textes de mai juin 2005, la suite

                  PETIT  CONTE  SF  BIDON

 

            Deux cosmonautes, Rag, venu de Bêta 31 et Uli, venu d’Alpha 17, se rencontrent sur Gamma 101.

Rag :

Je viens de la planète des Génies.

Uli :

Comment ça, la planète des Génies ? Ce monde bleu dans le système solaire ? J’en viens moi aussi. Mais il n’y a pas que des génies sur Terra1. On y rencontre aussi les Trouduks.

Rag :

Oui, c’est exact, il y a aussi les Trouduks.

Uli :

Explique moi, alors !

Rag :

Sur Terra1, depuis la dernière « mondialisation » comme ils disent, les gens sont informés de tout ce qui se passe partout. Petits, beaucoup vont à l’école et plus grands, font des études. Alors, forcément, ils deviennent des génies.

Uli :

Cela en fait donc, des génies !

Rag :

Oui ! Ils sont des centaines de millions. Certains d’entre eux participent à des compétitions afin d’être différenciés, répertoriés et classés. D’autres renoncent aux compétitions mais n’en demeurent pas moins convaincus qu’ils sont les meilleurs dans leur genre. Et puis, il y a aussi sur Terra1 depuis la mondialisation, un Grand Marché des Génies. Car le génie se vend, s’achète, fait l’objet de transactions commerciales entre groupes très puissants de marchands formant des guildes et des réseaux concurrents qui se livrent entre eux des guerres féroces.

Uli :

A quoi ça sert alors d’être un génie si l’on est acheté, vendu et si ce sont ces puissantes guildes qui font valser les génies comme les scories d’un tourbillon d’éclats d’étoiles ?

Rag :

C’est simple : être un génie ça sert à ne pas être un Trouduk !

Uli :

Les Trouduks sont les autres gens que j’ai vus sur Terra1. Ceux-là n’ont pas réussi à l’école, habitent dans des maisons à étages qui ressemblent à des poulaillers géants, n’intéressent les guildes de marchands que dans la mesure où ils peuvent produire de l’engrais en énormes quantités au prix de revient le plus bas possible pour que ça leur rapporte le plus gras de la soupe dont ils rentabilisent l’excédent en le recyclant dans d’autres soupes qu’ils sont seuls à bouffer.

Rag :

Sais-tu, Uli, que parmi ces Trouduks il y en a qui se prennent quand même pour des génies ?

Uli :

Oh, ça ne m’étonne pas ! Mais ceux-là, ils sont encore plus trouduks que les autres Trouduks !

Rag :

Et les vendeurs de génies font aussi du blé avec les Trouduks qui se prennent pour des génies et les innombrables génies méconnus. Ne les entend-tu pas, Uli ? Ils clament haut et fort, annoncent dans leurs pubs : « Génies méconnus, venez à moi, je vous référence sur le Marché des Génies ». Ainsi les Trouduks qui se prennent pour des génies se disent-ils : « Je n’ai pas réussi à l’école, je vis dans un poulailler à balcons mais j’ai des idées autant que les génies ! ». Nonobstant rondes oboles aux vendeurs de génies et longues files d’attente, Trouduks juchés sur le haut de leur cul et génies méconnus aspirent à la fortune et à la reconnaissance.

         Conclusion :

C’est bien pareil partout : ils se castagnent tous la gueule… Les Génies, les Trouduks, les marchands de la Guilde…

Rag et Uli, sur Gamma 101, ne se sont pas castagnés. Ils ont dialogué. Qu’en sera-t-il lorsqu’ils se rencontreront sur Epsilon4, un monde plus désuni encore que Terra1, où la puissance des diviseurs-régneurs dépasse celle des marchands de la Guilde ?

Gamma 101 est une planète du système Neutrina. Il n’y a pas d’êtres humains à sa surface. L’on ne se castagne pas la gueule sur une planète où ne règnent ni guilde de marchands ni une idée plus qu’une autre. Une planète vierge de génies et de trouduks.

… Ah, si ! Oh, pardon ! J’oubliais… Il y avait tout de même des êtres sur Gamma 101. Enfin, quelques uns ! Des évadés de Terra1. D’anciens Trouduks et Génies devenus des ------- +

 

            + Génies ! Trouduks !... A vos marques ! Prêts ? Partez !

 

ENCORE  DE  BEAUX  JOURS  POUR  LES  LIVRES

 

            Le livre a encore de beaux jours devant lui-même si aujourd’hui dans le monde il s’en trouve autant sinon plus que d’êtres humains.

