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                        LE  BONDY  BLOG

 

Sur un forum de www.alexandrie.org  Becdanlo écrit :

 

            « A l’heure où les esprits s’échauffent à nouveau à propos des banlieues, saluons le Bondy Blog, une écriture militante ! J’aime bien la phrase : il s’agissait de raconter la France les pieds dans les cités plutôt que le derrière dans les cafés du quartier latin. »

 

            Ce blog a été créé le 11 novembre 2005 alors que les voitures brûlaient encore dans les banlieues Françaises. Pour la quinzaine de journalistes Suisses de l’Hebdo qui se sont succédés dans un petit local de Bondy, il s’agissait de raconter la France, les pieds dans les cités plutôt que le derrière dans les cafés du quartier latin.

Trois mois plus tard, l’Hebdo a sélectionné et formé une dizaine de jeunes bloggers de Bondy et leur a remis les clés du blog.

Depuis le 1er mars, l’équipe locale des bloggeuses et bloggeurs raconte son quotidien, explore les cités, part à la découverte de Paris et de la province. Elle est encadrée par l’association « Bondy Blog » dont les responsables sont pour moitié de Bondy et de Suisse. L’association est financée en bonne partie par les droits d’auteur du livre « Bondy Blog des journalistes suisses dans le 93 » paru en avril 2006 aux Editions du Seuil.

 

            Accès au Bondy Blog :    http://previon.typepad.com 

 

 

            Le 13 nono Demilsuce, Yugcib a imaginé qu’il taguait au feutre noir sur un mur de vieille usine abandonnée, le long d’un terrain de friches industrielles…

Voici ce que cela donne :

            Sétai un gros bius avec plein de gosses d’riches qui allaient voir comment ça chiait dans les banlieues maquaque…

Y z’avait amené des joint, des magazine porno, des coktail molotov et es huitres crevées dans des mouchoirs blancs…

Une mémé était avec œufs : une grosse mémé attiffée comme une romano… Et la mémé disait : basta ! basta, les morbacs ! Tout a coul, y’a un clanpin la trentène bontin avec la foto de Ségolène dans son dos et son grand long/long foto à lui dans son calcif, qui craque une allouf en vidant sur le planché du bius une magnum d’kérozen.

Ah, putin ! Y va nous cramer ce con ! Les gosses d’riche en avait le slip qui crissait tellement ils serraient les fesses de trouille. Et la mémé braillait : eh, Kéro, Zen, Zen, Zen, reste Zen !

Et Kéro n’en crû pas ses roupettes : c’est pas du feu qui prit… Mais du Pipi Atomique cuvée 1995 Chateaubondy… L’on ne sétai jamais autan soulé dans un bius ! (le 118)

 

            Revenons tout de même au blog de Bondy…

 

            Par les temps qui courent, disons dans les six mois qui viennent, alors que beaucoup de sujets d’actualité vont devenir très brûlants et susciter des passions exacerbées, je pense que ce blog mérite d’être connu, visité, et que l’on s’y exprime.

Nous vivons de plus en plus dans des univers urbanisés ou qui ne cessent de s’urbaniser. Il n’y a pas si longtemps encore, nos villages étaient ruraux, avec une rue principale, des boutiques, la place de l’église, et quelques maisons disséminées aux alentours. Aujourd’hui presque tous ces villages ont pris un air de ville, avec des aménagements de voirie, des zones commerciales ou artisanales, des lotissements… Et la ville d’autrefois, devenue tentaculaire, s’entoure désormais de « cités dortoirs », de zones pavillonnaires ou de ceintures d’ensembles résidentiels, de tours de plus de dix étages…

            Je crois que le drame de notre époque en matière de communication et de relation, c’est de vivre les uns et les autres cloisonnés en clans, réseaux, groupes, appartenances, et de se retrancher ainsi du reste du monde, de se créer des repères, des limites, des rites, un langage, une culture « à part »…

L’on se réfugie dans une « bulle environnementale » et peu à peu, parfois même très vite, l’on en arrive à rejeter le monde, à croire qu’on a raison et les autres tort.

Je crois que la violence, les exactions et les flambées destructrices, et plus généralement, tout ce que l’on subit au quotidien, devient une sorte de « No man’s land » que nous ne pouvons que traverser avant que les gens enfin parviennent à se parler.

Tant que l’on écrira comme on écrit sur tous les sujets d’actualité depuis des dizaines d’années, jamais l’on ne convaincra, jamais l’on ne sortira de l’impasse… Tout ce que l’on sait faire, c’est aligner des argumentations à n’en plus finir, exacerber des émotions et du ressenti. Mais la mayonnaise ne prend plus ! Les gens en ont marre de la philosophie, des « recettes miracle » et autres contes de fée ou coups de gueule/coups de bâton.

