Voici la suite de fil des mots et des visages

LA CLE D'ALEXANDRIE

            De Jardinier (Bruno Leclerc du Sablon), écrivain et poète… Voici ce qu’il nous écrit dans un forum d’Alexandrie « Comment avez-vous connu Alexandrie » :   

   « On se rend bien compte, dans les forums, que nous sommes tous des chercheurs de vérité. Ecrire, c'est chercher des vérités et les donner à partager. Il en reste beaucoup. Et même, celles qui ont déjà été dites, n'est-ce pas encore extraordinaire de les redire avec d'autres mots, d'autres images, d'autres nuances ? 
Alexandrie ? Je suis tombé dedans ! »
   

    Et voici ma réponse :...

Oui, c'est bien cela, Jardinier! "Des chercheurs de vérité" sommes nous...
Et il en reste certainement beaucoup, de ces "vérités" à découvrir, à retrouver, à inventer... Pour autant que des "vérités" puissent s'inventer...
"Et même celles qui ont été dites" : et là aussi c'est vrai que chacun de nous, à sa manière, avec sa sensibilité, son ressenti, son "vécu", sa réalité en lui, a pu maintes et maintes fois déjà, rejoindre ce qui avait été exprimé par une autre personne, tant d'autres personnes...
Il arrive que paraissent de grandes différences entre les gens, entre un frère et sa soeur, un père et son fils, un homme et une femme "liés pour la vie" (ou liés provisoirement)... Mais au delà de ce qui paraît, au delà de ce qui même se dévoile ou s'observe sans que l'on ne puisse le nier tant il est évident... Il existe un "passage", une "fissure", une "porte"... enfin, quelque chose qui fait que l'on se retrouve (comme si l'on s'était perdu et qu'un souvenir très ancien nous ferait penser qu'on est du même monde, de la même origine) et qu'en définitive, nous pouvons envisager un avenir dans lequel on pourrait exister ensemble sans plus jamais essayer de s'entre détruire, s'éliminer, ou s'ignorer complètement...
C'est ainsi, par cette sorte de "passage", que tout devient possible... Alors même que tout, selon les apparences, selon ce qui est évident, nous sépare et nous oppose.
 

 Et voici Romane, nouvelle « Alexandrette » [forum d’alexandrie « Comment avez-vous connu Alexandrie ? »]         

   «Si je vous parle de Yugcib, ça vous dit ? 
C'est lui ma clé d'Alexandrie.
J'espère avoir un peu plus de temps, pour venir VRAIMENT participer.
Je vous envoie un bout de mon ciel-par-dessus l'océan. » 
 

            … Et la clé de Yugcib dans alexandrie, c’est Becdanlo ! Sans Becdanlo, je serais certainement, de toute manière, entré dans alexandrie mais je ne pense pas que j’aurai autant posté dans les forums…Et que j’aurais eu peu à peu, au fil du temps, des mois, des saisons et maintenant des années… Autant d’ami(e)s…

Oui, Becdanlo, assurément, c’était une clé… pour aller dans les étoiles.

 

 ... Et cet agréable visage (celui de Romane) est aussi une "clé"... Ouvrant la porte d'une "très belle âme"...
... On ne "cambriole" pas! On ne touche pas goulûment!... On effleure, on respire... Et l'on vibre, l'on se tortille, l'on vit et l'on exulte... Non pas comme le ver qui se tortille de régal dans le fruit doux et savoureux, mais comme une chrysalide qui scintille dans la lumière du soleil matinal et se prépare à s'ouvrir pour donner naissance au papillon... qui vivra beaucoup plus longtemps qu'un quart d'heure, un jour ou une semaine...
 ... Si nous pouvions un jour, toi, Romane et quelques uns d'entre nous... Pour ne pas dire tous ceux et celles d'alexandrie... Réaliser quelque chose ensemble (ouvrir la porte des étoiles par exemple)...
A dire vrai, nous avons déjà commencé...


... Je crois très fort, que le jour où l'on arrive à ouvrir certaines portes, à trouver le "passage" nous n'avons alors plus rien à craindre, et qu'il n'existe plus de "système de pensée" de "système économique ou politique", de "frontières", de "sens du monde", d'état, de pays, de religion, et que rien non plus ne peut nous détruire, nous décrédibiliser... C'est ça, le "Dragorek"... Et ce n'est pas de la sorcellerie, ni l'épée flamboyante et lumineuse d'un héros de légende du Seigneur des Anneaux...
Il ne faut croire qu'en ce que l'on peut rêver de vrai et de possible... Mais il faut oser rêver grand, voilà!

