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            LE FESTIVAL DE GEOGRAPHIE A SAINT DIE DES VOSGES

            Le 16ème festival international de géographie s’est tenu à Saint Dié des Vosges du 29 septembre au 2 octobre 2005. L’Italie était cette année le pays invité, avec ses stands, ses expositions et son village aménagé devant la Tour de la Liberté.

            Le thème centralisateur de toutes les conférences, tables rondes, expositions, documentaires et films, ainsi que celui du salon du livre et même si l’on peut dire, du salon de la gastronomie occupant l’Espace François Mitterrand, fut cette année 2005 :

« LE MONDE EN RESEAUX. LIEUX VISIBLES, LIENS INVISIBLES »

            La première observation que je fais, de ce festival, c’est que les gens du pays Vosgien et des contrées environnantes, et même des gens venus de toutes les régions de France, d’Europe ou d’ailleurs, des gens du « grand public », donc, ont été fort nombreux : plusieurs dizaines de milliers répartis durant les quatre jours entre les salons du livre et de la gastronomie d’une part ; et les débats, conférences et spectacles d’autre part.

A mon avis, les salons du livre et de la gastronomie drainent toujours un assez large public. En l’occurrence, ils ont invité les gens à découvrir ce festival dans la plupart de ses activités d’autant plus que l’organisation, l’accueil et la facilité d’accès aux documents, brochures et bulletins d’information bien présents sur les divers sites, ont contribué à l’intéressement du public. Et de surcroît, tout était gratuit. Aucun droit d’entrée, accès libre aux films, documentaires, spectacles et conférences.

            Voici, de toutes les conférences et tables rondes, celles qui ont eu le plus de succès et pour lesquelles d’ailleurs la ville de Saint Dié avait réservé les salles les plus vastes, à l’Espace Georges Sadoul, au grand salon de l’Hôtel de ville, au musée Pierre Noël et à l’amphithéâtre de l’IUT :

--« Liens trop visibles et lieux méconnus : les activités de l’informel, leurs réseaux et leur ancrage urbain ». Par Jean Fabien Stek, géographe, université de Paris X.

… A partir d’un exemple précis : le croisement de deux pistes au Mali, avec le développement d’une activité économique naissant par des rencontres entre populations au « carrefour géographique », l’établissement d’un marché, les échanges, les voies de communication nouvelles, les liens se renforçant, et, à partir de ce foisonnement d’activités de plus en plus complexes et élaborées, la constitution de réseaux structurés et organisés.

--« On vous observe, on vous suit à la trace : les filets de l’information géographique, mythes et réalités ». Avec Dominique Wolton, directeur de recherche au CNRS, et Sylvain Allemand, journaliste (entre autres).

… Les satellites d’observation, usage civil et militaire. Les limites de la technologie. Les images et leurs interprétations diverses, et comment les médias se servent des images. Quelques fantasmes et idées reçues…

--« La fracture numérique : la marginalisation par les nouveaux réseaux est-elle fatale ? ». Par Gabriel Dupuy, géographe à l’université de Paris I, Dominique Wolton, grand témoin du festival.

… 15% seulement de la population mondiale aujourd’hui, utilise Internet. Disparités entre les régions, les quartiers, les catégories sociales… Mais « maillage » du territoire en espaces publics : médiathèques, ateliers de formation. Information, transmission, apprentissage inter générationnel créant des liens de communication.

--« Les réseaux des firmes transnationales : les délocalisations sont-elles fatales ? » Par François Bost, géographe à l’université de Paris X, Michel Delapierre, économiste CNRS, Philippe Jean Lecas, de l’union Française des industries de l’habillement…

… Emergence d’un ensemble de technologies qui bouleverse l’ordre économique ainsi que les notions d’espace, de territoire, de marchés, d’échanges et de consommation… Face à la rapidité de l’évolution des technologies apparaissent des comportements d’acteurs et de décideurs, des concentrations d’entreprises à l’échelle planétaire, qui se révèlent préjudiciables à une part de plus en plus importante des populations du monde.

