qui pue

Au nom de la Touite qui pète

Au nom de la Touite qui cocoricohète

Je vous salue Marions et Mariones

Qui faites la Une sur les scènes publiques

Donnez nous nos mille Touites quotidiennes

Et délivrez-nous du Mal de vivre

Et de l'ennui souverain

Et des soucis quotidiens

Et de nos rêves qui s'escagassent

Par vos petites phrases assassines

Par vos petits mots perfides et acides

Que la Postérité ne retiendra guère

Ni la littérature d'ailleurs

Tant ça touite et ça touite sur la Toile

Cent quarante caractères de touites par centaines à tout va

Ou mille fesses de bouc jeté sur la toile

D'un bout à l'autre de la planète

Participent à la grand-mêlée instantanée

Qui réduit l'espace de la relation entre les Humains

En un univers bruissant de sons et de clignotements

Se rétractant ou s'écartant comme un accordéon

Invitant à se tortiller le derrière

Plutôt qu'à danser

 

Le tableau

Dans les années 1950, 1960, 1970... Le monde était comme un tableau, un paysage avec des personnages. Et le tableau semblait immobile, comme figé dans le temps, un temps relié au temps qui précédait... Mais le tableau cependant était bien vivant, et les personnages animés, et c'était comme si l'on se trouvait, acteur ou spectateur ou témoin, à l'intérieur du tableau, un tableau dans lequel on respirait, on vivait...

Les scènes, les personnages, tout ce qui constituait le tableau dans le détail et dans son ensemble, tout cela était de couleurs aussi criardes et violentes que dans le tableau d'aujourd'hui, celui des années présentes de ce début de 21ème siècle... Autant dire que le "monde d'avant" était aussi inique, aussi empli d'hypocrisies, et les gens aussi préoccupés de gagner toujours plus d'argent, d'accroître ou de conforter leurs possessions matérielles...

Mais il y avait, dans le tableau, le tableau "d'avant", comme un fond, un arrière plan dans lequel on discernait des tons, des couleurs qui ne changeaient pas et qui, si lointaines nous eussent-elles parues ces couleurs, si invisibles même parfois ; n'en étaient pas moins présentes et immuables... Des couleurs et des tons somme toute, dans le fond du tableau, qui étaient pour nos yeux comme le ciel du jour ou de la nuit au dessus de nos têtes...

Dans le tableau d'aujourd'hui, le tableau des années de ce début de 21ème siècle, les couleurs de l'arrière plan du tableau sont craquelées, si craquelées qu'elles partent en éclats, des éclats de plus en plus dispersés, de plus en plus petits ; autant dire que le fond ou l'arrière plan disparaît peu à peu, et qu'il ne demeure dans le tableau devenu mouvant, de plus en plus mouvant à tel point que l'on court à perdre haleine pour le regarder ; que les couleurs criardes et violentes du nouveau paysage avec des personnages dont la vie court comme un train sur des rails de gare en gare, et les gares sont des lieux de marchés et de consommation...

 

Je suis du côté d'...

Je suis du côté d'une morale qui n'a rien à voir avec la morale qui a cours dans le monde, la morale de ce qui "doit se croire et se savoir"-ou plus exactement, de ce que l'on nous fait croire et savoir-, la morale du Vase Sacré, de tous les vases sacrés d'ailleurs, la morale des compètes et des podiums, la morale des "bobos" de goche et de droite plus ou moins enfriqués imbus d'eux-mêmes qui chient sur les "pèquenots", les "ringards", les ceu's auxquels on ne donne jamais la parole pour cause de délit de sale gueule, délit d' humilité et de dignité dérangeant les orgueilleux les "m'as-tu-vu" et les "je-sais- tout", délit de pauvreté où l'on donne quand même sa chemise à un plus pauvre que soi...

Je suis du côté de la morale d'un mec de Betléem du temps de Tibère, qui défendait une femme adultère et se mettait en colère contre les marchands du temple...

