courriers divers et articles

Vous trouverez dans cette rubrique des courriers, des extraits de courriers, ou des articles parus ou non parus.

 

Un autre accueil...

Celà suffit-il de se souvenir et de commémorer comme on le fait si bien d'ailleurs, à l'occasion du 60 ème anniversaire de la libération alors que sans interruption depuis plus de 50 ans les guerres ne cessent d'éclater et de se prolonger?

Toutes ces manifestations et ces cérémonies attirent les foules... Cela tourne même à l'exploitation touristique! Une autre guerre cependant, moins spectaculaire, sévit au quotidien : celle de l'indifférence, du culte des apparences, de l'égoïsme, de la toute puissance de l'argent et par voie de conséquence de la pauvreté et de la sècheresse dans les relations humaines... L'on ne sait plus écouter, ni partager ni accueillir.

Au delà de toutes les idéologies, de toutes les parades et de tous les défilés, le mur de l'injustice, le front de l'hypocrisie, la dureté et l'orgueil sont toujours des barrières hermétiques.

A l'heure de toutes ces commémorations, de cette reconnaissance pour des êtres qui ont tant souffert, de ce recueillement, il serait enfin temps d'ouvrir tous ensemble un espace de communication et d'accueil à la mesure de ces enthousiasmes et de ces espérances tapis au fond de beaucoup d'entre nous, si muselés par un implacable sens du monde... Mais si prêts à sourdre au moindre éveil d'une flamme communément exprimée!

Décembre 2004

 

    

MEDIATIQUE  FUMEE

 

 

         Quatorze minutes dévolues au conclave sur TF1 et Antenne 2 lors du journal de 20 heures dont au moins trois sur la fumée noire au dessus du Vatican, sans compter les premières pages des quotidiens et revues d’actualité entièrement consacrées à l’élection du pape…. C’est un peu trop, dans un pays où le catholicisme, pas plus qu’une autre confession d’ailleurs, n’est une religion d’état étroitement associée au pouvoir !

N’oublions pas que sur notre planète, un seul être humain sur sept est catholique… Et que toute pensée unique, érigée en doctrine officielle et soutenue universellement par les instruments de la puissante machine médiatique, pourrait bien devenir une pensée inique alliée du pouvoir !

         Ayant un profond respect pour les croyants de toutes confessions, sincères et non influencés par l’un quelconque de leurs semblables, me sentant parfois très proche de ce qu’ils ressentent notamment en matière de relation humaine, je ne serai donc pas béat d’admiration devant mon poste de télévision lorsque montera au ciel la fumée blanche…

Le 19 avril 2005

         Eh hé ! ça y est ! il est élu ! 78 balais… Il fera pas long feu ! Rendez vous à la prochaine fumée blanche…

En attendant, en Afrique ( et ailleurs ) combien de gens mourront du sida ? La « capote anglaise » comme thérapie anti sida, le nouveau pape, il va pas gober ça !

         Les « cathos bon teint » ont oublié l’essentiel :

Le principe fondamental du libre arbitre d’une part, et le fait que les prêtres du temps de Jésus et de Pierre le premier pape, se mariaient, avaient des enfants…

 

         De toute façon, religion ou pas, y’ a que l’amour qui compte, le vrai, celui où l’on aime indépendamment de « parce que… »

Aimer tout court, tout simplement, sans savoir ni pourquoi ni comment. Aimer même si c’est difficile d’aimer. Sortir l’autre du trou, même si on a envie de lui casser la gueule trois jours après…

Aimer comme un sexe de gosse qui sait pas encore que le sexe ça sert à baiser !

Aimer envers et contre tout, alors que passe, indifférent, ce regard qui ne nous a pas même regardé un seul instant…

 

         VALEURS  ET  REALITES

        

         Les valeurs, clairement définies et inscrites dans les textes du traité constitutionnel, sont celles d’une idéologie à laquelle non seulement les peuples de l’Union Européenne se rallient, mais aussi celles qui sont exprimées et soutenues par les principaux partis politiques et gouvernements libéraux ou démocratiques.

Il n’en demeure pas moins que toutes ces valeurs, même inscrites dans les textes de lois, sont et seront dénaturées, voire piétinées par le marché qui s’impose dans toute sa dureté, en Europe et dans le monde. Les textes du traité sont très explicites à ce sujet : c’est bien la réalité qui prime sur l’idéologie.