Quelqu’un dans la salle a d’ailleurs fait observer que le stade des délocalisations est déjà révolu puisque se développe tout un système de sous-traitances par des sociétés implantées dans des « pays émergents » fabriquant à moindre coût et sur place les produits vendus par les grandes marques Européennes ou Nord Américaines.

Il faut tout de même savoir qu’en Chine, pays « très émergent » et intéressant à plus d’un titre, en dépit d’une élévation croissante du niveau de vie de beaucoup de gens, le revenu moyen par habitant demeure largement inférieur à celui d’un Européen. Mais aussi que les gens prennent conscience de leur situation et expriment des revendications, vont bientôt former des syndicats, s’organiser et lutter contre des inégalités que jusqu’alors ils considéraient fatales. Un pays d’un milliard et demi d’habitants évoluant ainsi aussi rapidement risque fort à court terme, sinon de changer la face du monde, du moins de modifier les rapports de force entre les privilégiés et les décideurs, et l’ensemble d’une population jusque là docile et malléable. Dans la perspective du dynamisme, de l’intelligence et de la capacité à s’investir, mais aussi de l’évolution culturelle et scientifique de ce peuple, il faut y voir là, pour le devenir du monde et de l’humanité en général, une espérance réelle pour un monde « mieux équilibré », plus ouvert, plus communiquant et plus orienté vers des « savoirs » partagés. Bien sûr, ils n’ont pas comme nous, « les droits de l’homme » ni la même culture, et l’on peut à juste titre, s’inquiéter de leur évolution. Mais que représentent, dans une réalité aussi implacable, aujourd’hui, ces « droits de l’homme » que d’une part on vénère, et que d’autre part on bafoue ?

--« Comment les réseaux d’idées et d’influences forment-ils le monde ? » par Jean Robert Pitte, géographe, président de l’université Paris sorbonne.

… Des liens s’établissent entre des gens de diverses sensibilités, origines et cultures, parfois séparés géographiquement par de grandes distances, autour d’objectifs idéologiques, d’une représentation du monde, de pratiques communes et d’implications définies autour de symboles, de règles et à partir d’un fait historique déterminant plus ou moins relié à un mouvement religieux ou social. Ou encore, à la suite d’une découverte scientifique ou d’une connaissance nouvelle du monde et de l’univers. D’autre part, certains évènements ou évolutions de l’activité humaine, ayant des répercussions dans la vie des gens, remettant en cause les équilibres naturels, l’avenir de la planète, par les réflexions et les actions qu’ils suscitent, créent des liens de communication entre des gens qui vivent dans un même espace géographique et sont en relation, par Internet ou la téléphonie mobile, avec d’autres personnes confrontées aux mêmes phénomènes.

Ces liens se structurent et se ramifient, se renforcent et se prolongent, formant ainsi des réseaux, exactement comme une toile aux fils entremêlés qui envahirait peu à peu un espace de plus en plus grand. Certains de ces réseaux deviennent internationaux et leurs membres les plus influents s’infiltrent, bénéficiant de reconnaissance et de crédit, dans un corps social et économique déjà hiérarchisé et organisé qu’ils transforment et refondent.

A noter que des solidarités nouvelles et puissantes naissent de l’implantation de quelques uns de ces réseaux et que leur influence dans le monde, alors, du fait de ces solidarités, devient prépondérante, et même parfois, fédératrice.

Si jadis, les réseaux étaient le plus souvent occultes, combattus par le pouvoir en place, frondeurs et conspirateurs ; ils tendent aujourd’hui à s’étendre au grand jour, à se faire reconnaître et participent même à la vie sociale, politique, économique et culturelle. En somme, ils ont quitté l’ombre pour se mouvoir désormais dans la lumière. Mais il faut y voir là autant de raisons d’espérer un monde « meilleur » que de s’inquiéter d’un monde très inégalement partagé entre la domination des uns et la soumission des autres, les richesses et le savoir accaparés par une minorité privilégiée d’une part ; la pauvreté et l’obscurantisme du plus grand nombre des habitants de la planète, d’autre part.