Je suis du côté de la morale de tous ces artistes, écrivains et poètes et penseurs qui, depuis les premières civilisations, ont abattu leur oeuvre à la face du monde, du monde dans lequel ils vivaient, comme un coup de hache sur une mer gelée...

... Et j'aurais aimé que pour les 70 ans après la seconde guerre mondiale, par exemple -et entre autres tant d'autres dont personne, aucun média ne parle lors de ces célébrations... L'on pense à ces gens dont le nom commençait par "de", ou à ces gens "d'une certaine Droite" qui, en 1940 ont fait le choix de la Résistance et ont perdu leur vie dans le combat qu'ils ont mené contre les Nazis, plutôt que de se ranger du côté des vainqueurs, des collaborationnistes et des trafiquants en tout genre... Et que l'on pense aussi, toujours entre autres, à ces tirailleurs Tunisiens au Honeck dans les Vosges en décembre 1944, qui furent massacrés, passés au lance flamme par les Nazis, après avoir mené un combat désespéré dans la neige et le froid, jusqu'à la limite de leurs forces...

[ Parole d' anarchiste inclassable, pourfendeur des vases sacrés, des goches et des droites de la soit-disante Voie Sacrée que l'on croit être la seule possible au dire de ceux qui, en haut, au milieu et même en bas, nous enfument.]

NOTE : dans mon "jargon", pour parler -ou plus exactement pour définir si j'ose dire- "une certaine Gauche", j'écris "goche" comme on écrit "moche"...

Et, de cette expression "un pavé dans la mare", j'en fais "un pavé dans le cloaque"... pensant à cette "drouatte huhèmepée" que le pavé Bigmalion vient d'éclabousser, pensant à cette "goche" qui n'a plus rien de Gauche et qui, tout comme la mare de "drouatte" est aussi un cloaque dans lequel s'est crashé le pavé Cacahuzac ; pensant à tous ces sportifs, artistes, hommes d'affaires et à-la-une-des-grands-médias et à-la-une-des-grands-intellectuels et écrivains qui quasiment tous ou presque résident en Suisse en Belgique aux USA pour pas payer d'impôt ; pensant à cette "morale" de tous ces gens là qui se produisent sur les plateaux télé, cette "morale" qui a le vent en poupe, qui pète haut et fort et qui est applaudie quoiqu'en dise le "commun des mortels" quand il trouve que "ça commence à bien faire" et qu'il gueule un peu histoire de "faire sa morale"...

Car tous ces "commun des mortels" qui "gueulent comme des putois" ou qui "moralisent" via des blogs, des forums de RTL, ou via les associations locales dont ils font partie, ou via les comptoirs de bistrot... Qui ne sont pas forcément des "je bombe le torse"-quoiqu'assez souvent si- mais ne sont jamais humbles ; qui, en bagnole dans les rond-points ou sur les voies de présélection, te klaxomerdent furax parce que t'as un peu merdé ; qui, s'ils devenaient, s'ils pouvaient devenir eux-aussi des Kadors de la Télé, des vedettes et de grands écrivains promus dans les Leclerc Culturel... Oui, tous ces "commun des mortels", eh bien ils se comporteraient peut-être pire encore, parvenus dans les sommets, que ceux que l'on voit tous les jours à la Télé actuellement, que tous ces gens des milieux politique, artistique, intellectuel, économique...

La "Voie Sacrée", sur laquelle tout le monde veut naviguer parce que c'est là, sur ses rives que sont tous les marchés et toutes les scènes publiques, n'est plus une mare avec des fonds vaseux mais un cloaque, un cloaque dont la surface miroite...

... Et la "Panthère"... elle a peut-être "des bouts de patte de velours" (tout en "oeillant" noir et vrai -vrai, ce qui convainc pas mal d'animaux de la forêt-)... Mais... Mais... Laissez-la venir dans le Cirque, et vous verrez alors ce qu'il y a réellement sous le velours des bouts de patte, et qui fera très mal... Sauf bien sûr à ses élus, à ses  élites, aux nouveaux bien-pensants, qui eux, seront les nouveaux maîtres, les nouveaux décideurs...