Sur la plage, dans le train ou le métro, en voiture, en tout lieu, un livre tient peu de place, est disponible, mobile, à portée de main.

L’on ne saurait en dire autant d’un ordinateur, même portable ! ADSL très haut débit, oui ! Mais il faut tout de même naviguer de site en site, faire défiler pages et images. Sur la plage, dans le train, le métro ou l’avion, rien ne vaut un livre !

            Projetons nous dans l’avenir… Disons de quelques années. Imaginons un petit ordinateur de la taille d’un best-seller de 200 pages format 14/21, sans fil de connexion, relié au fournisseur d’accès comme l’est un transistor sur France inter ou Europe 1. Tu ouvres l’ordinateur, il n’y a que deux pages intérieures. Celle de gauche est l’écran, celle de droite comporte en sa partie supérieure un « plateau » de commandes et en sa partie inférieure couvrant les 2/3 de la page, un « plateau » clavier qui d’un coup de clic se transforme en « plateau » ardoise à l’intention des utilisateurs désirant écrire à la main.

Un tel ordinateur serait-il le « livre miracle », le livre de tous les livres ? Ce n’est pas sûr. Sur la plage, un livre ne craint pas le sable. En bibliothèque, un livre ne coûte rien. Chez un libraire il ne vaudra jamais le prix d’un ordinateur. Et nos futurs « seniors » de 80 ans aujourd’hui âgés de 60 ans, même s’ils ont déjà des ordinateurs, achèteront encore des livres.

Et le marché du livre peut aussi compter sur une large clientèle même si dans les vide greniers l’on brade des livres par cartons entiers.

            L’ordinateur, à moins de l’appeler Cassiopée ou Archibald, n’aura jamais la « poésie » d’un livre. Y rencontre-t-on comme dans un livre, un visage, un style, une écriture ?

L’écriture, au fil des pages d’un « bon » livre, a parfois de ces attouchements qui font encore plus de bien qu’un effleurement de lèvres… L’on en espèrerait au moins autant sur Cassiopée ou Archibald !

 

SIDI  EL  FACTOR

 

            « Oh ! Souveraine indifférence ! Oh combien je te pardonne ton silence si ton intelligence n’a que faire de ma pensée ! » Dis-je à ce destinataire qui n’a pas répondu à mes courriers.

« Sidi el factor » sur son vélo de la Poste n’a point extirpé de l’une de ses sacoches le courrier que j’attendais…

Par contre, lorsqu’il me vient une de ces enveloppes à l’écriture malhabile, dont le contenu n’est autre qu’une succession de phrases coup de poing assassinant ma pensée, de ces mots de rue ou de bistrot à peine lisibles et dont l’orthographe est désastreuse, je me dis qu’une telle « bafouille » ne vaut pas une réponse.

Si d’aventure l’intelligence sort ses griffes pour me répondre, alors je lui reconnais sa valeur même si elle me pourfend. Et de toute mon intelligence en l’état comme on dit d’un véhicule à vendre ayant déjà roulé sur nombre de chemins, je lui réponds, je me défends, même si je ne suis son égal.

Mais la bêtise, dame ! Elle me laisse sans armes et le cœur sali, l’âme en compote… Et plus convaincu que jamais de mon idée exprimée.

Je n’aime donc pas à priori ces enveloppes à l’écriture malhabile qui me sont adressées parfois sans nom d’expéditeur ou de quelque « clampin » que je ne connais ni d’Eve ni d’Adam… Et dont je crois avant même de décacheter, qu’il m’assassine !

L’écriture des « gens bien » serait-elle par son caractère, différente de celle des « clampins » coup de poing coup de gueule ?

J’ai parfois reçu de ces lettres à faire « bander l’âme » par leur écriture… Mais saigner le cœur. J’en ai rarement reçu de ces écritures de « gavatcho » qui m’ont chauffé le cœur à la hauteur des étoiles ! Cela est cependant arrivé et je les ai alors satellisées autour de mes planètes chéries.

Sur un ordinateur l’écriture ne se reconnaît plus à sa forme. Et si l’on pouvait avoir en option, outre le clavier, une « ardoise » et un crayon ? Du texte manuscrit sur l’écran, en direct ? Si nos logiciels de traitement de texte n’ont pas pris en compte la forme de notre écriture, s’ils ont inclus dans leurs bases de données exploitables, dictionnaires, correcteurs d’orthographe et autres techniques de présentation d’un texte, ils ne peuvent pas cependant être des nègres littéraires. Le nègre, c’est toi, moi, vous… Il reste donc pour signe de reconnaissance le style, le langage, à défaut de l’écriture manuscrite.