            Outre les conférences et tables rondes, il y avait aussi, disséminés dans toute la ville, des « cafés géographiques ». Je n’en dresserai pas ici la liste ni les lieux, mais voici quelques thèmes développés, entre autres, dans ces cafés :

« Le développement durable : une utopie durable »

« Nouveaux citoyens, futurs citoyens ? »

« Quelle place du prof dans les nouveaux environnements numériques de travail ? »   

« Le FIG hors les murs, le FIG dans les cafés »

« Les transports en montagne : le bout du tunnel ? »

« La géographie. Je t’aime ! Moi non plus ? »

« L’Iran contemporain : voyage au pays des Mollahs »

« Les quartiers chauds sont-ils forcément enclavés ? »

« Comment le tourisme met le monde en réseaux ? »

            Il y eut en tout, de 175 à 180 conférences et cafés géographiques répartis durant ces quatre jours. D’où la sélection drastique qui malheureusement s’imposait, même pour une personne présente au festival de 9heures du matin jusqu’à 23 heures et ne se nourrissant que de sandwiches.

            A noter la cérémonie d’ouverture, de 18 à 20 heures, le jeudi 29 septembre à l’Espace Georges Sadoul, d’une très grande tenue, d’un « haut niveau relationnel », d’une très grande simplicité quoi qu’avec un peu de « solennité conviviale » mais c’était tout à fait normal, et surtout beaucoup d’humour. Il est vrai que le présentateur, dans un habillement Vénitien du temps de la splendeur de la cité des Doges, nous a fait un fameux numéro avec force billevesées et anecdotes amusantes.

Il en fut de même pour la cérémonie de clôture, le dimanche 2 octobre.

            Enfin j’évoquerai rapidement quelques uns des documentaires et films auxquels j’ai assisté, toujours en devant opérer une sélection car il y avait bien une trentaine de représentations au moins, réparties sur les quatre jours :

-La bataille des graines, mis à disposition par France 3 Lorraine Champagne Ardenne, où furent évoqués les biotechnologies, les OGM, les conflits, le marché…

-L’agriculture en Europe – Italie : les jardins de l’an 2000. Penser l’intégration – Terre en limite, mis à disposition par le Centre Régional de Documentation Pédagogique de Nancy.

-La vie en otage, mis à disposition par l’institut de recherche pour le développement, où il était question des enlèvements nombreux et quotidiens, par la Guérilla et les Mafias locales en Colombie : enfants, adultes, députés, gens de toutes conditions disparaissent, sont emprisonnés, foyers brisés, rançons, exécutions, réseaux s’organisant pour retrouver les disparus ou parvenir à communiquer avec eux…

-Nioro du Sahel, une ville sous tension, mis à disposition par l’institut de recherche pour le développement… L’installation de l’électricité et les problèmes quasi insolubles posés : au départ, de riches commerçants utilisent des groupes électrogènes, puis l’ensemble de la population aspire à l’arrivée de l’électricité dans tous les quartiers, mais des difficultés techniques liées aux guerres d’influence et aux inégalités sociales font échouer des projets ou retardent leur mise en place.

Et oui ! Il faut tout de même savoir qu’en 2005, de nombreuses régions de la planète, principalement en Afrique, n’ont pas l’électricité ! Et donc, sans électricité, pas de « nouvelles technologies » ni de développement économique ou industriel.

-Cinéma Art et Essai :

     Caterina va en ville, de Paolo Virzi : une jeune fille, poussée par son père un peu marginal, se fait des amies parmi les familles influentes de sa classe, alors qu’elle débarque tout juste d’un village de campagne…

     Les clowns, comédie dramatique de Federico Fellini avec Tino Scotti, Ricardo Billi, Fanfulla… Un voyage à la recherche des anciens clowns et de leur mémoire (très émouvant)

     Gens de Rome, comédie dramatique de Ettore Scola, avec Giorgio Colangeli, Antonello Fassari, Fabio Ferrari… Ce film rend hommage à Rome dans une profusion d’images, de personnages, de quartiers, d’histoires, de situations drôles ou tragiques, et de dialogues émouvants.    