L’idéologie est la façade de l’immeuble, bien visible, bien réelle, qui retient nos regards, nous rassure et nous incline au OUI.

Mais la vraie réalité est à l’intérieur du bâtiment, dans ces bureaux, ces pièces et ces couloirs où ne règne vraiment que la loi des prédateurs et des marchés, et où il ne fait pas bon vivre pour les citoyens que nous sommes parce que les droits et la justice sont bafoués, les juges et les institutions corrompus.

Alors, le 29 mai 2005, l’on peut dire OUI aux valeurs, mais à la seule condition que la réalité rejoigne l’idéologie… Ce qui n’est pas le cas avec le texte que l’on nous propose.

 

LES  GENS  NE SONT  PAS  DES  VEAUX

 

            Des auteurs compositeurs tels que Vincent Delerm ou Jeanne Cherhal ont-ils vraiment besoin de l’appui des grands médias ( presse et audio visuel ) pour se faire connaître ? Se produire devant un auditoire vite conquis par la qualité des textes et de l’arrangement musical ?

Les gens ne sont pas des veaux. Les gens savent reconnaître ce qui est beau, vrai, émouvant.

Même si les médias et la publicité, les journalistes de la télévision… Et toute la grosse batterie de l’orchestration officielle ne cessent de jalonner la grand’route des Zéniths et des parcs expo de repères phare qui attirent les foules ; il est certain qu’en dépit de toutes les anesthésies et de toutes les propagandes, voire d’une pensée unique américanisée ou d’une culture kitsch à grandes recettes financières, les gens ont encore du cœur, des tripes et de l’âme ! Et ça, les médias ne le commandent pas sur mesure !

            J’aborde ici une question qui mérite débat :

La chanson, la musique et la danse, ensemble ou séparément, ne relient-elles pas davantage les gens entre eux que l’écriture, la poésie, le roman ?

Jacques Brel, par exemple, que l’on écoute et chante toujours, déclarait lors d’une radioscopie : « j’aurais aimé être un écrivain, un romancier ».

Eût-il eu le même impact avec des bouquins plutôt qu’avec des chansons ?

Les artistes, du moins certains d’entre eux, souhaitent parfois exercer un autre art que celui qui est le leur.

Personnellement je pense que la musique relie bien plus les gens que l’écriture… A moins de fondre les deux formes d’expression dans un même creuset, comme le font les auteurs compositeurs afin d’enfanter l’épure.

Relier les gens entre eux donne du pouvoir. Pas celui du nivellement. Mais très certainement un pouvoir partagé, soit le vrai pouvoir. Lorsque les gens sont reliés entre eux, ils demeurent libres et uniques. Leurs sensibilités et leurs expériences sont différentes mais il y a le lien qui les unit.

C’est pour cela que je pense que la musique, la chanson ou la danse ont plus de pouvoir que l’écriture.

Lorsque tu lis un livre… ou un texte sur un forum d’alexandrie par exemple, tu es seul devant les pages de ce livre, seul devant les mots du forum, seul avec ce que tu ressens ; A moins de te rendre sur un chat ou d’écrire tes réponses dans le forum, puis de lire les réponses aux réponses… Ou d’aller au bistrot du coin discuter avec des copains.

Tandis qu’un soir de 14 juillet ou de fête sur la place du village, les gens, même s’ils ne se connaissent pas, dansent devant l’orchestre. Une communication immédiate s’établit ainsi par le pouvoir d’une atmosphère. Alors existe à ce moment là une relation qui, même sans avenir, n’en est pas moins réelle, authentique, indépendante des références.

Ne vous méprenez pas sur le sens de mon interrogation. L’écriture et la musique sont avant tout des vecteurs de l’esprit… ou participent au divertissement.

De nombreux écrivains ne sont que d’excellents artisans de l’écriture : ils divertissent et leurs œuvres sont de bonne facture. Il en est de même des musiciens et des chanteurs.

En ce sens, il faut des écrivains ou des musiciens comme il faut des ébénistes et des plombiers.