Ce qu’il nous manque, c’est d’avoir ensemble sur l’actualité, sur le monde, sur les gens, un autre regard. Un regard qui ne se laisse plus diriger vers ce que l’on veut nous faire voir.

Arrêtons par exemple de dire « ça c’est bien, ça c’est mal » ou « c’est des cons, c’est des pourris »… Arrêtons de médiatiser autour d’un fait divers dans le seul but de sensibiliser et de créer de l’émotion. Mettons fin à tous ces débats qui ne riment à rien !

Laissons les gens parler, tout simplement, parler d’eux, laissons les faire leur « patchwork », écoutons les, échangeons avec eux du vécu, du rire, des « petits riens », de la « vie tout court », arrêtons nous sur les images qu’ils nous font voir, sur leurs créations, leurs acrobaties…

Le « Grand Forum Général », qui est celui de la rue, des places publiques, des lieux ouverts ou clos en lesquels se rencontrent les gens, n’est encore aujourd’hui qu’un immense champ de bataille dont personne ne sort vainqueur, où tout le monde veut gagner à tout prix, à n’importe quel prix ! Cela ne peut plus durer ainsi !

Le « Grand Forum Général » ne devrait-il pas être un lieu d’échange, un lieu d’anti solitude, d’anti isolement, d’anti exclusion ?

Et avant même d’y présenter, d’y dérouler comme par magie, des « projets bien ficelés » comme de beaux tapis d’un orient nouveau ; l’essentiel n’est-il pas cette flamme qui peu à peu s’allume dans le cœur des gens, une flamme que personne n’impose ou ne doctrine ?

            Faites connaître le Blog de Bondy ! Et d’autres qui lui ressemblent !

La littérature, c’est pas que des Grands Auteurs, des belles phrases, de belles idées et de beaux textes, non c’est pas seulement tout ça ! Il faut aussi de l’âme, du cri, du cœur, du ventre, du regard, de la voix, du geste…

Que vive haut et fort le blog de Bondy !

 

            Et, sur le mur de l’usine morte, Yugcib écrit encore, au feutre rouge cette fois :

 

LE PHENOMENE SEGOLENE…

            Tellement people la Ségolène, avec ses talons aiguille, son chic et son soft… Et ses petites phrases genre « On ne va pas remplacer une technocratie de droite par une technocratie de gauche » que, au printemps 2007, il soit fort possible que l’on nomme un bébé garçon venu au monde Ségolin !

Ségolin, alors, comme l’Ugolin de Manon des sources ! Ah, l’Ugolin ! Il avait dit « Si je me voyais dans une glace j’oserais plus me parler » ! (scène du costume de chasse)

Allez, allez, Ségolène ! C’est pas le pen de te faire flamber au second tour ! Vas-y carrément ! Tellement carrément que tu les enterres tous au premier tour !... Avant de nous enterrer tous dans un libéralisme chic/soft/classe/people/Grand Forum Général/

Mais tout de même ! Une femme ! ça fait rêver ! … Comme un lapin à bascule avec un panier de carottes dans son corsage.

 

… … … Crapahutant de ci de là entre les friches industrielles et les tas de gravats, Yugcib aperçut un exemplaire de Marianne, le numéro 500, du 18 Nono Demilsuce, qui, bien qu’à moitié déchiré, tout froissé et trempé de pluie, était ouvert à la page 76…

Sans doute, se dit Yugcib, que l’un des fans du club Royal avait jeté le Marianne 500 qui ne portait pas Ségolène aux nues ! Il aurait mieux fait de se joindre à la bande des bloggers de Bondy, ou d’écouter sur un MP3 les dernières musiques hard rock rappantes…

Mais y’avait pas que Ségolène, de déshabillée dans le Marianne ! Y’avait aussi « Ces jeunes talents aux états d’âme nobélisables »…

Une brochette de beaux p’tits minets/minettes, bien grillée, sentant bon le romarin et le basilic, toute prête à être léchée, puis mordue à belles dents…et pour finir chiée, par le téléphage Staraquiesque consommateur moyen celui là des banlieues moins « difficiles »…

De gauche à droite donc, et indépendamment de toute considération politique :

-Faïza Guène avec son écriture de Sagan des banlieues,

-Bénédicte Martin qui nous pond son premier recueil de nouvelles « Warm up » (comme si on pouvait pas faire frangaout et pas Amerlok)

