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L'ETERNEL DEBAT "DROITE/GAUCHE"

            Sans entrer dans une polémique « Droite/Gauche »… C’est fou ce que depuis des temps immémoriaux, une telle opposition génère de débats d’idées, de combats souvent féroces, d’opinions diversement tranchées et argumentées, mais toujours irréconciliables tant les sensibilités sont exacerbées, et dépendantes d’une expérience personnelle.

Je me pose tout de même la question suivante :

De quel côté selon ce que l’on pourrait définir comme un « esprit de vérité » (si tant est qu’il existe un esprit de vérité) se trouvent la générosité, la bonté, l’humilité, les valeurs d’humanisme ; la non dépendance (vécue en soi et prouvée par ses actes et par ses choix) à l’argent, aux apparences et à tout ce qu’un pouvoir dont on peut disposer, exerce sur les autres ?

Tout cela, est-ce de droite ou de gauche ?

Le seul fait d’être dépendant (et semble-t-il, heureux de l’être) du pouvoir que l’on peut avoir sur la destinée des êtres, tant par son intelligence et sa force que par les moyens matériels dont on dispose… M’incline à penser que cette dépendance au pouvoir, si « confortable », serait plutôt de droite…

Mais au sens « noble » du pouvoir, même la générosité, la bonté, l’humilité, les valeurs humanistes portées en soi… Parce qu’elles constituent un pouvoir, seraient « de droite »… Dans la mesure où l’on chercherait à les imposer sinon de force mais le plus souvent (et je dirais « le plus insidieusement ») par un système de pensée « séducteur » et fédérateur de sensibilités diverses.

La générosité, la bonté, l’humilité, les valeurs humanistes… Ne devraient elles pas être dissociées de ce pouvoir qui devient le leur, du fait de l’idée généreuse et forcément vraie que l’on se fait de ce pouvoir ?

Etre essentiellement et uniquement des réalités, du vécu, des faits, des actes ?

Voici donc la réponse que je suggère : du côté de la réalité nue des êtres qui pratiquent la générosité, une réalité vierge de toute idéologie.

            Il faut reconnaître qu’au-delà de cet éternel débat « Droite/Gauche », il est une autre réalité dont la conscience de l’existence devrait nous éclairer de manière à ne pas nous « fourvoyer » lorsque nous exportons notre pensée vers des personnes de notre environnement relationnel, que cet environnement soit proche ou plus général…

Cette réalité selon une expression populaire, imagée et couramment utilisée, c’est celle des « atomes crochus ». 

Il est parfaitement clair qu’en présence de personnes d’une sensibilité (culturelle ou émotionnelle, d’idées ou de mode de vie) très opposée à la nôtre, il est bien difficile de manifester par exemple, de l’affection ou de souhaiter rencontrer ces personnes, ou encore de correspondre avec elles.

L’on ne peut alors tout au mieux que reconnaître leur existence et concevoir qu’elles puissent s’exprimer ; sans envisager de les convaincre à tout prix du bien fondé des inclinations de notre pensée intime ou de notre sensibilité.

D’ailleurs, quoi que nous réalisions, quelque plus favorable soit à notre égard l’opinion d’autres personnes, nous « n’aurons jamais la côte » auprès de gens qui ne nous estiment pas… Et que selon leurs dires nous « bassinons » souverainement.

Alors pourquoi, avec ces gens là, se lancer dans d’épuisantes polémiques, « ferrailler » de la plume ou de la parole… Jusqu’à ce moment inévitable d’affrontement, de violence, de brutalité, de vulgarité ? D’autant plus que, dérivant ainsi jusqu’à l’intolérance manifeste, l’on se discrédite aux yeux des gens qui, habituellement, nous apprécient…Ou hésitent encore à nous reconnaître.

            L’écrivain, le poète et l’artiste, eux, peuvent dans une œuvre, traduire leur ressenti, leurs émotions, le regard qu’ils portent sur le monde, et même leur pensée profonde… Sans pour autant s’exposer directement ni se découvrir totalement ; créant ainsi dans leurs œuvres, des personnages représentatifs, en imaginant des situations, des évènements ou en transposant ces situations ou ces évènements par eux-mêmes vécus.

Mais les gens ordinaires que nous sommes (par ce qu’il y a d’ordinaire en nous)… Même si certains de ces gens ordinaires que nous sommes, sont aussi des poètes, des écrivains ou des artistes, ne pouvons passer notre vie à sans cesse « ferrailler » ; ou à vouloir à tout prix avoir raison, « avoir la côte ».

Cette contingence aux « atomes crochus » (ou « non crochus »), qui est de notre condition humaine ; c’est comme une force gravitationnelle dont on ne peut se libérer.

Ne plus dépendre de cette force, serait la preuve que l’esprit humain évoluerait… Parce qu’il franchirait une limite jusqu’à lors jamais atteinte.

            En des situations très graves et très sensibles cependant (guerre, révolution, émeute, émergence d’un pouvoir totalitaire, arbitraire) lorsque sont menacées des valeurs essentielles telles que la liberté et la vie, et par là même l’existence de gens que l’on défend ; il est alors nécessaire de recourir à la violence…

Nous sommes encore bien loin d’atteindre cette limite au-delà de laquelle l’esprit humain peut évoluer… D’un « palier historique » dans le temps d’une génération.