Mais n’oublions pas que nous avons dans nos bagages Hugo, Zola, Mauriac, Pagnol, Saint Exupéry, Camus, entre autres… Ceux là ne s’apparentaient pas à des « artisans de l’écriture »… Il y avait une autre « trempe », plus encore qu’une « excellente facture » : une âme, au vrai…

Brel Brassens Ferré, le trio sublime du siècle passé, c’est la même veine ! Jeanne Cherhal et Vincent Delerm, assurément, sont les nouveaux talents du 21éme ! Des « pas comme les autres », y’en aura toujours… Et c’est pas les médias qui y changeront quelque chose ! .

NOUS NE DECEVONS PAS LES GENS QUI NOUS IGNORENT

 

            Etre complètement indifférent, voire inexistant ou ignoré dans l’esprit de son prochain offre une certitude qui vaut son pesant d’or : celle de ne jamais le décevoir.

L’on ne déçoit en effet que les gens qui nous aiment ou tout au moins nous connaissent. Les autres, on les importune et notre intrusion dans leur monde est perçue comme une effraction…à moins qu’ils ne deviennent nos amis.

Le risque de décevoir est-il plus grand si l’on a de nombreux amis ? N’avons-nous pas une « responsabilité relationnelle » plus importante si le meilleur de nous-mêmes étend son rayon d’action ?

Peut-on vraiment décevoir des gens qui nous reconnaissent tels que nous sommes ?

Ce qui rend la déception effective, c’est la fracture relationnelle survenant au moment d’une trahison ou d’un comportement inacceptable. L’on ne peut donc trahir des gens qui nous ignorent.

Mais le comportement inacceptable quant à lui, s’il est perçu par nos amis, il l’est aussi par les gens qui jusqu’alors nous ignoraient.

 

 

     COLLECTIVISME  ECLAIRE 

            Si je devais avoir une vision du monde, voici comment je la définirais : une mondialisation avec une monnaie unique mais sans gouvernement central, sans frontières entre les pays et libérée de la domination des prédateurs, décideurs et actionnaires privilégiés des grands empires financiers. En deux mots j’appellerais cela « collectivisme éclairé ».

Un collectivisme qui ne serait pas un système mais un être multiple. L’individu y serait un être dans l’être, unique par ce qui l’authentifie, reconnu par ses semblables mais inséparable de la communauté humaine. Comme une fourmi dans une fourmilière. La loi y serait orale, puis écrite et approuvée collectivement. Le socle même de la loi et de toute l’organisation de la société serait le rapport de confiance.

Il n’y aurait plus d’élites privilégiés ni d’élus à vie ni à fortiori, d’exclus. Pour un soir, une nuit ou un jour, tu pourrais être toi, le « héros du jour » et il en serait ainsi de chacun, au fil des jours. Chacun « ayant été » sera toujours dans l’esprit des membres de la collectivité, l’unique, le vrai, celui qu’on l’on soutiendra dans l’adversité ou la maladie, et qui lui-même participera au bien être de la communauté.

S’il devait y avoir une autorité à la quelle se rallier, ce ne pourrait être qu’à ce meilleur de soi même qui existe en chaque être et que l’on apprendrait à découvrir. Alors de toutes ces découvertes si diverses et si multiples, viendraient l’usage, la science, la technique, la gestion des affaires, les arts et la littérature, et d’une manière générale, tout ce qui contribue au bien être de chaque être humain et de la communauté humaine toute entière.

Concrètement, je verrais bien, par régions, pays ou espaces géographiques délimités, par villes ou villages, des « assemblées » élues au suffrage universel pour trois ou quatre ans, constituées de volontaires ou de personnes ayant un projet d’ordre économique et social. Les « élus » ne se représenteraient pas pour un nouveau « mandat » afin que le plus grand nombre possible de personnes ayant des projets puissent participer et donner le meilleur d’eux-mêmes.

Toutes ces assemblées seraient reliées entre elles par les moyens de communication les plus performants afin de coordonner leurs actions et décisions avec l’accord des populations locales.

            Pour conclure cet « exposé d’un monde possible », je vous dis  tout de même que ce n’est là qu’une « vision ». L’expérience nous a montré que jusqu’à aujourd’hui, et sans doute pour des milliers d’années encore, toute « vision du monde » lorsqu’elle se concrétise, dévie de sa trajectoire… Il y a peut-être là, paradoxalement, dans la quasi certitude d’une déviation, un immense espoir de retournement, en particulier de la « vision » actuellement dominante.