-Florian Zeller dans la peau d’un fugueur de 14 ans,

-Tristane Banon, au visage qui fait bander n’importe quel mâle bien normalement constitué et donne envie de baiser comme Gaspardino le rat de Patrick Rambaud,

-Julien Péluchon et ses métaphores tarabiscotées,

-Shan Sa, la petite Asiatique au minois de minou,

-Flore Vasseur face au loup garou du capitalisme sauvage,

-Et pour finir, au dessus de la mêlée du Huit Académique, Lolita Pille qui nous chie dans le cerveau son autobiographie de pétasse…

Leurs vies, leurs œuvres, leurs cramouilles, leurs couilles pleines et leurs livres de gosses pétant de santé, de  fric facile et de surcroît, aux jolis visages, voici donc le nouveau florilège de la littérature française moderne chez Hachette, Flammarion, Albin Michel et le Seuil…Pendant que crèvent à petit feu les beurs, les blacks, les Zeuropdelest et les Bandiblancos dans les cités pourries, dans les ghettos de transit vers l’expulsion ou dans les prisons…

Ah ! Ségolène ! Si tu nous pouvais changer tout ça ! Toi, une femme, une militaire en talons aiguille et petits tailleurs chic, avec ta voix de petite fée toute émue d’être l’élue du peuple ! Toi qui sort de l’ENA et qui, paraît-il, va sur le terrain, au « charbon », et même dans les cités !

Mais nous sommes sans illusion : le Grand Forum Général sera peut-être une « fête pas comme les autres »… Mais une fête avec le lendemain, des canettes sabrées sur le trottoir et des visages érodés de vin, de caresses et de vieux chagrins…

Une France heureuse ? C’est ce que tu veux ?

Moi aussi, nous aussi !

Le problème, c’est que l’on y crève, comme partout ailleurs, dans cette France heureuse ! Tellement heureuse qu’elle fait peur aux étrangers qui ne la voient qu’à la télé…Et qui pourtant se bousculent pour y entrer au risque de laisser leur peau dans un train d’atterrissage d’avion de ligne…

 

 

            Aussi loin que l’on porte son regard, aussi loin que n’importe quel point de l’horizon, il semble que pour les êtres (et en particulier les Humains) au début de leur existence, il n’y ait qu’une chape de brume grisâtre tout du long de cet horizon… Et dans cette écharpe de brume qui entoure la totalité du paysage, les regards les plus jeunes inventent des échancrures, comme par exemple un petit triangle de mer entre deux cordons de collines…

En fait, il n’y a pas, il n’y a jamais eu, et il n’y aura jamais tous ces horizons. Il n’y en a qu’un seul, qui, en chaque point bien précis, nous montre que l’horizon, le même horizon, est différent.

Alors, dessine moi le ciel que tu vois, l’échancrure que tu vois, l’arbre, la toiture, la crête que tu vois… Et pas l’écharpe de brume qui entoure le paysage, ni les fantômes qui dansent dans la brume…

 

            Voici une question qu’il m’arrive de poser de temps en temps à des gens que je connais ou que je rencontre :

« Préfères-tu (préférez vous) vivre dans une belle maison au cadre champêtre, en pleine nature avec vue sur la mer ou la montagne, mais isolé ou en conflit avec tes (vos) voisins… Ou bien, vivre au sixième étage d’un grand immeuble dans une banlieue industrielle mais avec des gens que tu aimes (que vous aimez), avec lesquels tu (vous) es(êtes) heureux de vivre ? »

 

Pour ma part, j’ai cette réponse :

Je préfère vivre dans le grand immeuble en banlieue industrielle mais heureux avec les gens qui m’entourent.

Parce que, avec ces gens là, nous pouvons ensemble, par exemple, prendre des vélos et aller à dix kilomètres dans la nature, ou faire une grande ballade au bord d’une rivière ou dans un bois… Ou rester dans notre immeuble et nous réunir pour faire une soirée, une fête…

Dans la belle maison dans la nature, tout seul ou fâché avec les gens d’à côté, c’est l’enfer dans un beau décor… Et sûrement pas la vie dont on rêve, la vie qu’on n’aura jamais parce qu’on a « barbelé » son regard…

 

… De ce blog, je suis encore loin d’avoir tout vu ! J’ai juste commencé à l’explorer. Il est certain que, dans tout univers, comme dans chaque personne de ce monde d’ailleurs, il y a du bon et du moins bon… selon ce que les gens ressentent en prenant connaissance, en explorant…