 Romane :  

    « Moi, je les appelle "les êtres de lumière" ceux qui, là, comme ça, par ce qu'on pourrait appeler "hasard" mais qui n'est pas du hasard, sont entrés de plein fouet dans mon coeur parce que.
Je ne connais pas encore bien ici.
Mais si tu le dis, je ne peux que te croire, parce que.... chhhhhht... pas besoin de mots pour le dire.... »
 

Ma réponse :

     Lorsque l'on ose "rêver grand", l'on prend inévitablement "quelques risques", disons... Mais parfois, pour ne pas dire souvent ou toujours, puisque l'on croit si fort en ce que l'on sent, en ce que l'on perçoit plus qu'en ce que l'on voit... ou voudrait voir... cela devient vrai alors que ce n'était qu'apparence ou illusion.
Le seul et vrai risque, c'est le risque de toucher sur ce qui va nous faire mal, que l'on n'a pas encore perçu, et qui, inévitablement existe...
Mais il faut accepter ce risque : après tout, c'est comme le saut de 90 mètres à l'élastique depuis le parapet du pont de Luc Saint Sauveur... Quoi qu'il arrive (que l'élastique se déchire par exemple) il restera toujours le "vol", le vol sublime, le vol de sa vie, le vol de tous les rêves rêvés à la folie...
C'est comme le saut à l'élastique, oui, mais en moins périlleux physiquement si je puis dire, parce que l'élastique déchiré, c'est adieu à la vie...
En toute humilité pour conclure, j'avoue qu'il m'est arrivé de "rêver grand"... D'avoir même volé comme dans le saut à l'élastique... Et d'avoir touché le fond rocheux et aigu de la rivière tout en bas... Appelons cela "déchirure relationnelle"...
Comme je vis que je n'étais pas mort, je me suis relevé tout écorché et j'ai dit que je voulais rêver encore plus haut...

PROHIBITION ET INQUISITION

« Le judéo chrétien ne peut être qu’un homme de prohibitions sexuelles et d’inquisition », écrit Ishtar d’Alexandrie…

C’est bien cela, oui ! Et ce qu’il y a de paradoxal, de l’autre côté si je puis dire, de cette inclination « formatée » aux normes « bienséantes » qui consiste à exclure du débat public, de l’expression écrite ou imagée, et même de la vie quotidienne en famille, entre amis, certains gestes et comportements où le corps (autant celui de la femme que celui de l’homme) se manifeste… Ce sont ces pulsions, ces émotions, ces rêves, cette « face cachée » de soi, que l’on a bel et bien, et contre lesquels on prétend « lutter »… Avec une souveraine hypocrisie, comme si l’on souhaitait à tout prix se définir « meilleur que les autres et au-delà de tout soupçon »…

Et « l’inquisition » consiste, par une habile expertise, par une « reconnaissance affichée » de la sensibilité de son prochain, ainsi que par toutes sortes de « pirouettes », de mots à double sens, et d’une « mise en confiance » trompeuse (et abusive sans en avoir l’air)… A déterrer la « bête » qui sommeille dans son terrier… Et lorsque la bête est « déterrée », on lui brise les reins, on la poursuit, on l’accule aux chiens et aux pieds des autres chasseurs, on lui sonne du cor aux oreilles, on en fait un jouet pour des enfants sages devenus polissons autorisés (mais tout cela c’est selon, au gré des modes, des humeurs et des violences du temps)…

Est-ce bien « Chrétien », tout cela ?

Par chance, il y a la littérature, l’art, l’écriture… Et un « certain regard » en symbiose avec un ressenti très profond, par lesquels il devient possible d’oser dire, de se libérer, et peut-être alors… De toucher, d’émouvoir, de vraiment rencontrer l’Autre dans ce qu’il a d’intime et d’authentique en lui… Cela s’appellerait « aimer »…

Mais je sais bien aussi, pour l’avoir perçu parfois dans ma vie, qu’à un certain niveau de regard, et selon la nature même et la singularité d’un ressenti, que ce soit en des situations très difficiles et très sensibles, dont on peut être le témoin, que l’on peut soi même vivre… Il vient ce moment terrible, ce moment de désarroi, de doute… Où l’on se dit « le monde est le monde » (comme la banque est la banque, et les affaires sont les affaires)… Alors là, l’on sent bien qu’on est « en exil »… Et qu’il n’y a plus grand monde à tes côtés…

A PROPOS DE LA POSTERITE

            Georges Réveillac sur un forum d’alexandrie, nous dit : « je vois deux sortes de postérité.

-Postérité personnelle, celle de Victor Hugo, par exemple.

-Postérité assurée par autrui, celle d’un inventeur méconnu dont l’invention est utilisée tout au long des siècles. Celle de l’éboueur qui, lui aussi, a fait son possible pour améliorer la condition humaine.

Pour faire court, j’appelle la première « postérité égoïste » puisqu’elle concerne l’égo, et la seconde « postérité altruiste »… »

            Que penser de la « postérité égoïste » ?

L’égoïsme est-il un mal, un bien, ou ni l’un ni l’autre ?