 

     AUX  ECRIVAINS  EN  HERBE

            Aux écrivains en herbe ou pas, dont le regard se pose sur ces petits carrés – annonces insérés dans les journaux, et ainsi libellés : « Les Editions xxx recherchent de nouveaux auteurs ».

            « Piège à gogos », dis-je ! A la limite de l’arnaque ! En France, une personne sur cinq écrit : journal, notes, souvenirs, et parfois contes, nouvelles, essai ou roman.

Bon an mal an, les grands éditeurs tels que Le Seuil, Gallimard, Albin Michel… reçoivent 4000 si n’est plus, manuscrits dactylographiés ou tapés en traitement de texte ou même parfois écrits au stylo !

Et depuis deux ans, monte en flèche l’édition en ligne, avec Manuscrit, Editel et autres…

Alors, parce que les grands éditeurs d’une part, retournent 95 pour cent des manuscrits et que l’édition en ligne d’autre part, proposant des téléchargements en PDF ou des tirages en livre imprimé contre commande, avance et frais d’envoi uniquement, ont en général de longs délais de livraison pour les tirages papier… Il reste pour le « nouvel auteur » l’attrait du petit carré – annonce « Les Editions xxx recherchent de nouveaux auteurs ».

Cela se passe toujours ainsi : vous envoyez votre manuscrit, trois semaines plus tard vous recevez une belle lettre qui vous annonce qu’un comité de lecture a émis un avis favorable. On vous propose alors un contrat d’édition en vous précisant que les frais de composition de la maquette et quelques autres réalisations sont à votre charge pour, disons, entre 2500 et 4000 euros. Le nombre d’exemplaires annoncé varie entre 300 et 500 exemplaires pour un « 1er tirage ». Ne rêvez pas, il n’y a jamais de 2ème tirage !

Quant à la promotion de votre livre, parlons en : elle consiste en l’expédition de quelques exemplaires à des journalistes littéraires et au référencement sur des bases télématiques.

Quand on sait le nombre de livres expédiés en « service de presse » qui sont archivés puis détruits sans jamais avoir été ouverts et feuilletés, quand on sait le peu d’impact qu’ont ces bases télématiques, c’est là que l’on réalise que ce livre qu’on rêvait de faire n’est qu’un gros pipi dans un violon.

            Sans vous décourager, écrivains en herbe ou pas, sachez qu’il n’y pas de solution meilleure qu’une autre pour « faire un livre ». Pour résumer, c’est très simple : les grands éditeurs, pour un second ou troisième envoi de manuscrit, vous répondront que votre ouvrage n’entre pas dans le programme de leurs prochaines publications. L’édition en ligne, c’est du pipeau parce que, de toute façon, il vous faudra payer d’avance les livres commandés et que déjà dans cet « univers »là, les auteurs sont légion puisqu’il suffit de mettre l’ouvrage en ligne et c’est simple et rapide. Enfin les éditions Untel qui recherchent de nouveaux auteurs, c’est un piège à gogos.

Ce qui est inacceptable et qu’il faut dénoncer haut et fort, c’est que les grands éditeurs publient n’importe qui et n’importe quoi. Pour une question de mode, de tendance et pour « faire du fric ». Les médias, certains journalistes et intellectuels sont complices. Aussi combien de livres sont publiés, dans une langue Française massacrée et d’une médiocrité scandaleuse ! Qui sont même sélectionnés pour des prix !

Mais par bonheur tout de même, les vrais talents sont nombreux, et tant mieux puisqu’ainsi avancent les idées et l’esprit humain.

            Pour conclure, je vous dirais, écrivains en herbe ou pas, que si votre livre n’est pas choisi, c’est qu’il y a trop de livres « patahouète » qui se vendent comme des cosmétiques, des melons ou des fromages.

Alors, de grâce, si ce livre doit être une tomate, au moins ne vous faites pas arnaquer !

