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LES VOLEURS D'ANGES, de MARY-J-DAN, écrivain et auteur d'Alexandrie Online

            Shana et Lou-Anne ainsi que d’autres personnages féminins de ce roman, tels qu’ils nous sont si agréablement présentés par Mary-j-Dan, écrivain et auteur, correspondent bien à une certaine définition de la féminité qui me ravit, et dont je suis fou…

-Page 12 : « Shana apprit très vite comment user de ses charmes et faire succomber son papa en le prenant dans les mailles de ses filets faits d’une féminité gracieuse et enchanteresse. »

-Page 16 : « C’était flagrant, tout, jusqu’à sa silhouette gracile et sa façon de rejeter cette mèche capricieuse du bout de ses doigts… » (lorsque Romain aperçut Lou-Anne assise, « un châle négligemment posé sur ses jambes croisées »)

-Page 76 : « Surpris, Romain observa Prudence. Très jolie jeune femme métisse, gracile et gracieuse. Ses yeux bruns dévoilaient une douceur subtile… »

            Assurément, entre ces jeunes femmes si ravissantes, au si joli visage révélateur d’une belle âme et d’une intelligence du cœur et de l’esprit, d’une part ; et l’auteur elle-même d’autre part ; il doit y avoir un lien, une ressemblance, une correspondance. Et j’en suis fort ému. Je me sens, dans l’atmosphère dégagée par ces personnages féminins, si je m’écoute un peu trop en tant qu’homme de ce monde, comme un ver qui se tortille de régal dans la pulpe d’un fruit délicat et savoureux à l’extrême…

Au-delà cependant, de cet appel aussi fort et aussi impérieux, aussi violent même, j’arrive avec un ravissement et une émotion plus souverains encore, à ne plus tout à fait être comme le ver qui se tortille de régal, mais comme le nageur évoluant dans la caresse d’une onde douce et électrique, n’osant étreindre cette silhouette d’eau au visage délicatement aquarellé par un artiste de génie…

Merci donc, chère Mary-j-Dan, pour l’évocation que tu fais, de ces personnages féminins… Et merci pour ce que je ressens de toi, en lisant ce que tu écris…

Il ne me vient à l’esprit qu’un seul auteur qui, comme toi, évoque de cette manière là, des personnages féminins, c’est Mary Higgins Clark, célèbre auteur de romans policiers.

Ah, ces jeunes femmes ! Elles sont toutes « très chic/très classe », intelligentes, ravissantes, élégantes… Et d’une certaine simplicité cependant ! Et fort sympathiques, attachantes de surcroît !

            Dans « Embarquement indirect », j’avais trouvé l’idylle entre Prudence et Stéphane, un peu « fleur bleue », voire « eau de rose » même, dans l’écriture de son développement… Après réflexion, et à la lecture de ces « Voleurs d’anges », et connaissant un peu mieux Mary-j-Dan à travers ses écrits sur son blogue ; je n’ai plus la même impression…

Ces passages que je trouvais un peu « fleur bleue », révèlent en fait un côté émouvant, profondément attachant, digne d’intérêt, à ne pas prendre à la légère… De cette femme sans aucun doute à nulle autre pareille qui, par sa délicatesse, son esprit et son cœur profond, exprime ainsi ce qui lui tient le plus à cœur…

            Nous lisons sur la 4ème de couverture : « Lucifer ou autres démons, existent-ils ?... Peut-on imaginer un monde sans nos anges ? Serait-ce là le prélude au déclin de l’espèce humaine ?... »

Bien que n’ayant ni la formation scientifique d’un Hubert Reeves… ou d’un Bruno Leclerc du Sablon (Jardinier sur Alexandrie)… Il n’en demeure pas moins que, bien que poète et rêveur, et de surcroît interpellé par tout ce qui a trait aux phénomènes inexpliqués ; je me sens assez proche de la pensée ou de la réflexion d’un scientifique…

Et en ce sens, je n’ai jamais adhéré de ma vie entière, depuis mon enfance même, au monde des anges, des démons et autres personnages surnaturels…

Je ne puis donc me rallier à l’idée selon laquelle des êtres surnaturels, tour à tour visibles et invisibles, dotés de pouvoirs « spéciaux », puissent intervenir dans notre vie, dans nos choix, dans nos décisions…Que ce soit afin de nous conseiller ou de nous protéger.

J’imagine donc pour ma part, un monde sans anges et sans démons mais aussi sans « à priori » quant au sens de l’évolution de l’espèce humaine (déclin ou progression).

            Mary-j-Dan est sans doute le (ou l’un) des rares auteurs (dans cet univers de fiction où apparaissent des anges) dont j’ai pu lire entièrement un livre…

Il y a quelques années, j’avais tenté de me lancer dans l’œuvre de Tolkien « Le seigneur des Anneaux », mais j’ai déclaré forfait au bout des cinquante premières pages !

 Quant à Harry Potter en six volumes de 500 pages chacun… N’en parlons pas !