La vache dans son pré, qui voit passer un train, et ne fait d’ailleurs à priori aucune différence entre un TGV et un TER, est-elle égoïste ?

Si la postérité, concept purement humain, est le prolongement de ce « souffle » qui symbolise la durée de la vie ; alors on peut dire de la postérité (pourquoi pas) qu’elle est pour l’animal, la faculté de se reproduire.

En somme l’animal, en se reproduisant, prolonge le souffle de sa vie. Et en ce sens, il en est de même pour l’humain.

L’humain et la vache sont-ils « égoïstes » en prolongeant le souffle de leur vie par la reproduction ?

La « pensée » écrite, parlée, dessinée, sculptée ou traduite en musique ; peut-elle se reproduire ?

Imaginons que la « pensée » soit spermatozoïde ou ovule… Et que de la rencontre entre deux pensées [ou entre plusieurs pensées, l’une ou les unes « spermatozoïde(s), et l’autre ou les autres « ovule(s)]… Naisse une pensée nouvelle, tout comme un être nouveau,  ou plusieurs pensées nouvelles ?

En somme, la pensée, en se reproduisant, prolongerait le souffle de ce qu’elle contenait lorsqu’elle s’écrivait, se parlait, se dessinait, se sculptait ou se traduisait en musique…

Aucun être vivant n’a « inventé » la reproduction… Ni l’humain, la postérité.

La reproduction n’est pas une « idée » mais une réalité.

 

LE FRIC ET LE FEU

De Grammophone, dans un forum d’Alexandrie, le 24 octobre 2007

« Pour chaque député non réélu, les Français devront payer 417 120 euros = 60 mois x 6952 euros

C'est la nouvelle indemnité chômage des députés ! Repris ce matin sur RMC par JJ BOURDIN qui souligne que les élus de la gauche à la droite sont tous d'accord !

La        plupart des       médias             n'en      parlent pas       !

A l'issue des 5 ans d'indemnités, les députés non réélus percevront " à vie " 20 % de ce traitement :
soit       1390    euros    par       mois.

L'information sur la nouvelle indemnité "chômage" des députés a été révélée par "Le Canard Enchaîné" le 7 février 2007. Puis reprise et précisée par le Midi Libre, le 1er Mars 2007. Curieusement, ce sont les seuls médias à en avoir parlé. Silences totaux du côté des télés, radios ou des autres journaux, habituellement pressés de dénoncer les parachutes en or de certains grands patrons (certes avec raison...). » 

            Et voici ce que je dis… 

             Voilà bien la preuve certaine d'une inégalité flagrante entre :
-Les méritants qui méritent, c'est à dire ceux qui bossent toute leur vie dans des métiers difficiles où il faut avoir du talent, de la responsabilité, du courage, une grande "force de travail"       et         beaucoup         d'investissement           personnel...
-Les "non méritants" qui évidemment ne méritent pas, sont plutôt des voleurs, des privilégiés    du        fric,      des             combinards      véreux...
N'en déplaisent à ceux qui ne sont pas spécialement choqués par cette injustice là, je ne vois pas en quoi le fait de siéger à l'assemblée nationale justifierait une indemnité de 417120 euro puis d'une pension à vie de 1390 euro par mois... lorsqu'on n'est plus élu à la          fin        de        la         période.
Il est clair, d'autre part, qu'en 20 ans, depuis 1985 environ, l'écart entre les salaires moyens des Français, et les revenus des 3500 "plus riches" de ces Français, a été multiplié par 10 (grâce aux revenus fonciers, locatifs et surtout boursiers)... Ce qui veut dire qu'on gagne beaucoup/beaucoup plus avec du capital (immobilier ou en actions) qu'en travaillant en exerçant un métier, une activité, ou en étant salarié...
Personnellement, je ne respecte que la valeur travail. Je n'ai aucune vénération, aucun respect, aucune reconnaissance pour "le pognon sans le vrai travail"! (et qui plus est, ce qui va avec d'ailleurs, le pognon sans le mérite, c'est à dire le pognon facile, ramassé à la       pelle     par       spoliation         et         prédation...)
N'en déplaise aux gens qui ont encore des doutes à ce sujet (ou qui trouvent "ça" normal, ou qui trouvent des arguments pour avancer que c'est "concevable"... je dis : cela est inadmissible et il faut l'exprimer vivement et publiquement... Et ne pas hésiter à attaquer les "aficionados" (convaincus ou consentants) de cet état de choses...
Ce qu'il y a de sûr, c'est que jusqu'à la fin de ma vie, personne, absolument personne (du côté des convaincus et des consentants) ne me fera jamais changer d'avis quelque argument qu'il me présente; et que j'aurai toujours la même violence, la même hargne, le même rejet, le même dégoût pour ce genre d'injustice (l'inégalité à ce niveau là)... Et pour bien             d'autres choses            encore, tout      aussi     inacceptables.
Au moins c'est clair : on sait ce que je pense. 