« Sidi el factor », je n’ai plus l’œil fébrile ni l’âme en émoi lorsque je m’apprête à tourner la clef dans la serrure de ma boîte aux lettres. Je n’attends plus de ces courriers qui « changeraient ma vie ». Outre le « Roue Libre » mensuel accompagné d’un petit mot de Yaya, et parfois une gentille lettre de l’une ou l’autre de mes cousines, quelques cartes postales de copains, je ne trouve en ta panse géométrique de métal, que ce qui m’outre ou m’indiffère : des impôts assassins, des factures inattendues, de la pub insipide… Et ces lettres de « clampins » sans nom ni adresse.

« Sidi el factor », tu as un sérieux concurrent : ma boîte « courriel » ( i maïl pour la prononciation tel que ça se prononce en Anglais ). Mais de ce côté-là aussi, ce n’est pas tous les jours Mardi Gras, d’autant plus que mes cousines ne versent guère dans l’informatique et les nouvelles technologies.

« Sidi el factor » cependant, en Francs pour le calendrier tu avais de moi 100 Francs. En euros 2005 je te donne 20 euros… Et merci pour ces douzaines à la douzaine de souveraines indifférences si pleines d’intelligence pour lesquelles ma boîte métal aura toujours des dimensions plus que correctes !

 

Marcel Proust :  Contre Sainte Beuve. Folio Essais.

 

            Découvrant Proust, que je connaissais jusqu’alors fort peu, je lis page 70 dans le chapitre « journées », ces lignes :

 

« J’aperçois un de ces êtres qui nous dit par son visage particulier la possibilité d’un bonheur nouveau. La beauté, en étant particulière, multiplie les possibilités de bonheur. Chaque être est comme un idéal encore inconnu qui s’ouvre à nous. Et de voir passer un visage désirable que nous ne connaissions pas nous ouvre de nouvelles vies que nous désirons vivre. Ils disparaissent au coin de la rue, mais nous espérons les revoir, nous restons avec l’idée qu’il y a bien plus de vies que nous ne pensions à vivre, et cela donne plus de valeur à notre personne. Un nouveau visage qui a passé, c’est comme le charme d’un nouveau pays qui s’est révélé à nous par un livre. »

 

            Sublime, n’est-ce pas ?

J’ai l’impression que ce Proust, il va devenir mon copain !

Mais je vous demande pardon pour les auteurs de ces temps ci que je n’ai pas étudié ni lus encore. En effet je suis assez nul, en littérature immédiatement contemporaine. Vous savez, quand on a passé 38 ans de sa vie dans une activité professionnelle et que durant toutes ces années, on a soi même écrit des milliers de pages… tout en étant passionné de virées en vélo, de balades et de nature, ça fait qu’il ne reste plus beaucoup de temps pour « parfaire et compléter sa culture générale » !

Proust fut contrant vers la fin de son existence à une certaine immobilité physique. Sa santé déclinait… Mais pas son esprit !

 

MA  DOPE

 

            Il semble que l’écriture soit pour moi devenu une drogue. Si j’ai du fric, donc de l’inspiration, j’achète de la drogue, donc de l’écriture. Je me shoote à l’écriture comme le camé à l’héroïne. La seule différence avec la drogue c’est que pour l’écriture je ne passe pas par un dealer. Je suis moi-même mon propre dealer et je m’achète de l’écriture avec mon fric, donc avec mon inspiration. Pourri de fric depuis 2 mois sinon 6, je me shoote l’âme, le cœur et les tripes  Sans drogue, donc sans écriture, je suis en manque. Je deviens con, plus con encore que la moyenne des cons… Mais qu’est-ce qu’un con, au fait ? Et devenu « con », fini la gentillesse, le chic, la classe… Ce serait plutôt la crasse, les coups de gueule avec des mots pourris, des « merde » et des « putin de putin » à n’en plus finir.

D’ordinaire, passé le solstice de juin c’est la décrue, la grande dégringolade… Ou l’envol selon les années. Mais voici 60 jours que je suis déjà « envolé », le solstice est passé, la « dépression de juillet » serait-elle au rendez vous de ma paresse et de ma crasse à venir ?

Telle une grosse bulle financière qui dope les bourses, j’enfle encore alors que déjà nous perdons une ou deux minutes au lever du soleil. Les grands froids de février, l’accablante chaleur de juin n’ont eu raison de ma fièvre d’écriture. Une fièvre qui se moque bien des médecins et de la clientèle des médecins…

J’en crèverai, oui, c’est sûr ! Mais les tripes brûlées et l’âme en supernova… Et peut importe la crasse, le dégueu, ou l’insignifiance des ions positifs ou négatifs, des atomes crochus, des pôles qui s’opposent, promis comme les géantes gazeuses, les planètes de Trouduks et de Génies à la déchetterie cosmique !