            A la lecture de ce livre « Les voleurs d’anges », je me suis souvenu de « Embarquement indirect » et j’ai pensé que nous étions là dans « la même veine »… En fait, pas tout fait ! Puisque dans « Les voleurs d’anges », j’y ai entrevu la possibilité d’une réflexion plus approfondie…

Ces « voleurs d’anges » sont des sortes de mercenaires engagés par Lucifer et ayant pour mission de voler les anges protecteurs des gens… Mais sans la volonté (ou la liberté) des personnes mêmes que leurs anges protègent, les mercenaires n’ont pas de pouvoir réel… C’est pourquoi ils doivent « employer les grands moyens » c'est-à-dire appréhender et emprisonner les gens accompagnés de leurs anges…

De sensibilité plutôt « philosophique » et « scientifique », je discerne à travers ces « voleurs d’anges », un principe qui me semble fondamental et universel : celui de la volonté, de la liberté dans l’action, dans le choix… L’être vivant et donc l’être humain en particulier, est libre. Et parce qu’il est libre, il peut tout concevoir, entreprendre, autant qu’il en a ou en acquiert la possibilité.

En conséquence, tout ce qui pourrait s’opposer à ce principe fondamental ou tendrait à l’invalider (le principe de liberté de choix), n’a d’autre possibilité que celle de « forcer » (c'est-à-dire de priver de liberté).

Dès lors, la différence entre le « Bien » et le « Mal » me semble évidente : le « Bien » n’est autre que la liberté de faire le « Bien » et le « Mal » dans le sens du monde… Et le « Mal » n’est autre que l’empêchement organisé de liberté, liberté de faire le « Bien » ou le « Mal » dans le sens du monde.

Il ressort de ce principe universel qu’il faut de l’opposition en toute chose existante… Puisque c’est par l’opposition que les forces en présence peuvent se développer et avoir entre elles une relation qui évolue dans un sens ou dans un autre…

            En général (c’est du moins ce que je pense)… La plupart des critiques ou commentaires de livres dont j’ai eu connaissance et que j’ai pu lire dans ma vie ; que ces critiques ou commentaires soient ceux de journalistes littéraires, de jurys, comités de lecture ou de lecteurs… Me semblent plutôt « d’un sens commun » (ou habituel), dans la mesure où ils ont tous ou presque les mêmes caractéristiques se différenciant en gros, de deux manières :

-Soit l’on émet une appréciation favorable ou relativement favorable parce que l’auteur est plus ou moins lu et connu ; soulignant toutefois quelques points particuliers…

-Soit l’on émet une critique objective, argumentée quant à la forme, à la structure, au sens, au style, à l’écriture… Et cela quel que soit la personnalité, la notoriété ou la nouveauté de l’auteur.

Pour ma part, je ne suis pas cette voie habituelle (qui me semble tout de même assez logique et que je reconnais d’ailleurs)…

Je ne suis donc pas, dans le sens habituel, selon les repères communément définis et approuvés, un « commentateur fiable »…

Dans un livre il y a toujours à mon sens, un élément dominant qui nous sensibilise en particulier, et cela beaucoup plus que tous les autres éléments. Et plus cet élément est dominant ou ressenti comme tel, alors moins ce qui a trait au sens, à la structure, à la forme, à l’écriture, à certains points essentiels ou de détail, me devient évident ou visible… Nous entrons bien là, tout à fait directement, dans le domaine du ressenti, de l’émotion et de cet imaginaire vécu en soi…

En ce qui me concerne, cet élément dominant dans un livre, auquel je suis si sensible, quand bien même il ne représenterait qu’une toute petite partie du livre, va forcément orienter mon appréciation et je vais dire de ce livre « C’est un bon livre »… Sauf, si de toute évidence, l’écriture en est médiocre ou difficilement lisible…

            En conclusion, je dis du livre de Mary-j-Dan, « Les voleurs d’anges », que « C’est un bon livre »… Pour deux raisons :

-J’ai ressenti à l’évocation des personnages féminins de ce livre, quelque chose qui me révèle le côté émouvant de la féminité de l’auteur, et qui rejoint de fort près la conception  que j’ai moi-même, depuis mon enfance, de la féminité…

-L’écriture est, du début jusqu’à la fin, non seulement « honorable », mais fort belle, agréable et sans aucune « fatigue »…

J’ai bien relevé (parce que cela « sautait aux yeux ») trois ou quatre fautes d’orthographe… (Mais j’ai envie de dire : ce sont des fautes d’impression)…

J’ai, je l’avoue, eu « un peu de mal » à suivre le déroulement des faits, dans les 50 dernières pages… Sans doute parce que je suis peu familiarisé et peu enclin aux « choses surnaturelles »… je crois.

 

Les corps perdus, de François Gantheret...

 

J'avais lu ce livre en 3 jours vers fin janvier 2009...

Je me suis rendu compte en y repensant trois semaines plus tard, que j'aurais sans doute du en faire une seconde lecture...

J'ai aimé l'écriture : fluide, légère, précise, sobre, rythmée comme une musique, mais avec dans le ton, je crois, une certaine gravité (et à cela je suis en général assez sensible et ému)...