…Les seules inégalités que je conçois et que je reconnais, sont les inégalités naturelles : celles qui procèdent de la réalité (du monde, des êtres vivants, de l'univers)...
Ainsi dans une portée de cinq chatons, il en est un "moins fort, moins résistant que les autres"... Et un arbre résistera mieux au vent qu'un autre par exemple...
Cela     c'est     "dans    l'ordre des       choses".           Je         le         reconnais         donc.
Par contre, toutes les inégalités qui sont le fait de l'homme (et qui ne sont pas du fait "naturel"), celles là, je ne les accepte pas, je ne les reconnais pas et je les combats.
Mais il y a cependant (et c'est heureux) une égalité "souveraine et incontournable" : l'égalité par           le         fait       de             cesser d'exister           (mourir)...
Ainsi le riche, le "salaud de riche", celui qui gagne mille fois plus avec ses stock-options, ses dividendes d'actions et ses revenus financiers, qu'un salarié, un artisan, un PME... Même s'il vit cent ans et plus, le fait qu'un jour il cessera d'exister, cela me "sérénise"    en        quelque            sorte...
En effet, s'il devait pouvoir vivre mille ans, ou dix mille ans, je crois que j'en crèverai de rage   en        cinq      minutes!
Je         suis      "très     heureux" de      cette     égalité par       la         mort...
... Dans le fond, le "bon dieu", il a "bien fait les choses"!
"K't'y bouffes k't'y bouffes pas, t'y crèves quand même"... Dit la cigale arabe à la fourmi arabe!
Eh bien que l'une chante jusqu'à sa mort, et que l'autre amasse des provisions jusqu'à sa mort!

…Pour un "vieux" député (de droite ou de gauche) non réélu et qui percevrait donc cette indemnité de 417120 euros, et ensuite une rétribution mensuelle à vie, de 1390 euros ; il serait tout de même bien difficile à ce député, séduit par le "rêve américain", de se faire construire une belle villa à Malibu en Californie afin d'y "couler les jours heureux" de sa retraite... Sans doute ce "pactole" de 417120 euros ne suffirait-il pas, quand on pense à ce que coûte déjà, avec l'achat du terrain, la construction d'une maison sur la côte Basque   ou        méditerranéenne           en        France...
Aujourd'hui, en cet automne 2007 annonciateur de tous les dangers (ceux liés aux grands bouleversements climatiques) la Californie est en feu. Plus de 250000 personnes déplacées, des villes en flammes, cent mille hectares déjà dévastés, et vu du ciel, une immense langue de fumée noire et de bouillonnements de flammes avançant, poussée par       les        vents brûlants des déserts ou descendant des montagnes...
1700 pompiers protégeaient initialement la ville de Malibu, cet "Eldorado" du "grand rêve américain" (un rêve qui, notons le, implique tout de même pour devenir réalité, d'être        en        possession       de        colossaux         moyens             financiers)...

Ce nombre de 1700 pompiers a été réduit à 900, suite à de nombreuses protestations d'autres habitants         d'autres             villes.
Faut-il se réjouir du fait que Malibu (et tant et tant de belles villas californiennes) soient autant la proie des flammes que les quartiers "populaires" (si l'on veut) de Los Angelès?
Y voir là, par une sorte d'esprit de vengeance, par animosité ou haine des "riches", par quelque "malédiction divine", une "justice"?... Ce qui à mon sens, serait complètement absurde,   irresponsable.
Les grandes catastrophes naturelles, celles qui dévastent des pays entiers, et contre lesquelles on ne peut rien faire au moment où elles surviennent ; ne font aucune différence entre les "riches" et les "pauvres", entre les peuples et la vie vécue par ces peuples...
Outre les biens matériels (villas, monuments, infrastructures de loisirs, parcs d'agrément, voitures, propriétés privées...) que possèdent ou dont jouissent les gens, il y a aussi tout ce que les gens ont fait, leurs souvenirs, leurs écrits, leurs oeuvres, leurs albums de photos, leurs documents personnels... Que tout cela soit de n'importe qui, riche      ou        pauvre.
Un milliardaire, s'il n'a pas péri dans les flammes, peut se faire reconstruire une belle villa.
Un "pauvre bougre" dont la petite maison en éléments péfabriqués a brûlé, s'il est mal ou         pas       assuré,             se             retrouve           à          la         rue...
Mais l'un et l'autre ont perdu des souvenirs qui ne peuvent jamais être reconstitués ou rachetés.