Que rafistolerait-on avec du yugcib déglingué récupéré en pièces détachées par une bande de Géniotrouduks squatteurs de poubelles d’une banlieue d’Andromède ? Et par quelle aventure de petits bouts de yugcib auraient-ils été disséminés à 2 millions d’années lumière de Terra 1 sur des astéroïdes bâtis comme des araignées – crabe fossilisés ?

            Mis à part ces délirants propos, je poursuis ma lecture de « Contre Sainte Beuve ». Je suis émerveillé mais aussi très impressionné par la critique de Proust sur la méthode Sainte Beuve, Gérard de Nerval et Sainte Beuve et Baudelaire. D’ailleurs, Bernard de Fallois dans sa préface nous confirme que Marcel Proust, « le plus grand romancier de son siècle, pourrait bien en être aussi le plus grand critique ».

Peu féru en littérature immédiatement contemporaine, il m’arrive cependant de lire dans « le monde des livres » ou dans le magazine littéraire, quelques critiques d’auteurs ou de livres nouveaux. Nos journalistes littéraires actuels, pourtant bardés de références, sortis de grandes écoles, en dépit de la qualité de leurs argumentations et de leurs analyses, du moins pour certains d’entre eux, ne me semblent plus, loin s’en faut, comparés à un Proust, aussi pertinents et clairvoyants.

 Cette réflexion que je me fais m’amène à penser que, si comme je le crains à juste titre, mon « inspiration » venait à se diluer dans l’inconsistance des jours « sans », une certaine paresse et un vide de l’esprit, il me resterait pour autant que je puisse combattre cette paresse, la volonté ou peut-être même la nécessité de me rendre du pas dont je suis capable sur les traces de ces grands esprits qui depuis l’Antiquité ont exploré des univers inconnus, se sont aventurés au-delà de frontières jusque là infranchissables. Alors j’entrerais autant qu’il me serait possible dans leurs interrogations, dans ce qu’ils ont ressenti. Et tel un « cosmonaute entomologiste », je scruterais à la loupe les yeux et les antennes de ces « étranges insectes ».

Et si je découvrais quelque chose ? Qui alors m’inspirerait vraiment ?

En conclusion, ma réflexion est que si survient cette « dépression de juillet », c’est peut-être pas si grave que ça, que j’aurais trouvé le remède au « manque » et que mon visage n’en souffrira pas.

 

    

            PORNOGRAPHIE

 

            En divers lieux publics tels que des espaces de communication et de rencontres, enfants, adolescents et adultes ont accès sur le Net sans qu’aucune interdiction ou procédure de blocage ne soit mise en place par des personnes gérant ces lieux, à des sites pornographiques ou pédophiles dont les images toujours plus « évocatrices », plus violentes et plus insoutenables ne cessent d’être diffusées et visionnées à grande échelle dans tous les pays du monde.

Certes il y a des commissions de contrôle, de nouvelles lois, des dispositifs dotés de technologies performantes pour combattre ce fléau planétaire. Mais la loi du profit, de l’argent et la pression croissante de tous ces réseaux de pornographie et de pédophilie organisés, aux ramifications inextricables semble s’imposer et invalider tous les efforts de ceux qui, très sincèrement, combattent la pornographie et la pédophilie sur le Net.

Lorsque des adultes, gestionnaires de lieux publics, visionnent en compagnie d’adolescents ou même d’enfants, de tels sites, commentent entre eux les images et se gargarisent ensemble de toutes ces situations « relationnelles » aussi ignobles que grotesques, c’est proprement révoltant ! D’autant plus que ces images sont parfois transférées sur des téléphones portables et mémorisées pour être de nouveau regardées ou retransmises par « mail » à des copains.

Imaginons l’impact que peuvent avoir ces photos sur l’esprit et la sensibilité de jeunes enfants, garçons et filles âgés d’une douzaine d’années… Ou plus jeunes ! La première réflexion qui s’impose est que « si cela se voit, c’est que ça peut se faire ». Alors fusent dans les cours de récréation des écoles des expressions telles que « Moi aussi je me suis fait téter », ponctuées d’éclats de rire, de propos condescendants ou injurieux à l’égard de celui qui n’en a pas fait autant.