L'histoire par elle même, dans l'ensemble, n'est pas particulièrement originale dans la mesure où cette histoire ainsi racontée par l'auteur, nous renvoie à des évènements d'actualité faisant l'objet de reportages de journalistes... Mais sans doute le passage de la corde oubliée dans le puits, et ensuite la sortie du puits, les premiers moments de liberté d'Andrès dans l'incertitude et les dangers immédiats... C'est cela qui m'a surtout impressionné et vraiment intéressé.

Le mensonge et la trahison, dans la beauté de ces paysages du Maghreb, m'ont semblé prendre une dimension naturelle, familière, et comme "coulant de source" : en ce sens le comportement de Tamia qui au départ pensait à son amant prisonnier comme Andrès au fond d'un puits, et ensuite part avec Andrès, ne m'a pas choqué...

Il y a, à mon sens, une dimension naturelle dans ce roman, une dimension naturelle que j'ai retrouvée d'ailleurs à travers l'écriture de l'auteur, et aussi à travers ces descriptions sobres mais précises de paysages Africains...

Je n'ai pas trouvé que le roman était un roman "noir" : au contraire c'est la vie et l'espérance qui dominent, avec cette volonté toute humaine et toute naturelle, sans grands et inutiles raisonnements, d'user et de prendre parti de ce qui se présente... Et quoi qui puisse arriver, quoi qu'il arrive effectivement, il y a toujours comme une corde pour se raccrocher, un bidon avec de l'eau dedans, une plage, un port, une ville, des gens, quelque part... Un rêve, un souvenir, une attente... Et jamais ce néant, ce vide, ce noir absolu et définitif qui ne peut exister en réalité que parce que l'on l'imagine : on ne sait pas la mort, on l'imagine.

La mort que l'on voit c'est celle des autres quand ils sont immobiles et ne respirent plus...

 

Le titre "Les corps perdus" m'a un peu gêné, je l'avoue... Et cela même avant que je n'aie commencé la lecture...

Je ne conçois pas que des corps humains soient "perdus", perdus comme des âmes "damnées" ou "anonymes"...

Pour moi, il n'y a jamais de "damnation" ni d'oubli ni d'inexistence ni d'anonymat...

Un corps humain, de femme ou d'homme ou d'enfant ou de vieillard... Nu, habillé, souffrant ou en bonne santé, tel qu'il est, de la naissance à la mort, c'est à dire vivant, avec son odeur, sa respiration, et tout ce qu'il contient (organes, tissus, chair, muscles) a, dans mon esprit, une existence qui ne peut être ni reniée, ni niée... Même disparu, retourné à la poussière, il ne peut plus jamais, après avoir été, "ne pas avoir été"... Et il a effectivement été, une seule et unique fois, dans toute l'éternité...

Un corps humain, et de même un corps de bête, ça n'a rien à voir avec le jugement ou la morale, avec le bien et le mal, l'inutilité ou l'utilité, avec ce qui serait "absurde" ou "justifié", pas plus d'ailleurs qu'avec toute espèce de “raisonnement ou de pensée philosophique”...

Il n'y a que cette réalité profonde, naturelle et imputrescible, authentique, immuable, de l'Etre, qui demeure dans le temps et dans l'espace... Une réalité qui a pris forme, écriture, trace, sculpture, musique, respiration, mouvement, relation, visage, message, dans le temps et dans l'espace... Et qui, quoiqu'il advienne, ne peut “qu'avoir été”, ne peut être niée...

Vers la lumière, de Mary-j-Dan

 

A première lecture, il y a là, dirais-je... "Une dimension d'écrivain".

C'est "d'une trempe" assez nettement différente (et qui m'émeut davantage) que "Embarquement Direct" par exemple...

Oui, il y a bien là une dimension de pensée et de réflexion, une force, une intimité qui n'est à aucun moment, ostentatoire...

 

... Je cite ici une phrase :

 

" Quelqu'un a-t-il eu l'idée, après avoir constaté l'infidélité de son ange gardien, de téléphoner à Zorro? Est-il venu sur son fier destrier noir? Si oui, je voudrais bien son numéro de téléphone!"

 

Chère Mary, l'ange gardien que tu évoques (ce qui vit en nous de plus intime et de plus profond, et de meilleur), n'est jamais, je crois, vraiment infidèle : c'est nous mêmes qui lui faisons quelques infidélités!

Zorro, pourait être un imposteur (puisque son numéro commence par un préfixe numérique n'existant dans aucun logiciel ou répertoire)... Ou parce que son numéro, qui existerait, sonne toujours "occupé"...

Mais ce n'est pas exactement ni précisément cela : Zorro n'est pas tout à fait un imposteur... Il n'a pas d'épée flamboyante et ne caracole pas sur un fier destrier noir! Il est un être tout à fait ordinaire qui devient à un certain moment particulier de notre vie... Un être exceptionnel, un être joignable et attentionné...

 

 

 

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