 

TROIS PAQUETS DE BISCUITS TOMBES D'UN RAYON

     Antoine, sur un forum d’Alexandrie Online nous raconte cette petite anecdote : « Un individu fait tomber 3 paquets de biscuits dans un supermarché en prenant un article dans le rayon, sans le ramasser ensuite. Et je l’ai fait exprès de le ramasser derrière lui pour le mettre dans l’embarras ; il me semble que ça a fonctionné, puisque d’autres clients l’ont regardé au moment où je le faisais, tandis que lui a baissé les yeux en passant son chemin.

Pourquoi ai-je si souvent le sentiment d’être un anti conformiste lorsque je fais preuve de civisme? »

 

Peut-être que « civisme » veut dire ici : exprimer par son comportement tout le respect ou toute la considération que l’on a vis à vis de ce qui nous entoure… En l’occurrence, ici dans ce supermarché, les produits disposés sur les étagères… Des produits, certes, dont on a le droit de dire en toute liberté qu’ils sont ou seraient « de qualité médiocre et tout à fait standardisés », ou encore « conditionnés chimiquement par toutes sortes d’additifs, de colorants, agents de saveur et de texture »… Mais ce sont néanmoins des produits que les gens achètent et que d’autres gens (qui travaillent pour un salaire) ont contribué à fabriquer, à concevoir, à rendre « consommables »…Et de surcroît, ces produits ont un coût et par là même une valeur représentant pour l’acheteur une part de son budget alimentaire ou autre…

Or dans le monde où nous vivons vous entendez souvent cette réflexion de bien des gens : « l’on ne respecte plus rien »… Enfin, c’est ce que beaucoup disent… Mais il y a, hélas, tout ce que l’on voit… et qui est loin de redonner de l’espérance en la venue d’un temps où enfin, l’on respecterait vraiment les gens et les choses…

 

Les gens et les choses en réalité, d’une manière générale, sont traités avec indifférence, désinvolture ou mépris… Le « civisme » peut effectivement être perçu par une majorité de nos concitoyens pour marginal ou « passé de mode »…

L’anti conformisme aurait-il « changé de camp » lorsqu’il prend le parti de ce qui, en d’autres temps était perçu par une majorité de gens comme une normalité? L’anti conformisme doit-il cependant « suivre des règles »? Et quelles règles? L’anti conformisme est à mon sens l’expression d’une révolte contre un état de fait ou un ensemble d’habitudes ou de comportements jugés par le plus grand nombre comme « coulant de source » et défini en « pensée unique »… J’ose dire qu’un tel anti conformisme devrait même être considéré comme un devoir, et que dans la volonté et dans l’énergie qui l’animent, il peut être combat… L’anti conformisme dans le sens de révolte ou d’opposition à une ou des modes, à un ensemble d’habitudes, à une « pensée générale et unique », peut-il, de même que le conformisme, s’exprimer et se définir selon des règles établies ou codifiées? N’a-t-il en vérité « pas de règles du tout »? N’est-il pas plutôt qu’une sorte de « religion » ou de « credo » ou de « nouvelle mode », une « authenticité de l’être profondément sensible et sincère »?

 

Et voici maintenant une autre petite anecdote de supermarché…

 

Un jour dans je ne sais plus quel supermarché ( et peu importe si c’était dans les Landes, dans les Vosges ou ailleurs ) j’ai rencontré une femme qui visiblement, détestait faire tomber quelque chose d’un rayon…

Cette femme était très élégante, habillée comme une comédienne jouant un rôle d’invitée de noce chic ; d’un visage typé et fort bien coiffée… Elle fit par mégarde tomber un pot de confiture en équilibre il faut le dire instable… Le pot se brisa net en mille morceaux et la confiture fut projetée et répandue sur le sol, éclaboussant les jolies chaussures à talons hauts de la belle dame…

Juste à ce moment là je passai et je vis cette femme toute rouge de confusion et presque les larmes aux yeux, cherchant désespérément un employé du magasin… Il en passa un, je l’appelai et nous expliquâmes « l’accident »…

L’affaire passa au profit des pertes et des fracas, la femme essuya ses chaussures avec un petit mouchoir… Et je crois bien que, de ma vie entière, le sourire et le regard dont cette femme me gratifia, me demeureront pour toujours en mémoire…

DISCUSSION SUR LES FEMMES...