 

ILS N'ONT RIEN COMPRIS

            Et alors ? Faut-il les en blâmer, les présenter dans les biographies d’écrivains et d’auteurs disparus, comme des êtres, des mères, des pères, des membres de la famille, des chroniqueurs de l’époque, ou des éditeurs… Qui ont méconnu, ignoré, sous estimé, méprisé ces rêves, ces écrits, ces œuvres de toute une vie, d’écrivains ou d’auteurs devenus aujourd’hui étudiés et lus ?

Faut-il par exemple brosser un portrait peu flatteur de la mère d’Arthur Rimbaud, qui fit ramener son fils par les gendarmes après une fugue ?

Faut-il maudire la belle mère de George Sand, qui voyait en sa bru une femme si peu disposée à élever des enfants, tenir une maison, un rang social, et toujours dans ses écritures, ses rêves et ses histoires ?

Faut-il reprocher à Madame Sintès, grand-mère d’Albert Camus, d’avoir voulu faire de son petit-fils un tonnelier comme l’était son père à Belcourt, un quartier populaire d’Alger? D’avoir hésité lorsque Monsieur Germain, l’instituteur du jeune Albert, proposa de présenter ce dernier au concours des Bourses ?

C’est fou ce que l’on s’attache à donner le « mauvais rôle » à ces êtres qui, selon les biographes et les chroniqueurs d’aujourd’hui, n’ont « rien compris » au talent, à la portée d’une œuvre de l’écrivain de jadis…

En somme ces êtres là seraient pour la postérité, voués à une sorte d’enfer, pour n’avoir pas en leur temps, su reconnaître le talent de l’écrivain ou de l’auteur aujourd’hui étudié et commenté…

Il a toujours été habituel, de fustiger, de maudire, de condamner, d’exclure, et cela en vertu d’une morale, d’une mode, de mœurs et d’usages ayant cours, ou d’une nouvelle culture…

Je ne pense pas que l’esprit humain puisse vraiment évoluer tant que l’on n’envisage pas de se libérer de la pesanteur exercée par le regard que l’on a sur le passé, un regard qui ne s’est fait que par ce que l’on nous a mis sous les yeux (même si ce que l’on nous a dévoilé était vrai)…

Peut-on en vouloir à une vache qui, dans son pré, voyant passer un train, ne fait pas la différence entre un TGV et un TER ?

Peut-on en vouloir à une mère, de ne pas avoir encouragé son fils ou sa fille dans une voie qui lui était étrangère et qu’elle n’envisageait donc pas pour son fils ou sa fille ?

Peut-on en vouloir à tous ceux et celles qui, en leur temps, n’ont « rien compris » ? Cela a-t-il vraiment de l’importance, d’insister, de revenir sans cesse sur toutes sortes d’anecdotes, de faits, d’évènements, de propos rapportés ; bien plus pour maudire ou condamner les contemporains de l’auteur de jadis, que pour parler de l’auteur dans son environnement relationnel ?

Ils n’ont rien compris ? Foutez leur la paix déjà, pour commencer… C'est-à-dire : ne leur tapez pas dessus comme il arrive parfois que l’on frappe d’un coup de torchon un chien qui n’a pas fait pipi au bon endroit…

 

LE TRIBUNAL DE L' HISTOIRE

            Le seul enfer ou paradis auquel je crois, pourrait être le « Tribunal de l’Histoire ».

Ainsi certains personnages célèbres, selon les œuvres dont ils sont les auteurs, selon ce que leurs contemporains ont subi ou bénéficié de ces œuvres ; sont en enfer ou en paradis…

Le « Tribunal de l’Histoire » est en quelque sorte la mémoire d’un peuple ou d’une civilisation. Mémoire de ce qui a été réalisé, dit, écrit, puis transmis de génération en génération par des témoins, des biographes, des historiens ou des observateurs du monde et de la société, en un temps étudié de l’Histoire humaine… Entrent cependant dans cette mémoire, les jugements, les avis, les idées, le regard ou la vision des contemporains d’une part ; puis des gens de notre génération présente d’autre part, selon ce qui est présenté…

Volontairement je ne cite ni « saint », ni « démon », ni héros ni lâche ; ni aucun personnage de l’Histoire, de la littérature, d’un quelconque contexte politique, économique ou social ; aucun scientifique, « sauveur », grand découvreur, bienfaiteur, tyran, criminel, philosophe, homme de religion, de révolution ou de guerre…

En tant qu’écrivain et poète, je ne puis ni directement, ni avec engagement, participer au « réquisitoire » des uns, ni à l’habilitation des autres… Pas plus que je ne puis, de l’autre côté du réquisitoire me constituer « avocat de la défense »… Ou de l’autre côté de l’habilitation, prendre le parti des détracteurs ou opposants.

Le « Tribunal de l’Histoire n’est rien d’autre que cette mémoire collective d’un peuple ou d’une civilisation, une mémoire qui déjà, porte en elle-même son réquisitoire ou son habilitation.