Quand une Voie Sacrée change de camp, elle demeure toujours une Voie Sacrée.

 

Les followers et les créateurs

Les followers ne franchissent pas les portes par lesquelles passent les créateurs, du moins quelques uns d'entre eux, de ces créateurs...

Les followers tout au long de leur vie followent...

Il n'y a nulle magie à passer sa vie à follower : c'est ce que pensent et ressentent au fond d'eux les créateurs, tous les créateurs même ceux d'entre eux qui sont les plus nombreux et ne peuvent jamais franchir les portes, les portes on va dire du succès et de la postérité...

Il y a comme un abîme entre le monde des followers et le monde des créateurs... Un abîme en ce sens que le follower passant sa vie à follower, n'est en général pas un créateur et ne peut donc "se mettre dans la peau" -et dans l'âme- d'un créateur.

En fait le follower followe ces personnages qui ont franchi la porte et sont à la Une des médias...

Ces personnages qui, dans la société de consommation de masse en matière de divertissement, de loisir, de spectacle, de scène littéraire, artistique... Sont des personnages que l'on voit à la télé et qui ont un compte Twitter et dont les petites phrases sur Twitter sont followées par une flopée de followers... Ce qui ne garantit pas cependant le succès et la reconnaissance à long terme et une postérité "un peu plus longue" que deux ou trois saisons, deux ou trois années...

Le follower ne followe jamais ce personnage qui vit tout près de lui, qui peut être son voisin, l'un de ses proches, l'une de ses connaissances et qui est en quelque sorte un créateur à sa manière mais sans flopée de followers, un personnage dont il ne comprend pas le besoin de "s'exister", le besoin de s'exprimer, le besoin de produire et de diffuser...

Le créateur, quant à lui, followe peu, parce qu'il passe le plus clair de son temps à créer...

Et l'on dit du créateur parce qu'il followe peu voire même pas du tout parfois, qu'il "vit dans son monde à lui"... Alors qu'il porte à sa manière le monde en lui, qu'il témoigne par ce qu'il produit, du monde qu'il observe...

Le follower ne créant pas, ne portera jamais le moindre coup de hache sur la mer gelée...

Si encore le follower "existait" le créateur, au lieu de seulement le follower !



... Dans le monde d'avant Twitter, d'avant Facebook, d'avant les blogs et les forums, d'avant le Net; dans le monde d'avant les tablettes, les smartphones et i-phones, d'avant toutes ces technologies de la communication et de l'image en diffusion instantannée... Il y avait alors une espèce de créateurs un peu particulière, à vrai dire de "grands créateurs", et ces créateurs là étaient des découvreurs de talents, des "existeurs", des "créateurs de créateurs"... Mais cette espèce là, de créateurs, est aujourd'hui l'on peut dire "en voie de disparition"... De telle sorte qu'il ne demeure plus que des flopées et des flopées de followers sur la Toile, et de consommateurs de produits de loisir et de spectacle autant sinon plus encore sur la Toile que dans la vie réelle au quotidien...

Et sont apparus, se bousculant au beau milieu des créateurs et "éclipsant" même les créateurs, les imposteurs...

Et les imposteurs sont tous ces gens de télévision, de scène publique, de littérature de grande surface commerciale ; tous ces gens qui font la Une de l'actualité, jouant sur les émotions, sur le sensationnel...

Et il semble que les imposteurs soient aujourd'hui les "grands gagnants du pompon du manège" au détriment des créateurs qui ne trouvent plus personne pour les faire exister, à moins qu'ils ne se résolvent à "mettre des sulfites dans le vin de leur création"... Ou quelque "dope" dont les effets "heureux et défonçant" sont immédiats...



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