21 déc 2012 au 1 fev 2013

Mes écrits du 21 déc 2012 au 1 fev 2013

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... EXTRAITS :

2013 sera l'année où Téterre perdit la tête

 

     En 2012 et cela même depuis quelques années auparavant, en gros depuis 2008, Téterre marchait sur la tête...

En 2013, Téterre ne marche même plus sur la tête puisqu'elle a tout bonnement perdu la tête ! Le "signe" le plus évident de cette déambulation aussi grotesque, aussi surréaliste et aussi absurde, de canard sans tête trottant sur ses pattes à travers le jardin et  au cou ensanglanté se tordant comme un ver... le "signe" le plus évident, donc, c'est celui-ci :

L'obtention possible en 24 heures (le temps d'une rotation de Téterre sur elle même) d'un passeport russe à un milliardaire venu de France.

À ma connaisssance il est donc -apparemment- beaucoup plus difficile à un milliardaire venu de France, d'obtenir en si peu de temps, un passeport Belge...

J'y vois là, la preuve formelle qu'en Russie, la Russie de Poutine, plus qu'ailleurs encore dans le monde (Et Dieu sait si ailleurs qu'en Russie c'est déjà le cas) c'est le pognon qui fait la loi, même et surtout quand ce pognon pue la corruption, pue la mort, pue la guerre, pue la maffia, pue le foutre, pue la drogue, pue la prostitution, pue le crime, pue toutes sortes de traffics d'armes et autres...

Depardieu et Poutine en photo à la Une des journaux et des télés du monde entier, tous ces milliardaires qui pleurent et font pleurer ceux qui compatissent à leur sort, alors que tant de millions de gens crèvent ou survivent dans la misère... C'est d'une indécence et d'une obscénité qui n'ont d'égales que l'indécence et l'obscénité qui régnaient aux temps de la fin de l'Empire Romain, des invasions des barbares se coulant dans un ordre Romain devenu désordre, outrance, corruption, jeux de cirque sanglants, pillages, usurpations de pouvoir...

 

... Cela dit, lorsque Roosevelt président des Etats Unis d'Amérique, mit en oeuvre la politique du "New Deal" de 1933 à 1938 durant la grande dépression, et qu'il taxa les riches (les vraiment riches) à 90 %... Combien de milliardaires Américains se sont-ils "exilés fiscalement ? La Russie des Soviets de l'époque n'en avait pas fait autant avec ses privilégiés du régime !

 

... En attendant, la déambulation absurde du canard dans le jardin dévasté par la tempête, continue ; et, juchés sur des tonneaux, se pavanent coqs et dindons goinfrés de grain se moquant des poulets rachitiques...

C'est une révolution mondiale de tous les peuples ensemble qui remettra la tête sur le cou du canard, avant  que le canard ne se soit vidé de tout son sang !

Cette révolution mondiale ne se fera pas, comme les révolutions précédentes dont les dernières, celles de 2011 dans le monde Arabe ; dont les avant dernières celles de la Révolution Française en 1789 et de la Russie en 1917, dont toutes les révolutions qui se sont faites par le passé... Avec des barricades, des rassemblements et émeutes de foules, des combats de rue, des guerres civiles, des prises d'assaut de sièges gouvernementaux...

Cette révolution se fera par des gens qui, en tel ou tel lieu, pays ou région du monde, auront décidé de prendre eux-mêmes leur destin en main en établissant une économie informelle de développement durable  en marge des marchés dominants...

Cette révolution se fera par des initiatives et par des innovations faites de ci de là, partout dans le monde dans des associations de personnes qui peu à peu, arriveront à se coordonner, à mettre à mal les systèmes dominants, à prendre réellement le pouvoir...

Cette révolution a déjà commencé, là où précisément la corruption et la déliquescence du pouvoir en place engendre le plus de misère, le plus de différence entre les riches et les pauvres...

 

... Quelles que soient les méthodes ou moyens de coercition employés, les pressions subies, les censures, les poursuites judiciaires, les investigations de police et même jusqu'aux crimes commis contre des gens ou des peuples ; les  voix, les paroles, les écrits de tous ceux et celles qui résistent, s'élèveront et se diffuseront...

 

"Ne doutons jamais qu'un petit groupe d'individus conscients et engagés puissent changer le monde. C'est même de cette façon que cela s'est toujours produit."

                                                                            [Margaret Mead]

                                                                                           

Ces voix, ces paroles et ces écrits  traverseront les déserts d'indifférence, seront entendus , lus et écoutés ; et un jour la vie que nous vivons changera parce que des gens de toutes sensibilités, des riches comme des pauvres, des croyants en Dieu comme des non croyants, des rêveurs comme des réalistes, secoueront ce monde comme un prunier, de toutes leurs forces, et d'une manière ou d'une autre à travers les cultures, les langues parlées et écrites, à travers l'Art, par le travail, par la création, par la relation, ouvriront des passages comme jadis les aventuriers courageux au péril de leur vie, passaient le Cap Horn, les barrières de glace, les cols des très hautes montagnes et suivaient des pistes incertaines  dans les déserts...