Mais c’est bien à mon sens, cet enfer ou ce paradis dont le « juge suprême » est la mémoire de l’humanité toute entière.

Ma femme me faisait observer au sujet de ma réflexion sur le « Tribunal de l’Histoire » qu’en définitive, puisque toute chose, toute vie, toute civilisation est appelée à disparaître ; et qu’en comparaison des centaines de millions d’années de la Terre, de l’immensité de l’univers ; l’être humain n’est rien… Alors l’enfer, le paradis, le « Tribunal de l’Histoire », ne sont que des mots ou des idées vides de sens…

 C’est elle, ma femme, ainsi que nombre de gens pensant comme elle, qui en définitive, a peut-être raison.

En somme ce « Tribunal de l’Histoire » que je compare au paradis ou à l’enfer des croyants d’une religion, ne serait qu’un même verdict déjà déterminé avant tout « procès »…

Allez donc demander à un condamné dans un « couloir de la mort » d’une prison Américaine, ce qu’il ressent vraiment tout au fond de lui, de ce verdict de mort avec lequel il vit dans son étroite cellule durant des années…

 

CE QUI FEDERE, CE QUI RASSEMBLE...

            J’accorde plus de crédit à l’idée de ce qui fédère plutôt qu’à l’idée de ce qui rassemble.

L’on ne rassemble pas autour d’un régime politique, d’un système économique, d’une idéologie ou d’une pensée, des gens d’origines ethniques, de sensibilités, de cultures et de modes de vie très différents les uns des autres.

C’est pourtant ce qu’on tenté de faire des régimes de dictature, des rois, des princes, des généraux d’une armée ; ou même d’autres régimes politiques tels que des démocraties ou des républiques, dans des états aux frontières sans cesse mouvantes au gré des traités, des alliances ou d’arrangements dynastiques, économiques ou stratégiques. Frontières d’ailleurs, souvent mal définies et ne tenant compte ni de la langue parlée par les gens ni de la géographie.

Par contre lorsque des réalités de la vie quotidienne directement vécues par les gens, deviennent très sensibles, alors ce sont bien ces réalités qui s’imposent d’elles mêmes en tant que moteurs d’une révolution ou d’un changement important.

Si, par exemple, tu gagnes 60 euros par mois dans un pays d’Afrique, d’Amérique ou d’Asie et que du jour au lendemain, ce dont tu te nourris (galette de maïs ou bol de riz) te coûte plus que tu ne gagnes en travaillant ; c’est bien cette réalité là, et elle seule, et tout ce qui lui est liée, qui va « fédérer » des gens d’origines ethniques ou culturelles aussi nombreuses que diverses.

Prétendre rassembler est une imposture… Ou une forme d’exercice du pouvoir visant à uniformiser par la force, à « formater » une société, un pays (et pourquoi pas le monde).

Mais fédérer c’est se lever, s’insurger en face d’une réalité inacceptable, en entraînant derrière soi et avec la participation de quelques uns à l’action que l’on mène ; des gens qui, de toute évidence, ne peuvent être « rassemblés », mais sont unis dans la même souffrance, la même privation de liberté, le même besoin d’exister…

Fédérer, je le conçois, n’est pas gouverner, édicter des lois ni former un projet de société. Mais c’est peut-être par là qu’il faut commencer… Avant de prétendre rassembler.

Autour de la réalité d’une souffrance, d’un besoin ou d’une aspiration jamais encore pris en compte, il y a une œuvre commune à réaliser entre gens de pensées, de cultures et de modes de vie différents.

 

COUVERTURE MEDICALE

            Comment meurt un Américain ou un Irakien sans couverture médicale ? S’il ne meurt pas de vieillesse ou, plus jeune, brutalement ?

Sur les champs de bataille Européens du temps de Louis 14 ou de Napoléon, l’on versait de l’alcool par un entonnoir dans l’estomac d’un grand blessé, provoquant ainsi un coma éthylique, avant d’amputer le blessé d’un bras ou d’une jambe…

Un chirurgien de l’armée Française du 1er Empire lors de la bataille d’Essling, recherchait à Vienne chez un quincaillier, une scie « spéciale » pour couper des os aussi importants qu’un fémur ou un tibia…

Et de nos jours, n’y a-t-il pas des « hôpitaux » à ciel ouvert où l’on étend les blessés ou les malades à même le sol, où l’on pratique une « médecine » ou une « chirurgie » semblable à celle des champs de bataille Napoléoniens ?

Plus de cinq milliards d’humains n’ont pas de « couverture médicale ». Comment mourront-ils s’ils ne meurent pas de vieillesse ni brutalement ; c'est-à-dire de maladies ou de cancers, si ce n’est que là où ils gisent, dans la rue, au fond d’une cabane ou dans ce qui ressemble à des hôpitaux mais n’en ont que le nom ?

Les étouffera-t-on de quelque chiffon pour abréger leur souffrance, leur versera-t-on de l’alcool avec un entonnoir afin de les plonger dans un coma éthylique précédant la mort ?