            Ainsi en la personne de Ségolène Royal, comme en celle de Nicolas Sarkozy, ou même de Jean Marie Le Pen, ou encore d’Arlette Laguiller ou d’Olivier Besancenot, il y a en chacune de ces personnes humaines quelque chose qui m’interpelle, retient mon attention, me fait même rire parfois…

Il en est de même lorsque j’entre dans le monde d’un blog ou d’un site…

Je crois que, bien au-delà de toutes les polémiques, de toutes les ferveurs, de tous les hérissements, de tout ce qui, à juste titre peut nous choquer ou au contraire nous séduire, il existe une sorte de « vérité » (une réalité, à dire vrai) qui ne nous est révélée que d’une manière fugitive… Comme un regard qui ne s’impose pas, un regard que nous n’apprenons pas à avoir, qui vient ou ne vient pas : alors certaines choses que nous ressentons habituellement, perdent leur consistance, cette consistance qui est le ciment avec lequel nous élevons nos murs pour faire des maisons… Et je me dis parfois que la perte de cette consistance « engluante » vient comme s’ouvre une porte de coffre fort déverrouillée. Et à l’intérieur du coffre fort, il n’y a pas comme on l’aurait cru, de liasses de billets, ni de papiers importants… La porte du coffre fort est toute légère, bien qu’épaisse et toute blindée d’apparence, le coffre fort lui-même n’est plus cette forteresse de certitudes sauvegardées, ni cette forteresse , non plus, pour ces espérances, ces rêves, ces aspirations qui sont les nôtres la vie durant… Il y a, dans le fond, une ouverture qui ne promet ni avenir, ni enfer, ni paradis et ne ressuscite aucun passé, mais seulement un présent qui, durant toute la « consistance », nous était inconnu…

 

            … C’est quand on dit, et à plus forte raison quand on écrit des choses dans le genre de « C’est la faute à la société… » que je m’interroge… et que je ne « partage » plus…

C’est bien pour cela que je dis aussi « Arrêtons de dire c’est des cons, c’est des pourris »… Oui, on peut parfois se fâcher, montrer les dents, avoir des « coups de gueule »… Qui n’en a pas ! Cela fait partie du « tout venant »… On met bien du « tout venant » dans son chemin de terre quand on n’est pas assez riche pour se payer une entrée goudronnée de quelques dizaines de mètres devant sa maison… A moins de « soudoyer » les autorités municipales pour que le camion de goudron en train de refaire la route voisine fasse un « petit crochet » devant sa maison… Mais, bon, si on ne « refera jamais le monde », on peut tout de même passer sa vie à essayer de « changer ce monde en soi qu’on a forcément et qui nous colle à la peau »… Mais c’est difficile, parce que nous faisons parfois comme les dentistes – forgerons du temps jadis qui arrachaient les bonnes dents…

 

CES INTELLECTUELS DE FORMATION MAIS DE PEU D'ESPRIT ET DE PEU DE COEUR

Une relative majorité d'intellectuels dans le monde d'aujourd'hui ; je veux dire des écrivains, des journalistes littéraires, des professeurs de grandes écoles et d'universités... Et d'une manière générale toute personne qui, ayant fait des études supérieures dans sa jeunesse a pu acquérir quelque connaissance approfondie et cela dans une expérience relationnelle... N'a d'autre esprit que l'esprit d'une formation reçue.

Il est rare et même assez marginal ou surprenant, si je puis dire, de rencontrer un intellectuel qui, au delà de cet esprit de formation qui est le sien et « bien trempé dans le sens du monde », serait aussi et surtout un intellectuel d'esprit et de coeur...

Nombre de nos intellectuels aujourd'hui sont donc « de formation » essentiellement, et n'ont pas à mon sens, de dimension profonde de pensée, d'esprit et de coeur...

Il en existe certes quelques uns de ces intellectuels qui ont une dimension de pensée, mais ils sont peu nombreux, beaucoup moins médiatisés et par conséquent moins lus, moins écoutés... Alors que la demande est bien réelle mais encore très dispersée, isolée et inorganisée si l'on en croit beaucoup de gens de tous pays et de toutes cultures qui ne sont pas, eux, par définition « dans le sens du monde », des intellectuels (parce qu'ils n'ont pas fait d'études).

Il y a je crois dans le monde actuel, un « terreau » de populations, de sensibilités et d'aspirations bien présent et bien fécond, qui ne demande qu'à être cultivé...

