Du 24 juil au 4 oct 2011

Ecrits du 24 juillet au 4 octobre 2011

undefined undefined  ( mes notes, textes et articles du 24 juillet au 4 octobre 2011 )

Extraits :

Le passé est un mort...

 

... Il y a un proverbe Arabe, je crois, qui dit "le passé est un mort"... Mais l'Arabe étant une langue de scientifiques, de mathématiciens, de poètes et de littéraires et de philosophes (et oui, tout cela en même temps !)... Avant d'être la langue de l'Islam... (soit dit en passant la langue Arabe et ses "jumelles Araméennes" existaient bien avant l'Islam, bien avant le Judaïsme et le Christianisme)... Il ne faut pas déduire de cette citation "le passé est un mort"et "faire table rase du passé"... Lequel passé, est, oui, sans doute un mort dans la mesure où il ne peut jamais ressusciter tel qu'il fût... et en ce sens, la nostalgie lorsqu'elle devient trop prenante se révèle un frein ou une force qui nous immobilise, nous empêche d'aller de l'avant et nous enferme comme en un cocon (ou en une bulle) ...

Mais le passé en fait, est "segment de temps" dans une longue ligne de temps, une ligne de temps qui, en réalité est intemporelle (tout comme une droite en géométrie plane ou un plan en géométrie dans l'espace)...

Ainsi nomme-t-on passé ce qui se situe avant un point Zéro de la ligne... (lequel point Zéro symbolise le présent) et nomme-t-on avenir ce qui se situe au delà du point Zéro...

Mais tous les "segments de temps" quelque soit la position qu'ils ont sur la droite, sont de la même droite et font la même droite... Autant dire qu'ils sont reliés, plus et mieux reliés encore, que des fils métalliques très fins réunis les uns à la suite des autres par un point de soudure si imperceptible soit-il...

Rapporté au temps qui passe, rapporté à la vie, à la durée de notre vie, de chacune de nos vies, l'image d'une très longue ligne apparemment sans commencement ni fin, et qui est faite d'un nombre inimaginable de "segments" reliés... "éclairerait en quelque sorte ma lanterne" sur l'idée (ou sur la foi) en une vie éternelle...

Le passé, le présent et l'avenir sont donc intimement reliés, les morts (les personnes disparues) et le passé en tant que mort... avant d'être morts, furent... Et furent d'une existence que l'on ne peut nier avoir été. Car s'ils n'avaient point été, nous ne serions point!

... Ainsi ne puis-je imaginer la "vie éternelle" tout comme l'imaginent -et y croient- les Chrétiens, les Musulmans, les Juifs, les croyants de toutes religions... Ni même comme l'on croit dans le "sens du monde" habituel ou traditionnel... Où les uns voient la résurrection du corps et de l'esprit et les autres voient une "immortalité" de l'âme...

L'on ne se "refait" pas : ni en chair et en os tel que l'on fut (et d'ailleurs "reviendrait-on" jeune ou vieux ou tel qu'on était au moment de mourir?)... Ni en "esprit" qui se manifesterait dans le réel de l'existence d'un proche ou d'une connaissance en état de veille et de conscience... (Dans le sommeil, par les rêves je veux bien)...

Par contre ce qui continue, ce qui se perpétue, c'est la vie... La vie actuelle des Autres, la vie de tout être, humain ou non humain... Et au delà de la vie actuelle des Autres, la vie des Autres qui viendront dans cent, mille, dix mille ans...

La vie est donc cette longue ligne droite apparemment sans commencement ni fin. Et sur cette ligne, tout au long de cette ligne, nous sommes tous chacun de nous, un "segment"... Mais un "segment" qui lui, commence et finit bel et bien... Tout en étant relié à ce qui le précède et à ce qui le suivra...

La "mort absolue, définitive et sans rien au delà", c'est la disparition de la vie, de toute la vie, humaine et autre...

Le passé est un mort qui "existe" le présent... alors même que ce qui est dans le présent, n'était point dans le passé (par exemple Internet au Néolithique) !

 

Les jours heureux [ deuxième version ]

 

Les jours heureux sont ceux dont le souvenir fait battre dans des nuits de veille ou dans des jours fuyants, comme des respirations d'êtres endormis...

Des portières d'automobiles se referment, le rouge des feux d'un wagon de queue se perd dans la nuit, un visage devient chevelure au bout d'une rue, une silhouette se fond dans un grand paysage de gens...

Les jours heureux ainsi vécus en famille ou entre amis, avec leurs matins de cris et de bousculades d'enfants, l'odeur du café et du pain grillé dans l'attente des invités, le grincement métallique du canapé convertible replié pour la journée dans le salon...

Les jours heureux avec ces immenses éclats de rire, ces effleurements de confidences, ces étreintes de regards ; cette fête traversant les jours d'été, défonçant les solitudes comme les amoureux défoncent les sommiers... Tout cela surgit en eau vive de torrent d'une montagne d'enfance, en souvenirs de saisons heureuses qui coulent et cascadent.

Les visages, tous ces visages vus et revus, étaient funambules sur des fils tendus au dessus d'un bout de paysage... Et nous étions avec eux, à les accueillir, comme suspendus dans les airs...

Et dans les jours qui suivent le vol de ces visages funambules au dessus du bout de paysage, s'écoule la trace de ces visages et soleillent des regards.