Les humains qui eux, bénéficient d’une « couverture médicale », dans nos hôpitaux équipés en soins palliatifs, meurent sous oxygène, branchés à des poches de sérum nourricier, et maintenus en une vie précaire, dans une conscience atrophiée et nébuleuse, parfois même dans une vie végétative…

Chaque jour « gagné sur la mort » est, dans une certaine mesure, pour les médecins, une sorte de « victoire »… Mais à quel prix !

Puisque la vie est un combat jusqu’au dernier jour de l’existence, je comprends que l’on puisse donner à un être humain, la possibilité par les traitements de la science médicale, de lutter jusqu’au bout, même dans une situation désespérée.

Mais il est une autre réalité :

Une réalité que l’on n’évoque pas, par pudeur, par hypocrisie… Ou parce que si l’on en parlait comme on parle des profits boursiers, ce serait plus scandaleux, plus inacceptable encore, qu’un licenciement de dix mille salariés, aux yeux des gens que nous sommes.

Et cette réalité là, c’est bien celle qu’en terme d’argent, de profit, une journée de plus rapporte aux géants de l’industrie médicale et pharmaceutique.

Lorsqu’une personne qui nous est chère disparaît, le seul fait de sa disparition est pour nous un grand chagrin.

Lors d’une disparition accidentelle, rapide et donc brutale, le chagrin est aussi grand (ou pas moins intense si l’on veut) que lors d’une disparition « lente »…

La mort est la mort, quelle qu’elle soit, et de quelle manière elle survient. Lorsqu’elle est rapide, et donc brutale, il y a en moins… Ces journées qui n’en finissent pas et qui se succèdent au goutte à goutte… Ces journées durant lesquelles la vie qui fut, n’est déjà plus que du souvenir… Alors qu’elle est encore.

 

LE SUICIDE

            Si je devais un jour me suicider, plutôt que de « mourir pour rien », je choisirais de mourir en défendant des gens dont la liberté et l’existence sont menacées et qui se trouveraient dans une situation désespérée…

Et si par miracle je ne mourais point et que de surcroît les gens que je défendrais seraient sauvés ; et si je persistais dans ma résolution de suicide, alors je saisirais l’occasion d’une nouvelle situation pour défendre des gens…

Et si d’aventure en aventure, à chaque fois je ne mourais point et des gens seraient sauvés ; alors peut-être renoncerais-je à ma résolution de suicide dans la mesure où je commencerais à croire qu’en définitive, on ne meurt pas vraiment en défendant les gens.

Il ne resterait assurément, que le « suicide pour rien », c'est-à-dire le suicide parce que l’on fait le choix délibéré de mourir de sa propre main. Et dans ce suicide là, qui est de toute évidence le suicide le plus courant ; la seule forme de suicide qui ne soit pas « pour rien » est celle que l’on décide parce que l’on souffre trop et que l’existence nous est devenue insupportable.

Se suicider par exemple, pour « montrer » aux gens (de sa famille ou de son environnement professionnel) qu’ils « ne nous ont pas compris »… Ou pour « laisser un message » au monde, à sa famille, aux gens qui nous ont maltraité, bafoué, mal aimé… C’est se suicider pour rien. Le « message » en fait, n’est rien d’autre dans sa réalité nue, qu’une éclaboussure de sang sur un vêtement… Après l’éclaboussure, les « ah » et les « oh », les larmes, les questions sans réponse, les regrets… Et le « Grantenterrement général », la vie reprend ses droits, nos droits… Ces droits qui sont comme une « force gravitationnelle » à l’intérieur de notre « bulle »…  

 

LOI ANCIENNE, LOI NOUVELLE

            Pour ceux et celles d’entre vous qui auraient lu la Bible « de fond en comble »… Bien que je pense au fond de moi que la Bible est « probablement » un livre d’homme écrit par des hommes dits et reconnus comme des « prophètes inspirés directement de Dieu »…

L’ancien testament serait en quelque sorte « la loi ancienne », et le nouveau testament serait « la loi nouvelle ».

Dans la certitude qui est la mienne, de l’évolution de l’esprit humain, je dirais que « la loi ancienne » est une forme de pensée ancienne ; et que la « loi nouvelle » est une forme de pensée nouvelle…

Une pensée, qu’elle soit ancienne ou nouvelle ; habituelle et traditionnelle ou révolutionnaire, n’a pas « force de loi » et ne vient pas en vérité d’un homme en particulier ou d’un courant d’idées partagé et susceptible d’être imposé par des hommes… Elle procède d’une « alchimie » de l’évolution des êtres vivants. Et dans cette « alchimie » entrent les éléments d’une connaissance qui viennent peu à peu dans le « creuset ».

 

L'EGALITE DES CHANCES

 

 

 

 

 

             De toutes mes forces avec la plus grande violence, je m’oppose au principe de la sélection par l’argent…

Si tu es riche avec une âme « lambda » et une petite culture, ou pire si tu es riche avec une âme « eau de vaisselle », ou pire encore si tu es riche avec une âme noire ; il est inadmissible que tu puisses réussir tout simplement parce que t’as l’argent pour payer…

D’une âme « lambda » et d’une petite culture, tu produis une élucubration personnelle aussi « lambda » que ton âme.