Ce sont les « Monsanto » de la planète, propriétaires actionnaires et empereurs financiers, et leurs alliés les intellectuels « de formation », dont le dessein est de « pourrir le terreau », qui « tirent ou font tirer à boulets rouges » sur toute forme de pensée ou de liberté jugée dangereuse et contre leurs intérêts ; et ont organisé sur la planète une nouvelle forme d'esclavage par le crédit, le prélèvement automatique, la précarité dans le travail, l'assistance sous conditions et la dépendance à la consommation...

Et ces intellectuels « de formation » uniquement ou presque, si bien et si ancrés dans le sens d'un monde que rien ne peut changer... Me sont comme ces immenses panneaux publicitaires que l'on voit à l'entrée des villes, ou comme ces prospectus encombrant ma boîte à lettres, ces « spams » dans ma boîte e-mail... Je ne les regarde jamais, ils m'indisposent ou me sont indifférents, car je suis absolument certain qu'ils ne changent pas le monde. Leurs livres me « barbent » si d'aventure je me hasarde à tenter de les lire « pour ne pas paraître complètement en dehors de la course ».

J'ai imaginé dans « Auteurs et livres fictifs » une histoire dont le personnage principal, Claire Soft, une jeune professeur de Lettres Modernes, est précisément un « prototype » de cette catégorie d'intellectuels « de formation » sans envergure de pensée, d'esprit et de coeur et uniquement préoccupé de « ses petites affaires ».

Il y a autant de chance que mademoiselle « Lambda » alias Claire Soft inscrive « Claire Soft » en « mot clef » dans Google ; que Yugcib ne se hasarde à taper « Stock options in promotion » dans Google...

Comme quoi en littérature l'on peut « tout écrire » comme « tout penser » au fond de soi...

La médiatisation n'est pas la voie royale. Elle serait plutôt une voie scélérate dans la mesure où notre société actuelle en fait une utilisation axée sur des valeurs d'apparence, d'argent et de pouvoir dominant.

La médiatisation crée ainsi des mythes, des modèles de pensée, des modes et des personnages – images par lesquels les gens que nous sommes dans une vie qui nous est ordinaire et difficile, ont tendance à s'identifier et à ressembler à ces personnages – images.

C'est la raison pour laquelle les intellectuels qui, au delà de la formation qu'ils ont reçue, ont une dimension de pensée, d'esprit et de coeur ; ne recherchent pas la médiatisation, mais s'expriment, écrivent et agissent « sur le vif » c'est à dire directement, circonstanciellement et en fonction de leur environnement relationnel avec les moyens personnels dont ils disposent.

Ainsi est la voie naturelle : différente de la voie décrétée royale, et qui ne « pourrit pas le terreau » mais le « cultive ».

Le seul indicateur qui oriente ma pensée dans le sens où il existerait une certaine majorité d'intellectuels « de formation »... Et où les intellectuels à « dimension de pensée » seraient minoritaires ; c'est l'état du monde tel que nous le percevons dans notre vie quotidienne ou dans notre environnement.

Et quel bilan général pouvons nous établir, de l'état actuel du monde?

Il me semble que si les intellectuels à « dimension de pensée », de réflexion et de relation, étaient plus nombreux, et que si la « voie naturelle » prévalait sur la « voie royale », cela se saurait, se vivrait et le monde, alors, se porterait mieux.

Il y aurait encore un autre « indicateur », celui là non négligeable et d'une réalité incontournable : c'est celui de l'état de ce « monde en chacun de nous mêmes » et qui est comme un noyau dont on ne peut échapper à la force de gravitation.

 

Une très belle fleur dans un jardin inculte et abandonné, c'est de toute manière une très belle fleur...

La même très belle fleur dans un jardin cultivé, bien agencé et travaillé, ne sera pas « encore plus belle » - elle est déjà très belle – mais elle s'en portera mieux... D'être dans un jardin cultivé, travaillé et agencé.

Autrement dit : la connaissance, le savoir – faire, la formation, l'étude, ne peuvent que « faire du bien » à une pensée qui est déjà très belle...

Reste à la pensée... de rester très belle...

... Le fossé qui existe entre la pensée et l'acte, et qui fait que le monde « ne se porterait pas forcément mieux » ; vient du fait que l'être humain, qu'il soit intellectuel ou manuel, riche ou pauvre, noir ou blanc, jeune ou vieux ; est et ne peut être que « ce monde en lui » dont les composantes de différentes natures sont les électrons qui gravitent autour du noyau.

Ne pouvant se libérer de la force de gravitation exercée par le noyau, élément premier du monde en chaque humain, ce sont donc les électrons qui « voyagent » autour du noyau, et souvent s'entrechoquent ou s'opposent dans leurs trajectoires plus ou moins circulaires.

 

 

 

 

  

 

 

 

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