De ces jours heureux ainsi vécus, il en faut appeler d'autres oui, d'autres encore, peuplés de ces visages funambules sur des fils tendus au dessus de plus grands bouts de paysages...

 

 

Au nom de la modernité et de la liberté, tout deviendrait-il bon et normal ?

 

... À propos, par exemple, des familles recomposées, ou même "re-recomposées" et avec parfois deux papas ou deux mamans... Et de l'évolution de la science génétique avec toutes ces expériences nouvelles et manipulations et recherches...

L'on entend dire par les fervents d'une "nouvelle tolérance consensuelle" vis à vis de toutes ces évolutions de la société, de la famille et de la génétique... "qu'il faudra bien désormais s'y faire, s'adapter, accepter de voir ces évolutions et ces mentalités nouvelles, autrement dit "barboter" dans ce bouillon de culture sociéto familial désormais complètement sans repères et sans règles" autres que toutes celles (ces règles) que l'on s'attribue en fonction de sa situation personnelle, de ses inclinations, préférences et sensibilités, et que l'on érige et porte sur la place publique !

... Voilà bien là, à mon sens, "une autre forme de pensée unique" qui ne vaut guère mieux que "l'ancienne forme de pensée unique" qui imposait des modèles, fixait des règles, des "marges" et rejetait ou mettait hors la loi ce qui était considéré comme "pervers" ou "anormal"!

Au nom de la "modernité", de la liberté des uns et des autres, que n'accepte-t-on pas ! Que ne fait-on pas ! Et le pire c'est que des anarchistes, des poètes, des écrivains, des intellectuels, des artistes ; en plus des politiques et des philosophes et des "grands penseurs" de ce monde... tous s'en mêlent, pour promouvoir cet "état nouveau des choses" !

 

... Et l'on n'arrête pas maintenant, plus que jamais, de faire des lois et des lois en faveur de ceci ou de cela... Des lois qui avant d'être promulguées, sont précédées par toutes sortes de manifestations, de mouvements auxquels on donne une publicité tapageuse afin de promouvoir, de faire accepter tel état de choses "nouveau" au nom de la liberté, de la modernité... Et tout cela participe à un immense mouvement général de phénomènes de mode, s'expose sans mesure sur la place publique avec force références et en tant que "passages obligés"... Et toi si tu es contre ou pas "chaud" pour ceci ou cela, on te considère comme un réactionnaire, un "pas de son temps", un hurluberlu, un "à côté de ses pompes" etc...

En tant qu'anarchiste, poète, écrivain et penseur, je dis que toutes ces modes et "état des choses" que l'on veut nous faire accepter, ne nous rendent ni plus libres ni plus heureux!

Et je m'insurge contre toute forme de "pensée unique", de modes imposées, de modèles censés remplacer les anciens modèles, et contre toutes ces lois à la con que l'on promulgue au gré de tous ces mouvements sociétaux...

Et même les églises autant catholiques que protestantes que de toutes sortes de courants, s'en mêlent et souscrivent et s'adaptent à toutes ces évolutions dont on parle à longueur de journées et de nuits dans les forums du Net, sur les blogs, sur Facebook, sur les réseaux sociaux... Et chacun y va de son idée, de ses émotions, de ses colères, de ses épidermismes ! Tout cela repris en choeur par les intellectuels, les marginaux de tout poil, les écrivains, les poètes, les artistes, les politiques de l'extrême droite à l'extrême gauche, puis par les philosophes, les journalistes et les médias !...

Et comme c'est curieux, surréaliste même : toutes ces sensibilités si diverses qui ne cessent de s'exprimer à tout va, reprises en choeur par les intellectuels, les artistes, les écrivains et les médias et les politiques... finissent par se rejoindre dans un même et écoeurant consensus généralisé à toute la planète !

Qu'on foute la paix aux gens, qu'on les laisse vivre comme ils veulent sans faire quelque référence ou publicité que ce soit de leurs choix ou du genre de vie qu'ils mènent... Pour autant que s'établisse entre eux une vraie, sincère, profonde, et même singulière relation et que cela ne fasse de mal à personne !

 

Lunettes de soleil

 

Une femme portant des lunettes de soleil (les lunettes de soleil sont toujours opaques) alors qu'elle n'en a pas vraiment besoin (par exemple lorsque vient une petite pluie d'été en ville ou que le soleil dans la rue n'est pas éclatant) ... C'est comme une panne d'électricité pour cause de cache sur la prise puisque le "courant" du regard ne passe plus...

Je ne suis pas une femme mais je ne mets jamais de lunettes de soleil lorsque tout autour de moi en tous lieux se trouvent des gens dont le regard peut me toucher voire m'étreindre...

Le regard, c'est une sorte de parole... ou d'écriture.

Il n'y a que sur une plage en plein soleil (alors éclatant et aveuglant) que je protège mes yeux par des lunettes de soleil pour lire un livre...

Je ne porte pas non plus sur ma tête de bonnet, de casquette, de béret, de chapeau, de turban ou de capuche ni de quelque couvre tête que ce soit... Car tout cela, et avec des lunettes de soleil en plus, "te fait comme un avatar"... Et les avatars, on en voit assez sur le Net, dans les forums, sur Facebook...

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