Avec une âme « eau de vaisselle » et une culture pauvre comme un jour sans pain, ton œuvre est un torchon.

Et avec une âme noire et une culture inexistante, ton œuvre est un tas de fumier…

Ame « lambda », âme « eau de vaisselle » ou âme noire, si tu es riche tu n’as que l’argent pour payer…

            Si tu es pauvre avec une belle âme et une culture honorable voire phénoménale, il est inadmissible que tu ne réussisses point.

Moralité, pour que les pauvres avec de belles âmes puissent « monter sur le podium », il faut virer du podium les riches à l’âme lambda, eau de vaisselle ou noire.

… Mais je « fais une fleur », cependant… Aux riches qui ont une belle âme et une culture honorable voire phénoménale : ceux là, j’oublie leur argent et je leur accorde l’égalité des chances…

 

EGALITE DES CHANCES, SUITE...

A mon sens, le gosse que l’on a sorti de l’école pour qu’il aille « bosser », il a peut-être contre les apparences, une belle âme... Si ses notes sont bonnes dans toutes les matières… Et "on n'a pas des bonnes notes" -des vraies bonnes notes-je m'entends, pour rien!)
Bien sûr, "avoir une belle âme" n'est pas forcément "être meilleur qu'un autre"... C'est un "état d'esprit", un comportement, un regard, un "relationnel" avec les autres, une "culture", des "dispositions", une volonté, une énergie, une réflexion personnelle...
"Avoir une belle âme" c'est aussi "avoir du ressenti", des "coups de gueule", des spontanéités parfois "un peu limite"... Mais bon, "personne n'est parfait"...
Les autres élèves de la classe de ce gosse, qui ont rigolé "connement" parce qu’il était venu en classe un jour d'hiver en short, furent dans le temps de cette stupide rigolade, d'une âme "eau de vaisselle"... En l'occurrence, même une âme "lambda" (avec un pouvoir de réflexion très "basique") n'aurait peut-être pas "autant rigolé"...
Je ne dis pas que ce gosse dont on a « coupé les ailes » aurait forcément été titulaire d'un BTS ou d'un diplôme d'ingénieur après quelques années d'études supérieures... Mais ce qui est certain c'est qu'il n'a pas bénéficié de cette égalité des chances que défend Azouz Begag...

 

CES SOURCES MAUDITES QU'IL FAUDRAIT OBTURER A JAMAIS

            Ces sources maudites qu’il faudrait obturer à jamais, ouvrent de longues plaies qui ruissellent jusqu’à l’océan dans lequel elles crachent les boues acides et ennemies de la vie, portées par delà les paysages traversés…

Il faudrait les boucher une à une, toutes ces sources maudites, et si elles sont trop cachées, trop inaccessibles, trop bien protégées par les roches et par les ronces qui les enferment, arrêtons au moins le cours dangereux des ruisseaux naissants venus de ces sources qui déjà, dévalent le long des pentes avant de devenir rivières puis fleuves…

Au nom de la liberté d’expression et de la démocratie, au nom de ce qui fut, nous outragea et que l’on ne veut plus revoir, au nom d’une « pensée nouvelle » et d’un « nouvel ordre du monde » ; l’on a cependant laissé prospérer toutes sortes d’idéologies.

Je pense en particulier à ces groupes ou organisations d’extrême droite, néo-nazies et autres fanatismes ; tous aussi racistes, aussi élitistes, aussi sectaires, aussi violents et aussi dangereux les uns que les autres ; et qui de toute évidence, ne peuvent en aucune manière contribuer au progrès de l’humanité…

Ce sont ceux qui prônent de telles idéologies, ainsi que leurs partisans, avec les « consentants » parfois silencieux et hypocrites, qu’il faudrait réduire, dénoncer, exclure, mettre derrière les barreaux… Ou même éliminer. Ceux là même qui, de toute évidence, s’ils étaient au pouvoir ou protégés, excluraient les « indésirables »… S’il y a, oui, des « indésirables », c’est bien du côté où « tape injustement et arbitrairement le bâton » contre des personnes « venues d’ailleurs » ou qui résistent à l’oppression…

Pour prendre un exemple, celui de l’antisémitisme ; il n’y a presque plus personne en France qui aujourd’hui, ose proclamer ouvertement et publiquement son antisémitisme (Il serait poursuivi et condamné)… Ces gens là se cachent tous, agissent dans l’anonymat, dans la nuit ou dans l’ombre, pour souiller des cimetières et des lieux de culte ou barbouiller les murs de graffitis.

Vingt années de célébrations, de commémorations autour de lieux de tragédies et de monuments, et cela autant sous des gouvernements de droite comme de gauche ; ne sont en vérité que brassées de fougères pour tenter de boucher les sources maudites, ou trois bâtons en travers du ruisseau…

L’antisémitisme et tant d’autres discriminations raciales, religieuses, idéologiques, culturelles, sociales, politiques, économiques ; sont encore et toujours bien présents en notre beau pays de France.