 

 

L’ EUROPE

 

            Qu’est l’ Europe pour un Letton, un Hongrois ou un Slovaque pauvre ? Un « Eldorado », le mirage d’un emploi précaire et mal payé mais lui donnant l’illusion d’ être enfin « riche »…

Lorsque tomba le mur de Berlin, l’ opulence illusoire  et la liberté conditionnée de l’ Ouest attirèrent tous ces gens de l’ Est qui vécurent dans un silence imposé, reclus à l’intérieur d’un immense pénitencier et très sommairement « pris en charge » dans un système régi par une caste  de privilégiés.

            Qu’est l’ Europe pour un Français, un Allemand ou un Italien vivant en 2004 dans une cité pavillonnaire, un ensemble résidentiel ou dans un village ? Un écheveau de lois, de traités et de dispositions qu’il ne peut démêler, la réalité d’un quotidien devenu un véritable « parcours du combattant »…

            L’ Europe élargie à 25 pays n’est-elle pas cette nouvelle Russie des Tsars dont les dignitaires des empires financiers ont organisé le pillage ?

Au delà des mascarades, de l’hypocrisie générale, de l’imbroglio et des leurres d’une constitution kafkaïenne, n’oublions pas le droit de vote … Dérisoire certes, en face de cette machine à broyer les hommes qu’est l’ Europe de demain, mais fondamental si chacun s’exprime par le bulletin qu’il met dans l’urne… Choisissant ainsi la liste des candidats les plus proches de ce qu’il ressent vraiment.

 

C’est un Noir Américain, homosexuel et athée, qui écrit une lettre à George Bush…

 

Document authentique, traduit de l’Américain par Yug Cibmès, Chroniqueur littéraire pour le magazine ROUE LIBRE

 

 

Sperm Lakeek

214 Red Line, Block 7, Harlem      Thursday 4th November 2004

New York                                    

 

 

                   Monsieur le président Djorge Dabliew Bouch,

 

         Ma requête est simple : foutez le camp de la Maison Blanche, vous et vos sbires. Vous avez été élu par des demeurés, des fanatiques de dieu, des sous éduqués, des intoxiqués de votre politique, et je vous pisse au cul.

Ouais, je suis Noir, pédé, et athée de surcroît… Et ça n’a pas l’air de vous plaire, c’est pas dans vos valeurs et vos repères ! Moi, la patrie, dieu et l’église, je m’en tape ! Dieu et la patrie, c’est ringard, c’est anachronique, au début du 3ème millénaire. C’est bon pour les vieux cons, les gosses de riche aussi nuisibles que le bostriche, cet insecte bouffeur de forêts de sapins…

Al Qaïda, avec un avion suicide, va pulvériser votre bunker de la maison Blanche avec vous dedans et tout votre état major. On refera une élection avec des Noirs et des Portoricains, des gavatchos et un super programme pour les pédés, les lesbiennes, les vieux qui veulent pas pourrir dans des maisons de retraite minables, les dingues évadés des asiles. Oui, c’est connu : les maisons de fous sont pleines de gens dont la société policée et bien censée veut se débarrasser…

J’en ai plein le cul de votre dieu et de vos églises géantes, de vos écoles du dimanche et de votre mission universelle. Ce n’est pas la lutte du bien contre le mal, mais votre combat de la bêtise contre l’intelligence. Vous voyez pas que tous les grands cerveaux, les intellectuels de ce pays sont contre vous ?

Ouais, je suis pédé et athée. Mon copain, je le baise pas avec ma queue, je le baise avec mon intellect.

Si on vous forçait à m’enculer, je vous gaimserais toute l’haleine de mon gros intestin dans le trou de la bite !

Et tu sais comment ta putain de bible explique les Noirs ?

T’as qu’  à réviser ta genèse : Noé avait trois fils, Sem, Cham et Japhet. Un jour, Cham vit son père à poil et se retourna… Alors, dieu dit à Cham : « tu seras puni pour t’être retourné sur la nudité de ton père ». Et toute la peau de Cham devint noire.

Est-ce que c’est une punition d’ être Noir, bordel ?

Moi, Sperm Lakeek, Noir, pédé et athée, je crois que si dieu était à inventer, il infligerait à certains êtres prétendants à la vie de naître homme plutôt qu’aucune autre créature. Ce serait en effet la pire de toutes les punitions que celle de naître et de vivre homme.

Mais toi, t’es pas un homme puisque tu te sens pas puni… T’es un predator !