Dans ce monde qui "marche sur la tête" et mériterait cent fois, mille fois, d'être pulvérisé dans un cataclysme stellaire, ou pétrifié comme le fut Loth de la Bible, il en vient et il s'en rencontre   de plus en plus nombreux, de ces gens qui secouent la Terre comme un prunier !

C'est pourquoi la fin de la Terre n'aura pas lieu, que Loth ne sera pas pétrifié, et que les anges qui trompettent les mêmes musiques soporifiques ou assourdisssantes ou corrosives dans les cieux, seront balayés ou dégommés...

 

 

Les larmes blanches neigent sur les épaules des dames en grand deuil

 

C'est un vieux zob

Un vieux zob tout vilain peau de crapaud et taches de rousseur sur le bout rose

Il chôme pas de la cervelle ce vieux zob

Pour autant que l'on lui imagine une cervelle

Il se régale dur noueux et juteux

Hocquette et gougoutte avant de propulser sa lave

Lorsqu'un court métrage de jolies gambettes croisées chic et nues

Lui passe par la cervelle

Il bande il bande longuement il lumine il lumine

Agité de soubresauts

Le vieux zob

Au bout d'un long et tortueux corps sec et veineux

Ne se décidant pas à prendre le chemin de la maison des vieux

Et sa cervelle de philosophe en gros chancre débordant

Extrait des racines carrées de vérités

Crache sa purée intellectuelle

Il tranche dans le jeune

Le vieux zob

Il saucissonne biberonne virevolte rastaquouère libidine et caracole

Dans son enfance il était petit bout de kiki dans un nid de souris

Se tortillant se faufilant s'endormissant se roulant en boule

Et concassant ses rêves impudiques

Des rêves enflés et durcis puis affaissés

Après avoir éclaté tendres et fous à la vue de jolis visages

De jolies gambettes de jolies robes de jolies écharpes

De jolis regards vrillants et pénétrants

Il y avait même ces impossibles visages

Traversant les rêves fous

Visages inaccessibles mais carpettes de régal

où il se vautrait jeune zob d'enfant

Dans les plis soyeux telle une punaise

Une punaise toute allumée

Mais il faut une fin à tout

Et le vieux zob

En un ultime soubressaut

S'éteignit un jour

Dans les draps d'un lit d'hôpital

Sans visage lui suçant les taches de rousseur

Au paradis cependant

Il neigeait des larmes blanches

Sur les épaules des dames chic en grand deuil

 

Paysages

 

        Il n'y a peut-être jamais eu autant que de nos jours, reliés par des fils et en réseaux  réels ou virtuels, autant de paysages relationnels...

Mais tous ces paysages sont pour la plupart d'entre eux, arides, inconsistants ou fugitifs  : ce sont des paysages linéaires et aplanis,  traversés de vent, de formes ou d'ombres mouvantes et changeantes ;  et le vent lapide, brûle ou glace ou caresse -c'est selon- dans une même giration tourbillonnante de nuées de poussière...

Des mirages d'eau, de ciel, de visages, d'horizon et d'ailleurs, surgissent et dansent ; des caravanes s'échelonnent, proches ou lointaines, qui ne s'arrêtent pas et disparaissent sans laisser de traces...

 

La vie l'amour la mort

 

La vie l'amour la mort le pour et le contre

L'ennemour les crevettes qui puent le sexe sale le poulet à une patte et au bec de dinde

Pète devant le frigo ouvert la plante des pieds qui bat coeur de pieuvre sur le carrelage

Un trou devant pour avaler un trou derrière pour déféquer

L'amour par le trou de bale la révolution bricolage le cendrier de la bagnole vidé au feu rouge

La nostalgie qui te vrille la cervelle et te fait pleurer Madeleine éplorée après un paradis perdu

Reste de gâteau glacé affaissé et fondu coulant de l'assiette sur la nappe

Mais tous ces souvenirs heureux qui chantent comme des bûches dans l'âtre et éclairent et chauffent

Ptit dèj au pieu plateau en équilibre instable posé sur le haut des cuisses sous le drap

Ou ptit dèj en pyjam pas débarbouillé ni lavé les dents musardé des heures devant le bol de café au lait refroidi

Télé années bonheur castle koh lanta feud'lamour cold case assiette salade composée sur les genoux

Télé tu-es-laid d'ailleurs

Mais ces souvenirs mal'reux évoqués avec un regard d'aujourd'hui qui se moque d'eux et font plier de rire

Et la nostalgie de ce demain qui ne sera pas celui qu'on croit et qu'on ne verra pas...

 

 

 

 

Les silences

 

     Ah, ces silences imbéciles, indifférents ou condescendants ! ...

... Mais il y a aussi ces silences qui en disent bien plus long que les paroles que l'on aimerait tant entendre, et ces silences-là, qui sont des réponses, il faut les voir, les sentir, et presque les toucher...

 

 

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