Les femmes auxquelles vous ne plairiez pas

    Voici une réflexion que j’adresse aux hommes…
Vous êtes vous demandé en fonction de votre caractère et de votre sensibilité, à quel type de femme vous ne plairiez pas?
Je crois savoir en ce qui me concerne, quel doit être ce type de femme…
Et lorsque j’en perçois une censée appartenir à ce type de femme, il ne me reste dans ma mémoire visuelle que le plaisir éventuel que j’ai pu avoir en la regardant passer « en coup de vent » dans ma vie… Ou « de temps à autre » lors de sa présence…
Il est à peu près certain qu’il me suffirait d’ouvrir la bouche et de commencer à m’exprimer pour que je « bassine de première » cette femme là, dont je n’attends d’ailleurs pas la moindre reconnaissance ou considération ni même le plus petit signe de sympathie ou de gentillesse non feinte… A moins que je n’aborde avec cette femme une discussion tout à fait banale, ou une communication de pure nécessité…
Il me paraît « utile » pour ne pas dire « vital question cœur et esprit », de savoir en fonction de son caractère et de sa sensibilité - pour un homme - à quel type de femme l’on ne plairait pas ; parce qu’il est heureux dans la vie, et notamment en matière de relationnel, de ne pas se fourvoyer…
Se fourvoyer est inconfortable et parfois dramatique.
L’on entend souvent dire par les femmes elles mêmes en général : « le physique d’un homme n’est pas le critère essentiellement retenu pour fréquenter cet homme ou avoir avec lui une relation suivie »…
Seules je crois, les « hédonistes » pures, c’est-à-dire celles qui privilégient les relations « multiples et épisodiques » où le plaisir de se retrouver ensemble parce qu’on se plaît ; ne vont pas « sortir » avec un type moche (à moins que ce « type moche » soit très marrant et très séducteur à sa manière et qu’il accomplisse des « prouesses »!)
« Bassiner de première » une femme qui à toi te plaît mais qui visiblement ou à priori n’a pas l’air de partager ta sensibilité, c’est comparable à un gamin qui : soit met un crapaud mort dans une boite de conserve pour montrer à sa petite copine, soit récite un poème de dix pages avec plein de mots difficiles à une copine qui veut jouer aux dés…

Propos de Diégo Ortiz :

    « Me détestent donc, à priori, toutes celles qu’effraient la contradiction et le paradoxe… »

Propos d’ Antoine :

    « Je suis certain, Guy, que ces femmes à qui tu ne peux pas plaire au premier abord, te tomberaient dans les bras après avoir été forcées à passer toute une journée en tête à tête avec toi »…

    « Forcées, peut-être pas… » dis-je.
« Dans la mesure où ces femmes là se trouveraient fortuitement ou par relation, tout à fait occasionnellement en ma présence…
Il y aurait je crois ce dont j’ai horreur au départ, c’est-à-dire ce genre « soft faux chic fausse classe » où l’on se regarde comme deux chiens n’osant se « sentir le derrière »… Et puis peut-être… Et même sans doute… Par la suite et au fil des heures passées, quelque chose « sorti du fond des tripes » surgi de je ne sais d’où »… Et qui « niquerait en beauté » ce faux chic/fausse classe si « soft » et si « olive dans le trou de bale »… Alors la « tountoune et le toutou » qui d’ordinaire ne se régalent jamais du ou des mêmes nonos en viendraient à se frotter le museau et à se humer leurs senteurs…
C’est fou en définitive ce qui peut faire que les gens se rapprochent les uns des autres… Lorsque vient dans l’air cette longueur d’onde qui dans l’instant porte ce qui relie les gens… »

Propos de Diégo Ortiz :

    « Je persiste à considérer la femme et les femmes comme un continent que les hommes ne parviennent jamais à dominer »…

… Je pense qu’il faut sortir de l’idée de domination soit par l’homme, soit par la femme…
Je pense aussi qu’il faut sortir de l’idée d’un « continent à explorer »… Comme si la femme (ou l’homme d’ailleurs) était un « continent » pris dans le sens de « autre terre à découvrir »…
L’erreur c’est la domination c’est-à-dire : mettre en avant une puissance, une supériorité qui ne prouve rien et qui est d’ailleurs tout à fait relative… Et peut-être détruite du jour au lendemain par la maladie, l’accident, la mort…
La vérité c’est le partage, l’alliance, la complémentarité entre des différences « disloquées » par la solitude de l’être.
Le « continent à explorer » c’est aussi une forme d’erreur - moins grave cependant que la domination cependant - car explorer peut conduire à la conquête d’un territoire ou du continent. Et entre la conquête et la domination il n’existe qu’un tout petit « no man’s land ».
L’on n’explore pas un être comme on explore un continent inconnu… Quand on explore un être c’est pour découvrir et si possible, apprendre à aimer l’essence qui est en lui…
Enfin les différences, ces différences qui opposent en général assez profondément les êtres, se révèlent irréconciliables et ne peuvent vivre ensemble parce qu’elles sont disloquées en plusieurs parties contradictoires… Si chacune de ces différences se reconstituait en un ensemble homogène, je pense qu’elles parviendraient à coexister comme le fait la nuit avec le jour…
Je crois que la complémentarité résout le problème de la dislocation des différences…

Propos de Mahaut :

    « Tant qu’il s’agit de prendre pouvoir sur l’autre, soit parce qu’on prétend en faire le tour, soit parce qu’on veut se l’approprier, on gâche tout, à mon sens. »