            En conclusion je dirai que je note, en particulier par ce festival et le succès qu’il a eu, mais aussi  par d’autres manifestations culturelles ou artistiques auxquelles j’ai assisté cette année, un « frémissement » dans le comportement de certains de nos concitoyens, chose encore inimaginable il y a quelques années… De plus en plus de gens sont demandeurs d’informations, deviennent curieux de l’état du monde, s’interrogent et réfléchissent. Les débats ont été animés, mais conviviaux. Les intervenants ont bien argumenté, posé des questions pertinentes et cela sans aucune violence ou dérive… Certes, il reste encore beaucoup de chemin à parcourir afin de vivre ensemble dans un monde mieux équilibré avec richesses et savoirs partagés, mais il est encourageant d’observer que sur tous ces fils tissés millimètre après millimètre, d’une toile à l’autre, un « courant » commence à passer.

            Entre la géographie du monde et la géographie des êtres, une symbiose est possible : nous le savons, nous humains, bien que nous l’ayons oublié et que nous nous débattions encore dans la loi de la jungle.

Je termine par cette question : des « éléments isolés », n’appartenant à aucun réseau, pourraient-ils former un nouveau « tissu », d’une structure inconnue, mais qui « prendrait » comme du levain ?

 

Pour avoir des informations complémentaires : http://fig-st-die.education.fr/ ou aller dans google.fr : taper 'festival international de géographie' vous aurez une liste de sites.

Voici également quelques ouvrages de Dominique Wolton, directeur de recherche au CNRS :

-Internet et après? Une théorie critique des nouveaux médias.

-L'autre mondialisation

-Il faut sauver la communication.    Chez Flammarion pour les 3 ouvrages.

 

                        DU  MONDE  DE  L’EDITION  ET  DE  LA  DIFFUSION  DES  ŒUVRES…

 

            J’ouvre ici un débat qui, aujourd’hui, dans la réalité de l’expression écrite et de la diffusion des œuvres littéraires, artistiques ou autres -- je pense aussi au cinéma, au théâtre, à la musique – me semble essentiel.

Mon propos s’articulera, certes, autour de l’expression écrite, des livres et des auteurs, mais d’une manière générale, j’étends le débat à toute forme d’expression artistique.

            Imaginons un « Portable », de format livre 14/21, épaisseur 2cm, comportant 2 volets se refermant l’un sur l’autre, comme un livre qu’on ouvre…

Unité centrale incluse dans l’épaisseur de l’un des 2 volets, avec sur le bord des ports USB et prises de connexion réseau ( pour utilisation nécessitant un branchement ). Batterie à très grande autonomie incluse à l’intérieur de l’autre volet. Système WI FI hyper performant, supposant une accessibilité permanente et en tout lieu ( cela marcherait comme une sorte de transistor haute technologie permettant d’être relié n’importe où à son fournisseur d’accès ). Autrement dit, quelque chose de bien plus performant que l’ADSL ou le WI FI actuels.

Ouverture de l’ordinateur – livre :

Les surfaces internes des 2 volets sont lisses et inaltérables. Il y a 2 options essentielles :

-La première est celle de la fonction ordinateur portable : à gauche l’écran et à droite clavier et touches de fonction. Les touches sont de petits carrés sur les quels on appuie avec les doigts ou le bout arrondi d’un crayon.

-La deuxième est celle de la fonction livre.

Deux petites touches sur le côté de l’ordinateur permettent de sélectionner l’une ou l’autre des 2 fonctions.

Et voici les particularités de la fonction livre :

Après avoir choisi le livre sur un moteur de recherche ( espèce de Google des livres ), et fait le nécessaire pour sa mise en place et donc sa lecture possible, on sélectionne l’option livre :

Sur les faces internes apparaissent les 2 premières pages du livre. A la fin de la 2ème page, on appuie sur un petit carré « page suivante ». En dessous de l’une des 2 faces internes, il y a une barre de fonctions. De plus, dans l’option livre, l’ordinateur replié présente sur sa face couverture le titre, l’image du livre avec le nom de l’auteur, et sur la face « 4ème de couverture », le résumé.