         Recevez, monsieur Djorge Dabliew Bouch, l’expression de mes sentiments les meilleurs, issus de la moiteur et de la puanteur passée de la raie de mon cul sur mes doigts appuyés au bas de cette page…

 

     LE SENS DE L'INFORMATION

  

         Au-delà des cérémonies commémoratives de la Shoah, du souvenir et des témoignages, que peut-on dire de plus aujourd’hui, alors que soixante années de guerres, de massacres et même d’autres génocides ont ensanglanté le monde ?

Huit cent mille morts et un million de réfugiés au Rwanda en 1994, 1,7 million de cambodgiens massacrés entre 1975 et 1979, plusieurs dizaines de millions de morts dans les camps de prisonniers en Sibérie sous le régime des Soviets… Et tout ce qui fut perpétré en Algérie, en Bosnie, au Moyen Orient ou ailleurs dans l’indifférence ou parfois avec la complicité des grandes puissances économiques…

N’oublions pas que dans tous ces massacres ce sont les enfants qui ont payé le plus lourd tribut sur l’ «  autel sacrificiel » des grandes causes! Et que sur cet « autel » là, ne meurent pas que les héros, les résistants, les combattants en armes mais aussi les humbles, les gens des villes et des villages qu’ils aient été Français ou Allemands en 1944, journalistes ou cultivateurs aujourd’hui là où font rage les combats.

Un colossal travail de mémoire, à juste titre plébiscité par les vainqueurs d’hier, les familles des disparus, soutenu par l’opinion publique et par le regard des nations, n’a cependant été réalisé que depuis une trentaine d’années… C’est dire si, dans le temps d’une aussi atroce réalité, celle des camps d’extermination, et dans les trente années qui ont suivi, l’information était loin d’être ce qu’elle devait être… Sans doute parce que les Français de 1942 sous le régime de Vichy ne sont pas fondamentalement différents des gens que nous sommes en 2005 entre les partis politiques qui se déchirent… Ce qui change c’est le sens de l’information.

 

     TRIOMPHE  DE  L' OBSCURANTISME

         

            Avec Bush et ses alliés, c’est le triomphe de l’obscurantisme, du pouvoir renforcé des réseaux et des médias, la généralisation d’une culture standardisée. Les économies vassales des pays « alignés » ou non subissent une nouvelle révolution : celle du passage de la commercialisation des biens et des services vers un système de marché fondé sur l’accès aux réseaux et au clientélisme

Au capitalisme de marché, si controversé, voire rejeté par des partis ou des organisations, succède un nouveau système économique mondial encore plus implacable et déshumanisé. Notre civilisation n’y survivra pas.

L’Afrique , en partie vidée et spoliée de ses ressources naturelles, entre dans l’ère des conflits ethniques. Le moyen Orient et l’Irak sont plus que jamais à feu et à sang. Et quel sera l’avenir de bien des pays encore aujourd’hui relativement préservés et sécurisés, alors que s’accélère le déséquilibre entre le pouvoir des nouveaux prédateurs, et la détresse des populations soumises, désinformées ou concentrées dans des guettos urbains ?

Un embrasement planétaire pourrait bien surgir d’un tel déséquilibre.

 

     

Hold up sur l’information

 

 

 

         La presse subit actuellement une nette diminution de sa diffusion.

Dans les pays de l’union européenne, le nombre de quotidiens vendus a chuté de 7 millions d’exemplaires depuis 1997.

Si l’on peut expliquer ce désenchantement général pour les quotidiens d’information par la mobilité et l’extension des nouvelles technologies de la communication telles qu’internet  et les dernières générations de téléphones portables ; une autre cause, moins connue du grand public mais lourde de conséquences pour la fiabilité, la crédibilité et l’objectivité de l’information, accompagne cette rapide désaffection pour les organes de presse traditionnels.

Soulignons toutefois l’existence de quelques journaux, peu nombreux et peu lus, qui ont su conserver une relative indépendance par rapport aux pressions d’ordre économique et financière.

Car ce sont bien ces pressions là qui imposent dans le monde de l’édition toutes ces mises en scène, ces manipulations d’images et ces relations d’évènements ou de faits divers que les lecteurs désormais  traités comme des consommateurs de denrées ou de produits « tartinent » sur leur tranche de pain quotidien mais n’ingurgitent qu’en partie et sans réel plaisir.