… Ce pouvoir auquel tu penses, Mahaut, n’est pas le « pouvoir » au sens  de ce que l’on entend par « pouvoir » c’est-à-dire au sens de puissance dominante par la force, l’intelligence ou l’ascendant pesant sur un être, ou toute forme d’emprise « dés existant » un être…
Je définis ce pouvoir auquel tu penses, Mahaut, et dont le sens rejoint le sens que je lui donne, comme celui qui ressemblerait à la sagesse, au regard, à l’intuition profonde et à la capacité d’aimer d’un tout jeune enfant… Et je pense que c’est vers ce pouvoir là que nous devons tendre…
Un tel pouvoir met KO tous les autres pouvoirs qui ne sont que des « ersatz de pouvoir, des pouvoirs « fantoches », bien plus fragiles que ce que l’on croit ou nous fait croire…
… Il y a aujourd’hui, encore plus sans doute que dans n’importe quelle époque du passé proche ou lointain, beaucoup trop hélas, de minorités opprimées, de peuples bafoués et exploités, muselés/réduits au silence ; beaucoup trop de fanatismes, d’intolérances, de mépris, de haines vivaces, générationnelles et séculaires ; de racisme et de rejet de l’autre… Et beaucoup trop de dominations politiques ou économiques, d’armées, de matériels de guerre… Et au bout de tout cela, on met Dieu, le Bien, la lutte du Bien contre le Mal, et tous les « bons » arguments soit disant les mieux fondés, tout cela bien en avant, bien brandi au bout des fusils mitrailleurs, des machettes et dans le ventre des avions…
Et pendant ce temps là, les financiers et les gros actionnaires se frottent les mains, se remplissent les poches, le Pape dit des messes et chez les Chrétiens comme chez les Musulmans, on bat encore les femmes…
Y’en a marre de tout ce merdier! Heureusement il y a encore les poètes, les clowns et les artistes! Et celles et ceux d’entre nous qui les écoutent, pleurent en silence ou descendent dans la rue pour manifester ou se battre contre le grand merdier général!

Une poupée russe, de Myriam A. sur Passion des Mots...

Tu regrettes? tu ne sais pas.

Tu as été égoïste, égocentrique, exigeante.Tu voulais que tout le monde soit, pense, parle comme toi. Mais tu as été dure, rigide, cruelle envers elle, lui , toi même.

Et tu regrettes, oui, non, peut être.

Ton ego surdimensionné t’a condamné à pourrir seule dans ta solitude. Tu sens déjà la charogne et l’odeur de putréfaction.

Et tu l’as trouvée la vérité, au coin de cette ruelle obscure où marchandent les vagabonds et les vendeurs de merdes hallucinogènes. Et te voilà redescendue sur terre, les pieds bien enfoncés dans cette réalité où désormais tu devras survivre, en évitant de te rappeler les moindres beaux souvenirs qui pourraient vider tes entrailles.

Ta vie ne sera plus même, et tu ne le seras plus non plus. Va donc brûler ces albums vieillots qui encombrent tes placards, et balaye ta mémoire des dernières bribes d’images que tu gardes insciemment au chaud.

Dorénavant, ta cure sera l’oubli. Ce même oubli là qui menace les vieux d’anéantir la seule raison de vivre qui les retient de l’euthanasie.

Tu devras remplir les façades pales de ton existence de rêves Technicolor.

Ta vie sera un spectacle forain, une douce soirée d’été, un voyage au bout du monde. Chaque souvenir oublié sera un espace de plus pour un nouveau chapitre préfabriqué.

Tranche toi la paume des mains, et laisse couler le mauvais sang, et la cicatrice que tu garderas sera le prologue de ton nouveau roman de vie.

... A la lecture de ces 2 textes, j'ai préféré le deuxième... Je dis le deuxième parce que je sais bien que, de toute évidence, il y en a un troisième, puis un quatrième et sans doute d'autres...

Je ne sais que dire... je me sens un bien piètre critique! Je n'ai que du ressenti.

Les 2 premières phrases m'interpellent. Dans cette odeur de charogne et de putréfaction, il en est qui se régalent, comme ces êtres dont on se demande de quel sexe ils sont, et qui, seuls dans leurs rêves tâchés du même foutre depuis tant d'années, râlent et se vautrent sur des matelas, des vêtements ou des draps ou des étoffes ou des photographies... Et, si cela ne suffit pas – car il faut de l'âme et du coeur – alors des pages d'écriture viennent, et de longues interrogations, et tout un déversement, tout une brocante sur toutes les places publiques... Comme si n'existait au monde que cette immensité de soi, putréfiée ou au mieux pétrifiée...

Alors “tu regrettes, oui, non”...

Si c'est “oui”, sincèrement oui, alors viendra cette “vérité au coin de la ruelle obscure où marchandent les vagabonds et les vendeurs de merdes hallucinogènes”... peut-être...