Dans la barre de fonctions apparaissent les touches : préface, sommaire, dernière mémorisation. Quand on appuie sur « dernière mémo », on retrouve le texte là où l’on l’avait laissé. Et si l’on décide de consulter d’autres livres, chaque mémorisation précédente peut être rappelée. Si l’on veut arrêter la lecture complètement, il y a une touche « terminé ».

L’auteur est lui-même son propre éditeur. Il formate le texte de son livre et sa page de couverture à l’aide d’une fonction spécifique du moteur de recherche. L’enregistrement est alors automatique, le livre est référencé, déclaré, déposé légalement, prêt à être appelé et lu.

            Voilà donc pour l’édition en ligne, telle que je la conçois. Mais rien n’empêche les lecteurs de continuer à acheter des livres vendus en librairie, édités par des éditeurs, ou auto édités et auto fabriqués.

Les auteurs peuvent vendre eux-mêmes leurs œuvres en ligne en adhérant à un système de paiement sécurisé : dans ce cas, l’œuvre n’est disponible qu’après le paiement. Les auteurs peuvent aussi faire le choix d’une diffusion libre et sans paiement pour les œuvres qu’ils souhaitent verser dans le domaine public.

           

            REPONSE  DE  « VIEUX RENARD », à ce sujet, sur un forum d’Alexandrie :

« Personnellement, je préfère toucher les pages d’un bouquin, sentir leur contact au bout de mes doigts… Tout ça, l’électronique ne l’apportera jamais. L’idée, cependant, ne manque pas d’intérêt, mais on file tout droit vers le pillage littéraire comme c’est déjà le cas pour les films. Y avais-tu pensé ? »

 

            MA  REPONSE :

Oui, j’y ai pensé ! C’est pourquoi, hormis les systèmes de protection et de déclaration pour la propriété intellectuelle, qui existent déjà, il reste à concevoir ou à définir des règles, des « barrières », des modes de diffusion qui protègent encore plus les auteurs… Ceci bien sûr en ce qui concerne l’authenticité des œuvres et leur non exploitation à des fins que l’auteur n’a pas choisies…

Toutefois, dans le cadre de l’exploitation commerciale, je reconnais que mon idée est révolutionnaire et difficilement réalisable dans le monde où nous vivons : la plupart des auteurs vendent, d’une manière ou d’une autre, leurs œuvres, souvent par l’intermédiaire d’un éditeur classique ou en ligne. D’autre part, le livre a un prix, un prix de base, déjà, puisqu’il faut du papier et de l’encre pour le fabriquer.

Je proposerai donc deux choix, dans mon idée, en pleine connaissance de cause :

-Soit l’auteur décide de verser ses œuvres ou une partie de ses œuvres, dans le domaine public, c'est-à-dire libre et gratuit, consultable par tous les lecteurs potentiels : dans ce cas il ne perçoit aucun bénéfice. Mais il est protégé, authentifié, déclaré, et personne ne peut exploiter son œuvre sans son consentement.

Dans le cas d’une proposition émanant d’un éditeur ou d’un organisme ou d’une société d’exploitation ( cinéma, théâtre ou autre ) qui vise à l’adaptation ou à la production d’une œuvre de l’auteur, une telle proposition pourrait alors faire l’objet d’un contrat en bonne et due forme selon, et c’est là la nouveauté : la seule volonté de l’auteur dans les conditions qu’il souhaite pour autant que la volonté de l’auteur soit cependant compatible avec des règles équitables.

Voilà, en gros, ce que je souhaite.

Personnellement, en tant qu’auteur, je fais le choix de diffuser mon œuvre sans contrepartie financière, c'est-à-dire demander d’autre à mes lecteurs que le temps mis à me lire. C’est la raison pour laquelle sur Alexandrie, mes ouvrages seront activés et que leur texte intégral sera totalement accessible.