Quand on sait que le groupe Socpresse qui dirige 70 titres dont quelques grands organes nationaux et des dizaines de journaux régionaux, a été acquis par Serge Dassault, fabricant d’armes et qu’un autre industriel de l’armement, Arnaud Lagardère, détient le groupe Hachette ainsi que 47 magazines, l’on peut se demander dans quelle mesure le lecteur qui ne désire pas seulement « consommer » peut trouver une réponse qui le satisfasse, une référence sûre, une exactitude des faits, un langage qui le touche personnellement et ne le sensibilise pas dans une direction déterminée par ceux qui ont le pouvoir.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Guy Sembic, 40400 Tartas

                                               Le monde du travail

 

         C’est en 1841 sous le régime de Louis Philippe et de la monarchie de juillet que fut inscrite dans les textes législatifs une disposition relative au travail des enfants, interdisant aux employeurs de les embaucher avant l’âge de huit ans.

Les patrons d’industries et de manufactures ne semblaient guère  favorables  à l’application de ces dispositions réglementant le travail des enfants. Et de nombreux ouvriers pensaient que leurs jeunes enfants pouvaient assurer un complément de revenu…

Au nom de la liberté du travail, de la concurrence et des impératifs de production à une époque où apparaissait déjà un modèle de « mondialisation » des échanges et de collusion entre grandes familles régnantes propriétaires et détentrices de capitaux d’une part, afin d’obtenir un revenu familial plus important d’autre part, combien d’enfants aussi jeunes ont-ils ainsi été sacrifiés sur l’autel de la production industrielle ?

En réalité cette disposition fut adoptée parce que des enfants usés trop jeunes, selon les politiciens de l’époque,  ne pouvaient plus faire de bons soldats pour la France, et les patrons en définitive réalisèrent que les jeunes parvenus à l’âge adulte n’étaient plus rentables du fait de leur déchéance physique.

Si le monde du travail a depuis cette époque beaucoup évolué dans les dispositions qui le régissent : durée, conditions, droits, garanties, nous devons pour l’essentiel cette évolution aux générations de salariés qui ont combattu  au prix de leur vie et de longues privations, non seulement contre une classe dominante de privilégiés et de gros propriétaires, mais aussi dans diverses conditions économiques et sociales particulièrement difficiles à vivre au quotidien.

Aujourd’hui dans de nombreux pays en voie de développement, le travail de très jeunes enfants est encore une réalité… Quand ce n’est pas l’esclavage.

Au-delà de toutes les idéologies et de tous les modèles de société, en dépit des pires conditions d’existence liées à la géographie, aux inégalités naturelles et à cette « fracture relationnelle » entre l’homme et son environnement, malgré la domination écrasante de tous les « médef » du monde,  une évolution est encore possible dans  la relation qui s’établit entre les individus ou les groupes sociaux contre le pouvoir de l’argent, des médias et des réseaux. Non pas vers ce « monde meilleur » auquel on veut nous faire croire, mais vers un monde libéré des inégalités qui dépendent de volontés dominatrices.

 

                                          A  BOULETS  ROUGE...           

 Dans un petit canard tel que ROUE  LIBRE qui n’est lu que par quelques dizaines de personnes en pays de Born, je pense que l’on peut se permettre de tirer à boulets rouges sur Sud Ouest, le grand canard régional qui pète à 335000 exemplaires des Charentes au pays Basque.

            Déjà, dans ROUE  LIBRE du 24 Août 2003, mon « rêve bizarre » évoquait un rendez vous dans le bureau d’Yves Harté et…. 100 pompes sur le balcon au dessus des Huiles un jour de conférence de presse avec l’obligation de crier très fort que Sud Ouest est un grand journal. Et tout ça parce qu’au cinéma de Contis où avait eu lieu une réunion d’ Attac, j’avais choqué par mes propos un journaliste de Sud Ouest présent tout à fait par hasard dans la salle.

Un rêve bizarre qui aurait pu être vrai.

ROUE  LIBRE ne se vend pas. Il circule, on se le fait passer. Eventuellement on en fait des photocopies. On l’essaime ni vu ni connu… Et ça roule.

On peut notamment le lire, attaché à une règle en bois, au cinéma de Contis. .

Attaquons tout de suite, avant d’aller plus loin.