Imaginons également les conséquences d’un tel visionnement dans un milieu familial plus ou moins défavorisé par une situation de chômage ou d’emploi précaire – Ou même dans une famille « normale »-- Alors que de jeunes enfants, frères et sœurs cohabitant dans une même pièce se livrent déjà à des jeux scabreux… Des photos aussi subjectives ne risquent-elles pas de se fixer, de nourrir l’imaginaire de ces enfants puis de les inspirer en d’autres jeux d’attouchements, d’embrassements et de gestes qui ne devraient être que ceux d’un couple d’adolescents ou d’adultes épris l’un de l’autre en une relation amoureuse ?

Et l’on s’étonne alors de ces situations incestueuses si fréquentes, si insidieuses et si étouffées dans le silence, voire la complicité familiale ! Rappelons tout de même que dans ce genre de relation entre frère et sœur, père et fille ou fils, c’est le plaisir qui prédomine, un plaisir égoïste et malsain qui enferme l’adulte ou le grand frère dans le monde clos du vice et de la domination, et la fillette ou le petit garçon dans ce même monde clos fait, lui, de soumission et d’obscurité.

Le milieu familial étant le premier environnement social dans lequel de jeunes enfants peuvent exprimer leurs émotions, leurs rêves et leurs besoins divers, il n’est pas étonnant que certaines pratiques sexuelles, pourtant condamnées par la société, puissent se développer entre des frères et des sœurs dormant dans la même chambre et se livrant aux mêmes jeux.

Aussi l’impensable, ce que tout le monde réprouve avec dégoût et horreur, ce qui ne devrait jamais être et que l’on croit impossible sous son propre toit, existe-t-il bel et bien et fleurit-il en plein terreau familial, putride, corrosif et parfois traumatisant lorsque l’un des parents lui-même participe à ces jeux à l’insu des autres membres de la famille. Parce que sournoisement et d’une manière détournée ou fortuite, la pornographie s’est insinuée dans le foyer par le Web et le téléphone portable… Exactement comme le ferait un virus.

            Les modes et les tendances, propulsées par la presse spécialisée dans les magazines destinés à la jeunesse et d’une manière générale par tout ce que cet univers de publicité, de gadgets, de parades vestimentaires et de produits consommables – jetables, ont ceci de particulier qu’elles contribuent à une banalisation et à une déresponsabilisation interdisant toute réflexion personnelle, toute interrogation et toute pensée libre.

N’y a-t-il pas là une forme abjecte de terrorisme planifiée à l’échelle du monde, peut-être encore plus insidieuse et dangereuse que le terrorisme que l’on connaît bien avec ses bombes et ses kamikases ?

 Par le pourrissement de l’esprit et des sensibilités qui vise non seulement les gens que nous sommes, pris dans l’étau d’une réalité économique implacable, mais aussi et surtout une jeunesse livrée en pâture aux appétits de grands prédateurs organisés ; de puissants réseaux structurés en guildes multi ethniques et internationales ne préparent-ils pas le terrain pour l’édification d’une cité peuplée de millions d’esclaves et de robots humains concentrés dans des ghettos et n’existant plus que pour satisfaire les besoins et les ambitions d’une caste de privilégiés au statut d’élus tout-puissants ?

Avec quelle hypocrisie et quel cynisme brandit-on dans le monde présent ces « valeurs sacrées », cette lutte du Bien contre le Mal, cette morale puante de générosité bidon et de puritanisme exacerbé, ces religions, ces idéologies, ces représentations nostalgiques d’un passé révolu genre « dans le temps c’était pas comme ça », et autres « suppositoires » et « olives bien huilées dans l’anus », alors que sévissent plus que jamais cette gangrène qui ronge nos cerveaux et cette pornographie galopante qui ne respecte même plus les gosses !

            En conclusion j’ai tout de même envie de dire que ces choses qui sont du domaine de la pornographie lorsqu’elles ont pour seul objectif le plaisir égoïste et le voyeurisme, si elles sont accomplies entre deux êtres réellement amoureux l’un de l’autre et consentants en une relation intense, passionnée et intime, avec délicatesse, prévenance, respect de l’autre et affection profonde, alors nous ne sommes plus dans le domaine de la pornographie et que, peut-être, tout est permis… Ou presque.

 

     Pour la suite de ces 'derniers crus', je vous convie désormais à 'entrez dans ma forge'...

Et merci de me lire, vous êtes sympas, je vous adore... Mais les 'admiratrices', si il y en a, elles m'émerveillent tellement que je saurais plus où me mettre si je les rencontrais! 

 

 

 

 

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