N’existe à l’état latent, que ce qui officiellement, juridiquement, n’a plus « droit de cité » (en principe)…

Mais je le répète, au nom de l’expression libre, de la démocratie et de la diversité culturelle, l’on ne bouche pas les sources maudites avec du béton, on n’empêche pas les ruisseaux empoisonnés de couler… Et de parfaits scélérats au portefeuille bien garni, décorés et « bêtes à salons » ; et des cohortes de « monsieur et madame mademoiselle mondemoiseau Lambda » de tous horizons, ont « droit de balcon », « droit de porte à porte », droit de murmurer, et même droit de former des associations.

Le « Grenelle de l’Environnement » pour laisser aux générations prochaines un ciel et une Terre propres, c’est aussi cela : un combat sans merci contre les discriminateurs, contre ce silence des abrutis, des complices ou des consentants, duquel pourraient surgir les nouveaux holocaustes… et revenir les anciens pogroms.


 

Le regard de l’enfant devant la tragédie qui se noue

 

 

            « L’innocence avec ses yeux tout ronds devant la tragédie qui se noue, c’est bien le privilège de l’enfance…

 

Le premier vrai chagrin est déjà un chagrin de grande personne. On se lève toujours trop tôt pour apprendre la méchanceté des hommes.

 

Et tous ces coups de bâton dans les reins arrachent le même cri mille fois répété : pourquoi ?

 

Quand on cesse de se demander pourquoi, c’est peut-être parce que l’on fait partie de ceux qui donnent les coups de bâton. » [juin 1983, premiers carnets, Yugcib]

 

            L’innocence dans un certain sens « assez profond » pour moi, serait donc un privilège et une force. Une sorte de « Connaissance » dans ce qui, dans l’enfance, ne peut être qualifié de « Connaissance » au sens où nous entendons la Connaissance en tant qu’adultes…

 

Et cette innocence là, il ne faut pas y toucher, il faut la protéger, il ne faut en aucun cas la souiller, la dénaturer, la piétiner, lui faire subir les outrages de l’orgueil, de l’égoïsme et de la dureté des hommes.

 

Et il faut aussi, pouvoir entrer en communication avec cette innocence là, marcher avec elle, dialoguer avec elle, l’accompagner tout au long de ces chemins qui ne sont pas tout à fait les mêmes que ceux de la Connaissance du monde, des gens, de la vie, sur lesquels nous avançons en tant qu’adultes…

CES FORCES QUI BOUILLONNENT EN NOUS

 

            Dans ce qui constitue leur personnalité, et en particulier leur sensibilité et leur émotivité ; et dont l’arrangement est aussi complexe qu’un écheveau de fils reliés entre eux ou emmêlés en pelotes ; les êtres humains portent en eux des « champs de force » dont ils se servent, ou n’exploitent pas, ne maîtrisent pas ou méconnaissent…

 

Ces « champs de force » sont assez souvent de natures contradictoires et lorsqu’ils apparaissent ou se manifestent selon ou au gré de leur nature, ils surprennent toujours, ils déconcertent, ils horrifient même parfois…

 

L’un de ces « champs de force » peut être par exemple une combinaison faite d’intelligence, de connaissance du monde, de connaissance scientifique ou littéraire…

 

Un autre « champ de force » sera, lui, la combinaison d’une sorte de sensibilité ou de « voyance en soi », d’un don ou d’un talent particuliers associés à un regard, une « vision du monde », une conception intéressante du relationnel…

 

Il va de soi que de tels « champs de force » puissent être si bien accueillis dans la communauté humaine.

 

Mais il en est d’autres de ces « champs de force », qui ont le même effet que les éruptions de lave ou qu’un souffle brûlant surgis des entrailles de la Terre… Ou comme un front d’air glacial qui brusquement pétrifierait un paysage…

 

L’un de ces « champs de force » là, peut être par exemple une combinaison de violence soudaine et irréfléchie, et du sentiment que l’on a en soi de ne pas avoir été perçu ou reçu…

 

Cela peut être aussi une combinaison faite de « nombrilisme » et de surestimation de son Ego ; associés à une crainte que l’on peut avoir de l’Autre, ou à une remise en cause arbitraire et exprimée publiquement de cet Autre…

 

Ce sont tous ces « champs de force », dans leur ensemble et dans leurs contradictions, que nous portons en nous plus ou moins accentués, en perpétuelle opposition…

 

Il est en effet paradoxal que l’intelligence, la connaissance du monde, la connaissance scientifique ou littéraire ; que le talent, le don particuliers et la sensibilité associés à ce talent ou à ce don ; puissent coexister avec ces « forces éruptives », ces réactions révélatrices de « nombrilisme », de peur ou de contestation de l’Autre… Et parfois même de cette bêtise, de cette cruauté à l’égard d’une ou plusieurs personnes en particulier… alors que tout cela même est en totale contradiction avec ces autres « champs de force » si bien accueillis et qui font l’unanimité.