Je sais de source sûre qu’ils sont 5 journalistes à plein temps à Sud Ouest Dimanche.

Très franchement, entre ce boulot de journaliste peut-être à peine payé 1500 euro par mois et mon boulot de postier à St Jules les Bornes, j’aime mieux me taper tous les matins 80 « siotels » de 8 à 9 que de plancher chez Sud Ouest dans un bureau de merde toute la journée. Ligne éditoriale, lecture et tri du courrier reçu, tracasseries, contraintes et obligations diverses… Je m’y vois pas ! D’autant plus que pour décoller des sticks sur des paquets, inscrire des lettres recommandées dans des carnets de facteur, je gagne 1642 euro par mois, donc plus qu’un journaliste de Sud Ouest.

Ceux qui sont affectés au courrier des lecteurs ne me paraissent pas très perspicaces : en trois ans de distance, ils sont pas foutu de reconnaître deux ou trois écritures disons « un peu différentes des autres ».

Il est vrai que la page du courrier des lecteurs n’a jamais été, loin s’en faut… une rubrique littéraire ! Surtout la page opinion du samedi qui ne propose que des diatribes incendiaires et des réactions épidermiques sur l’actualité de la semaine. Le genre de petite colère ou de commentaire « passe partout »… Au bistrot du coin, on fait mieux que ça !

L’an dernier, Yves Harté a reçu une lettre d’un certain Anapurna Hamdoullah, étudiant bosniaque qui réalisait une enquête sur les médias et les grands quotidiens régionaux d’information en France.

Ce personnage qui bien sûr n’existait pas se fit adresser une réponse en Poste Restante.

En souvenir, j’ai conservé l’enveloppe avec l’en tête de Sud Ouest.

Hier, le 21 décembre 2004, j’ai envoyé un autre courrier, disons un peu spécial, mais sans signature et sans titre, tapé à l’ordinateur mais dans une police de caractère différente de celle que j’utilise habituellement.

A cinq, ils doivent vraiment bosser plein pot. C’est forcé : ils doivent faire autant de « philosophie » en face de 50 lettres  à trier que moi à la poste de St Jules les Bornes lorsque je décolle les sticks des paquets et que j’essaie de déchiffrer les noms et adresses illisibles tellement c’est mal écrit.

Imaginons l’un de ces journalistes de Sud Ouest, en virée un samedi soir au pays de Born, qui s’ arrête devant le cinéma de Contis. Il entre dans le hall d’accueil, discute avec Betty, boit un demi, puis remarque un tout petit journal ouvert sur l’une des tables. C’est un numéro de ROUE LIBRE.

« Tiens » se dit-il «  qui c’est ce Guy qui écrit qu’on fait du quad dans les tranchées de Verdun, qui imagine Sarkozy en traquet rieur, et qui fait la lettre d’un gosse de riche au père noël ? … Oh, et puis merde ! le voilà qui se fout de notre gueule ! »

Il ne fera pas le rapprochement entre ce Guy de ROUE  LIBRE et un certain --- ------ de ----- .

Attention ! J’ai pas dit qu’il était con. C’est seulement un journaliste de Sud Ouest. Il se conforme à une ligne éditoriale, il sélectionne sur l’ordre du Grand Patron et selon des critères définis.

Dans un proche avenir, avec toutes ces politiques de délocalisation et d’emplois précaires, sous la pression du baron Seillère et du Médef, dans le reflux vers le grand large des 35 heures, concurrence oblige, Sud Ouest devra se « relooker », doter les nouveaux journalistes roumains payés 1000 euro par mois, d’ ordinateurs équipés de logiciels de sélection des courriers de lecteurs.

Désormais, l’on introduira les lettres, les messages, les fax reçus, environ une centaine de courriers par semaine, dans « l’avaleur », et l’ordinateur « moulinera » une sélection aux petits oignons, bien mijotée, pas trop salée ni poivrée, et qui fera pas trop mal au ventre ni trop travailler la tête.

 

VOIR  LA  SUITE  DANS  suite 1 des courriers...

 

  

2 votes. Moyenne 2.50 sur 5.

Ajouter un commentaire
Code incorrect ! Essayez à nouveau

a href="http://www.hebdo-landes.com" target="_top">Référencé sur Hebdo Landes !