Bien sûr, je demeure ouvert à toute forme de proposition et à tout débat en la matière. Ayant clairement défini ce que je veux et ce que je ne veux pas, il est évident que tout ce que l’on me proposerait qui conviendrait à mes vues et à mon esprit, serait, disons, envisageable.

Je conçois très bien que les uns et les autres, dans les différentes parties, puissent y trouver leur compte, mais cela doit à mon avis être l’objet de nouvelles règles.

Quoi qu’il en soit, c’est là un débat que j’ouvre ! Et sur lequel je souhaite que beaucoup d’entre vous s’expriment : aussi faites moi part de votre propre expérience, de votre « ressenti », votre vécu, et comment vous voyez les choses à votre façon selon vos repères, vos aspirations, vos intérêts, fussent-ils très différents ou opposés au miens…

S’il en est parmi vous, qui ont fait un choix similaire au mien, du moins pour quelques unes de leurs œuvres, je serai très heureux de le savoir, de les lire et d’envisager avec eux une action déterminante et organisée. Je pense que la non marchandisation des œuvres de l’esprit et de la culture en général peut très bien coexister avec le Système qui aujourd’hui domine. Même au prix de durs conflits. Dans une telle coexistence, à long terme, disons, quelques décennies, nous verrions bien si la non marchandisation de la culture ne prévaudrait pas finalement sur les intérêts et le pouvoir de l’argent, sur toutes ces courses aux prix, à l’audience, sur tous ces conditionnements aux modes et tendances, à la gloire des uns et l’effacement des autres…

 

                        TELECHARGEMENT ET DROIT D’AUTEUR

 

            Afin de trouver un équilibre entre les droits d’auteur et la possibilité pour les internautes de télécharger des œuvres, il me parait nécessaire en premier lieu de bien poser les questions essentielles :

1/ Lorsqu’une œuvre devient accessible sur le Web par le téléchargement, peut-elle être copiée sur un fichier personnel ou sur un support tel que disquette, clé ou CD ?

2/  Le téléchargement de l’œuvre, avec ou sans copie possible, peut-il être totalement gratuit et libre d’accès ?

3/  Si le téléchargement d’une œuvre ne devient possible que moyennant un paiement sécurisé par carte bancaire, où irait l’argent versé par les internautes ?

            Ces trois questions me semblent en effet essentielles. Très concrètement, voici quelques situations à considérer :

            a/ Certains auteurs n’ont pas, à priori, personnellement besoin de percevoir sur leur dernière production un droit d’auteur particulièrement conséquent. Ce sont les auteurs dont la « carrière », si l’on peut dire, leur a permis de « bien gagner leur vie »…

            b/ D’autres auteurs, très nombreux ceux là, ont réellement besoin de percevoir un revenu décent et si possible, régulier.

            c/ Un jeune, lycéen, étudiant, ou même un moins jeune, à revenus modestes, souhaitera télécharger une œuvre pour un prix très bas ou même gratuitement.

            d/ L’intermittent du spectacle, technicien, éclairagiste, organisateur, professionnel ou artiste de scène, a lui aussi besoin d’une rémunération. Il est évident que lorsqu’un auteur tel que Johnny Halliday se produit en spectacle au Zénith, parc expo ou sous chapiteau géant, cela fait du monde sur le terrain pour que le spectacle ait lieu ! Et tous ces gens là sont des gens qui bossent et doivent être payés en conséquence !

            e/ La ville qui invite un artiste en salle des fêtes ; l’association culturelle ou de loisirs qui organise un spectacle où se produisent des artistes, doivent supporter des charges financières telles, que les cotisations ou les prix d’entrée ne peuvent à eux seuls couvrir.

 

            En réponse à la 1ère question, je pense qu’une œuvre téléchargeable ne devrait être copiable que sur autorisation confirmée par l’intermédiaire d’un « site des auteurs » légalement enregistrés, et que la personne réalisant la copie s’engage à n’utiliser cette copie qu’à titre privé et en des lieux qui ne soient pas des lieux publics (salle des fêtes, cafés, place publique, locaux d’association ou de communes).