 

            Dans cette tragédie qui se noue chaque jour par l’apparition et la manifestation de tous ces « champs de force » en perpétuelle contradiction… je n’ai trouvé qu’un seul « antidote » possible…

 

Celui de l’image et du propos littéraire dans toute leur charge, leur forme et leur portée possibles d’une part… Et, une certaine bienveillance sans compromission ni hypocrisie à l’égard de bon nombre de mes semblables d’autre part…

 

            Ce ne sont jamais les êtres en particulier, personnellement et frontalement, que je vise en privé ou en public ; c’est cette part d’eux-mêmes en laquelle d’ailleurs l’on se reconnaît tous plus ou moins, cette part d’eux-mêmes dont ils ont une certaine conscience ou qu’ils ignorent… Mais qu’ils accepteraient de réduire à sa moins virulente expression possible sinon à faire disparaître…

 

Quant à ces parts irréductibles de l’Etre, faites de dureté, de cruauté et d’absolutisme, il n’y a plus qu’à les combattre de front avec énergie et détermination…

LIBERTE CHERIE

 

            De tous les exercices auxquels se livrent les humains, l’exercice de liberté est assurément le plus difficile, le plus périlleux et le plus imparfaitement réalisé. Parfois même cet exercice confine à l’assassinat pur et simple dans la mesure où il s’apparente à une œuvre de destruction ou d’une contestation systématique et permanente au nom d’un idéal, d’une vision du monde ou d’un engagement… Ou de « certaines préférences »…

 

J’ai osé imaginer et rêver la liberté sous un angle radicalement différent. Mais pour cela, il me paraît nécessaire de faire « table rase » de bien de jugements, de conformismes de masse, de modes qui « dépersonnalisent », d’à priori et surtout de cette tendance que nous avons souvent les uns et les autres, à surestimer ce à quoi nous croyons, à dévaloriser ce qui nous semble marginal et à nous servir davantage de ce qui séduit et trompe le monde plutôt que de ce qui en nous, pourrait faire l’éloge et l’expression épanouie de la liberté…

 

La liberté telle que nous en usons hélas en ce monde, construit des prisons, définit des « zones urbaines sensibles », rassemble des gens dans des camps, ouvre des déserts relationnels, fait des exilés, des victimes, de l’innocence blessée, pousse au crime, à la trahison, et dans la vie que nous vivons, ne cesse de multiplier les malentendus et de semer la discorde… Et tout cela dans l’intelligence perverse avec laquelle elle se manifeste, comme un vent que rien ne retient… Alors qu’elle devrait s’ouvrir devant nous tel un ciel immense et si riche de tout ce qu’il y a à découvrir, à apprendre, à aimer et à vivre en vol libre…

 

L’exercice de liberté est le travail d’une vie entière. Une « œuvre d’art » dirais-je. Sans doute une œuvre majeure, que l’on peut réaliser par la littérature, la poésie, ou toute forme d’art… Ou même dans l’humble condition d’une vie résumée en deux ou trois phrases par des gens de sa famille et par quelques amis sur une plaque funéraire…

L'EGO

 

            L’on dit de certaines personnes qu’elles ont un égo très développé… Il me paraît nécessaire de « tempérer » cette affirmation ; non pas que je cherche à faire l’apologie de l’égo, loin s’en faut… Mais l’égo n’est qu’une réalité parmi tant d’autres ni plus ni moins.

 

Je pense que ces personnes là dont on dit qu’elles ont un égo très développé, sont à dire vrai des personnes qui ; soit par l’ensemble de leurs connaissances, soit par leur expérience vécue, soit par leur sensibilité ou par l’intensité d’une vie intérieure qu’elles extériorisent ; prennent forcément de la place dans leur environnement, ont besoin d’un espace relationnel. Et de ce fait, ces personnes là s’expriment, se font entendre et ne peuvent donc passer la plus grande partie de leur vie à se satisfaire d’activités plus ou moins solitaires…

 

Doit-on en conclure – un peu trop hâtivement à mon sens, et peut-être par crainte de se sentir dominé ou effacé – que ces personnes cherchent avant tout à satisfaire leur égo comme on dit ?

 

Reconnaissons plutôt les êtres selon leur nature, selon la réalité de ce dont ils sont faits. Et non pas en vertu de ce qui doit être ou ne pas être dans un monde « sur mesure » en lequel on définit, souvent arbitrairement, des règles, des principes, des codes de bienséance ou de morale…

 

Règles et principes qui d’ailleurs, alimentent toujours des discussions, des polémiques et des affrontements. Et la « jurisprudence » en la matière n’arrange jamais les choses… Car chaque « cas » évoqué au sujet de telle ou telle personne, ne l’est en vérité qu’en fonction d’interprétations diverses.

 

L’égo si égo il y a et quand réellement il est… C’est celui de ces gens dont l’expérience, le vécu, les connaissances, la sensibilité et la vie en eux ; ne justifient pas qu’ils l’aient « naturellement » et sans que cela soit gênant pour les autres… Quoi qu’il soit difficile et hasardeux d’en juger…  Cet égo là, celui de ces personnes là, oui l’on peut l’appeler égo au sens « vrai » en terme de critique.

 

 Dans l’espèce humaine, les « grands prédateurs » n’en sont plus au stade de leur seul égo, mais d’une faim, d’une voracité, d’une brutalité et d’une cruauté  sans aucune mesure. Et cela aussi est une réalité…

 

Je conclurai donc en disant qu’il y a :

 

-L’égo naturel (que l’on peut parfois déplorer lorsqu’il « prend trop de place »

 

-L’égo « outrecuidant » et forcément désagréable

 

-L’égo des prédateurs « humains » qui est démesuré, dangereux et que nous devons combattre…

JE SAVAIS...