Si c'est “oui, non”... hypocritement “oui, non”, alors s'ancreront les mêmes rêves dans la vase, dans les hauts fonds de la même baie ; et la brocante, les interrogations, l'immensité, sur les places publiques, ne seront que prestidigitation, illusion, tromperie...

Brûler ces albums vieillots qui encombrent tes placards”, c'est un “suicide” nécessaire... Mais le râle dans les draps ou dans les plis des étoffes, ou le râle de l'âme et du coeur, ne se “suicide” pas, le plus souvent... Il fait croire qu'il se “suicide”...

Il faut une volonté de “cap-hornier” pour quitter un océan et entrer dans un autre océan, quitter un monde en soi pour entrer dans un autre monde... Mais de part et d'autre du terrible cap, c'est la même convergence, la même rotation, l'une des courants océaniques et de l'atmosphère, et l'autre du mouvement de la Terre... Tout cela finira un jour...

 

Racines

 

Jean Pierre Poccioni, écrivain et auteur dit :

 

Trouvez vous un projet solide, ambitieux, difficile et vous aurez vingt ans!”... Et “plutôt que de s'épancher dans la plus délicieuse mélancolie, ne vous êtes jamais dit qu'être vieux ou vieille c'est avant tout regarder davantage derrière que devant?”

 

Se demande-t-on vraiment si ce qui viendra, existera et évoluera... N' a pas ces racines profondes et lointaines dans le sol, comme l'arbre qui, par sa force entretenue et par sa jeunesse renouvelée, jette de nouvelles branches vers le ciel?

Et comment ce “big bang” dont on dit qu'il est le commencement de l'univers, aurait-il pu se produire?

Je crois qu'un projet solide, ambitieux et difficile, a des racines profondes et lointaines dans l'environnement dont il est issu, des racines qui vont puiser très loin ce dont le projet va se nourrir... Mais que dans ce projet entrent aussi des vues qui s'étendent loin vers l'avenir, et qu'une force, un dynamisme, une énergie à toute épreuve et une détermination sans bornes peuvent soulever ce projet et le faire aboutir...

Ne s'attarde que peu, celui ou celle d'entre nous qui porte un projet solide, ambitieux et difficle, sur les cicatrices gravées par les blessures aux racines, ou sur les racines qui saignent encore dans la terre...

Entre la nostalgie qui fait prématurément mourir de vieillesse, et le souvenir qui chante comme une bûche dans le feu en diffusant lumière et chaleur... Il y a tout de même une différence!

... Avec ça, le "pieu à caca" dans une maison de retraite médicalisée, les "soubresauts d'orgasmes à la vue des jeunes femmes belles et élégantes devenues inaccessibles à étreindre tout debout, la vieillesse vue comme un futur cadavre vivant et toutes les nostalgies qui pourraient venir... S'il devait en être, s'évanouiraient dans ce qui survivrait encore avec autant de force et de jeunesse d'esprit...

Alors oui, la seule vraie angoisse, la seule vraie question, la seule vraie frustration, ce serait cette inévitable “mort vraie”...

N'y a-t-il pas là déjà, à ne considérer et à ne prendre en soi que l'unique perspective de la seule angoisse, de la seule question et de la seule frustration, à propos de cette "mort vraie", indépendamment de tout ce qui pourrait arriver... Un projet solide, ambitieux et difficile?

 

La lumière voyageant sur un sourire

 

2009-12-11 17:51:00, Aldo sur le forum poésie d'Alexandrie, a écrit :

 

Sur un sourire

se déplaçant

à la vitesse

de nos absences,

la lumière

peut devenir

un chant d'orgueil .”

 

L'on imagine... J' IMAGINE... la lumière... UNE lumière...

"voyageant" sur un sourire...

Un sourire qui lui même "voyage".

Mais dans un espace immense, immense... et quasi démesuré... l'espace dans lequel voyage le sourire, le sourire portant sur ses lèvres une lumière... N'est que trous d'absences... Trous d'absences comme d'invisibles confettis-entonnoirs exerçant chacun d'entre eux, si nombreux, une pesanteur...

Et les "absences", les trous d'absence, se meuvent dans l'espace à la vitesse des électrons, des noyaux, des particules... et peut-être de la lumière tout entière...

Alors le sourire voyageant et portant sur ses lèvres une lumière... Comme pour dépasser cette vitesse des trous d'absence, va faire chanter la lumière... d'un chant qui ne peut que s'amplifier et se mouvoir plus vite encore que les absences...

Ainsi la lumière peut-elle devenir "chant d'orgueil" si, sur le sourire qui la porte, elle parvient à "battre les absences à la course"...

Mais si la lumière, une lumière... ou des lumières, portées sur un sourire ou des sourires, et "battant les absences à la course"... devaient immobiliser, figer l'espace, l'immense espace ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 

 

 

 

 

 

 

 

 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 

 

 

 

 

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