            En réponse à la 2ème question, je dis NON à la gratuité du téléchargement. Sachant qu’un CD dans le commerce se vend entre 15 et 25 euro, je pense qu’un prix de 8 à 10 euro serait « raisonnable » pour un téléchargement.

Toutefois, l’auteur s’il le souhaite, peut décider de rendre son œuvre ou une partie de son œuvre accessible gratuitement sur le Web, par une procédure d’accès libre. ( Vous vous en doutez : ces auteurs là seraient fort peu nombreux).

Afin de permettre à des jeunes ou moins jeunes de télécharger des œuvres pour un « premier prix de base », je pense que cela devrait être possible depuis la médiathèque la plus proche du domicile du demandeur. Par exemple, pour un prix de 3 ou 4 euro.

            En réponse à la 3ème question, voici la répartition des sommes versées par les internautes que je propose :

Entre 10 et 50 % à l’auteur selon la situation justifiée de ses revenus, soit 10% pour les plus « gros » et jusqu’à 50 % pour les autres.

Et tout le reste revenant aux intermittents, et aux communes et associations organisatrices de spectacles.

Supposons 10 millions d’opérations de téléchargement en France en un an : à 6 euro en moyenne par opération cela fait 60 millions d’euro dont 30 pour les intermittents et les frais d’organisation. 30 millions d’euro de plus que ce qu’il y a actuellement.

            A voir !

 

                        ET SI JULES VERNE NOUS REVENAIT ?

 

            D’une autre dimension que l’affaire Clearstream… Et que bien des polémiques, « politicailleries » et autres sujets « brûlants » d’actualité…

(D’après deux articles du journal Le Monde, l’un de Jean François Augereau et Pierre Le Hir : « Soleil », un scalpel de lumière pour disséquer la matière ; et l’autre, de Hervé Morin : les lois de l’hérédité de Mendel sont chamboulées par le bout de la queue d’ une souris…)

 

 

 

            « SOLEIL », un scalpel de lumière pour disséquer la matière : avec ce cyclotron, accélérateur circulaire de particules (nucléons, ions lourds), dans lequel l’augmentation de la masse des particules est compensée par une variation du champ magnétique, la France, les Etats-Unis, le Canada, L’Angleterre, l’Espagne, l’Allemagne, la Chine, l’Inde, l’Australie… se dotent ainsi d’un outil qui permettra aux chercheurs de disséquer la matière et les éléments de ce qui compose la matière…

Utilisée dans les domaines de la physique, de la chimie, de l’électronique, des nanostructures, de la conception et de la fabrication de nouveaux matériaux, cette technologie sera également appliquée en biologie dans la structure des protéines, des virus et des ribosomes.

En résumé, « Soleil », ce « synchrotron de 3ème génération », va produire une lumière dix mille fois plus intense que celle du soleil : un faisceau de photons encore plus fin qu’un cheveu se comportera alors comme une sorte de « scalpel de lumière » pour pénétrer jusqu’au cœur de la matière… inerte et vivante, puis d’analyser tous les composants de la matière… D’où la possibilité pour les scientifiques et les chercheurs, d’intervenir sur la matière et de la modifier ! Le potentiel de ces « machines » de la nouvelle génération scientifique est tel… et ouvre la porte à tant d’innovations, que pas un seul pays « industrialisé » n’envisage de s’en passer.

Si les premiers « faisceaux » doivent être mis en service au début de l’année 2007, et si leur nombre, en 2009 serait de  24 dans le monde… L’on imagine alors la progression fantastique des nouvelles technologies et nanotechnologies, en particulier dans la biologie, les implants électroniques, l’investigation, le contrôle et le suivi du comportement individuel, la médecine… Et la production énergétique !

Verra-t-on d’ici « quelques années » à peine, par exemple, de nouvelles piles ou accumulateurs à combustible, à grande puissance et capacité de stockage, de faible volume et capables de nous chauffer, d’éclairer nos villes et nos maisons, de faire rouler nos véhicules, voler nos avions, etc ?

 

            LES LOIS DE L’HEREDITE remises en question… Par des expériences réalisées en laboratoire, tout récemment, sur des souris.