 

            Je savais déjà parce que je l’ai perçu, ce qui motivait les gens selon leur sensibilité, leurs inclinations, leurs idées, leurs espérances et tout ce que l’on dit être de leur égo…

Je savais de quel bois ils étaient faits ; je savais de quelles racines ils s’enfonçaient dans la terre et avec quelles branches ils envisageaient d’atteindre le ciel…

Oui je savais tout cela…

Je savais quels mythes certains d’entre eux pouvaient être dans l’esprit et dans le cœur de ceux qui les avaient écoutés, lus et rencontrés…

Mais je ne savais pas encore bien que je l’eusse pressenti… et craint ; que ces mythes là qui avaient perduré en dépit de quelques séismes, puissent un jour devenir des chrysalides… Des chrysalides peut-être à jamais figées dans des cœurs et dans des esprits chagrinés qu’ils soient devenus des chrysalides…

Et je ne savais pas non plus, à quel point les gens, aussi dépendants qu’ils soient de leur sensibilité, de leurs croyances et de tout ce qu’ils voyaient ou apprenaient… puissent un jour oublier ou tirer un trait sur ces œuvres passées… Ces œuvres qui furent et dont chaque manifestation fut acclamée…

Je ne savais pas cette fragilité des mythes, des amitiés et des liens relationnels…

Je ne savais pas le désert qui s’ouvrait lorsque l’arbre sacré n’avait pas été salué comme il se devait…

Je ne savais pas l’absence de ces bergers miséricordieux chargés d’outres emplies d’eau auprès du voyageur mythique contraint de regagner assoiffé sa maison…

Je ne savais pas la poursuite à travers les jungles, les savanes ou les autres déserts ; de ces caravanes chargées de richesses mais avançant désormais privées de leur mythe…

Non je ne savais pas encore…

Alors je sus que je méconnaissais la nature humaine…

L'INDIFFERENCE DES BONS

"Ce qui m'effraie, ce n'est pas l'oppression des méchants ; c'est l'indifférence des bons" [Martin Luther King]

     L'oppression des méchants me semble non seulement une évidence, mais une "normalité fondamentale"... Une "normalité" qui participe activement et universellement à ce qui, dans le "sens du monde", ne peut que s'imposer naturellement et sans qu'il soit possible d'y "remédier". (Aucune intelligence, humaine ou autre dans l'univers, ne peut "changer" de par sa seule volonté un "principe absolu et universel" selon quelque "arrangement que ce soit")... Et si une intelligence (humaine en l'occurrence), tente par la science ou la recherche ou la connaissance,de modifier selon ses aspirations ou ses besoins ou son "confort", l'une de ces "normalités fondamentales" (celles qui sont à l'origine de la vie d'une part, et celles qui sont ces "mécaniques motrices et immuables de l'univers tout entier")...Alors c'est comme si l'intelligence humaine (ou autre) introduisait dans le "principe originel et naturel" ou dans la "mécanique", un "virus"... Et un virus n'est pas, en vérité, "bon ou mauvais" selon un principe dit "moral" (ou religieux) mais il évolue lui même ou fait évoluer ce en quoi il entre; et nul ne sait et ne saura jamais à quoi il contribuera dans le devenir des êtres et des choses du monde et de l'univers... La seule chose que l'on puisse scientifiquement affirmer est qu'un virus est un organisme incomplet (je dirais pour ma part "un projet avorté qui serait viable, séducteur mais aléatoire")
     En conséquence, pour ce qui est de "l'oppression des méchants" en particulier, il n'y a pas lieu de s'en inquiéter et encore moins de s'en effrayer puisque "l'on n'y coupe pas" de toute manière... (C'est comme quand on s'effraie de la mort)... Par contre, il y aurait sans doute de quoi s'inquiéter ou de s'effrayer selon les choix, les projets ou les dispositions, les orientations sociales et économiques, que font les Humains contre "l'oppression des méchants".
     "L'indifférence des bons" quant à elle, m'effraie vraiment et même me désespère... Je la vois, dans la manière dont "fonctionne" cette indifférence, comme un "virus" que l'intelligence humaine aurait introduit dès la constitution des premières sociétés ou civilisations, dans le principe naturel et originel de la bonté...
Le "virus" serait alors à mon sens, le "produit manufacturé" selon une "alchimie" dont le but est de rendre les "bons" fatalistes, assujettis à une sorte d'impuissance, et donc "devenus sourds" à cette "parole" en soi, à ce "verbe" d'une puissance infinie qui est celui de la bonté, que parfois les religions nous révèlent (ou la poésie ou la philosophie)...
Alors les êtres "bons" s'effacent, ne disent rien (ou n'osent plus rien dire)à l'exception de quelques uns d'entre eux.
Cependant, "l'oppression des méchants" est telle ou devient telle en se renforçant et en évoluant...Qu'elle finit par se manifester aussi par l'indifférence.
 


 


 


 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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