Une chercheuse de l’université de Nice – Sophia Antipolis, Minoo RASSOULZADEGAN, avec ses collègues, a découvert que certaines souris n’avaient plus le caractère correspondant à l’information génétique portée par leur ADN : un ARN messager chargé de la traduction en protéines de l’information portée par l’ADN correspondant, se trouvait réduit de moitié. « Le résultat frappant était une accumulation d’ARN à ce niveau dans le noyau de la cellule », nous dit la chercheuse. Et c’est bien cet ARN transmis au fil des générations par les cellules sexuelles, qui produit le nouveau caractère.

Cette découverte s’ajoute à toute une série de mécanismes de transmission mis en évidence ces dernières années chez les végétaux et même chez l’homme. Encore méconnus, ces « mécanismes » montreraient que l’on a sous estimé l’influence de l’environnement au niveau cellulaire dans la transmission de certains caractères jugés jusqu’alors déterminés uniquement par L’ADN.

Selon la chercheuse, ce phénomène mis en évidence ouvre la possibilité pour les scientifiques, d’intervenir dans une infinité de variations paragénétiques, du fait même du pouvoir acquis sur l’environnement de la cellule. Ainsi les chercheurs de demain, par le développement des nanotechnologies, pourraient-ils accroître dans un sens déterminé l’influence d’un environnement et d’un « conditionnement » particulier, sur cet ARN messager d’un nouveau caractère… Qui, de toute évidence, aurait besoin de « traverser » au moins 2 ou 3 générations. Une « alchimie » du pire et du meilleur, en quelque sorte, et qui, intégrée dans une évolution considérée « gérable » par nos sociétés, passerait inaperçue, le temps de notre vie actuelle au quotidien.

            Et si Jules Verne nous revenait ? Qu’imaginerait-il de nos jours, lui, écrivain, homme de science et visionnaire ? Quel regard porterait-il sur notre monde ?

            Pour conclure, je vous invite à réfléchir et en tirer les conséquences pour l’avenir… Notre avenir.

 

  

 

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Commentaires (1)

1. Sylvie 18/11/2005

J'avais fait comme toi, j'avais mis un roman sur Alexandrie et j'étais très contente qu'il soit lu et d'avoir de bons commentaires. mais certaines personnes m'ont dit "Moi, je ne peux pas lire sur écran et puis un livre, j'aime bien l'avoir en main, c'est presque charnel", alors je l'ai fait éditer chez Manuscrit et je le regrette amèrement : je n'ai plus le droit de le mettre en libre chez Alexandrie (il est seulement dans la librairie) mais Manuscrit n'honore pas les commandes papier (je n'ai même pas un exemplaire pour moi...).
Alors, en fin de compte, j'aurais préféré qu'il reste en libre plutôt que d'en être là.

Sinon, je suis assez pour faire "coexister" les deux systèmes : je mets des textes sur mon site, mais j'aimerais bien les avoir aussi sur papier. C'est quand même différent, ce n'est pas la même approche.
Etre lu, cela reste pour moi le principal, mais tout le monde ne peut lire sur écran et le papier a un prix... certain.

Un autre problème se pose à mes yeux : la qualité ! Quand on voit sur Internet certains textes, l'écriture, l'orthographe, le style, tout est à hurler ! on ne peut aller au-delà de la dixième ligne (moi en tout cas).
Alors, si l'auteur est son propre éditeur dans ton système...
C'est le cas aussi de bon nombre des éditeurs à compte d'auteur qui fleurissent et qui publient n'importe quoi, sans relecture, sans rien !

Alors bien sûr, ton système est idéal, mais il y aura pléthore de textes à lire, et combien faudra-t-il en essayer pour en trouver un intéressant ?
C'est justement à la suite de recherches de de lectures sur le net qui n'aboutissaient 9 fois sur 10 que sur d'horribles textes que j'ai monté (avec d'autres auteurs) un site qui me vaut de me faire traiter d'élitiste.

Alors, qualité... liberté... sélection... pléthore... pas simple

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