Quelques livres qui m'ont "marqué"...

Les vivants et les morts, de Gérard Mordillat

 

“Les vivants et les morts”, de Gérard Mordillat... Voilà un livre que toute personne salariée d'une entreprise privée ou publique, devrait lire.

L'auteur ne “fait pas dans la dentelle” par ce livre de huit cents pages pouvant se lire en trois jours ou même moins...

Nous sommes là dans une réalité crue et nue, du monde du travail. Il me paraît bien difficile de contester, ou de ne pas être d'accord avec ce que présente Gérard Mordillat dans ce récit, tant la vérité s'impose d'elle même.

Nous savons tous, en fonction de notre expérience personnelle, de ce que nous avons vécu, ce qu'est le monde du travail, de l'entreprise, des affaires... Mais en lisant “les vivants et les morts” de Gérard Mordillat, c'est comme si 'on pénétrait dans la salle des machines de ce “bateau-planète” qui emporte femmes, hommes et enfants dans ses flancs et sur ses ponts, puis finit par les rejeter tels des ballots dont les capitaines n'ont que faire, le long de rivages nus et rocheux d'îles perdues...

Absolument effrayant... Et vrai, ce qui se passe dans la salle des machines! Et les commandes n'y sont pas! Les commandes sont ailleurs, très loin des ballots déchirés ou crevés abandonnés sur les rivages rocheux des îles perdues! Les commandes sont sur d'autres îles, des îles-forteresses bâties de palais somptueux, creusées d'abris coffres-forts...

Comme nous sommes loin, avec “les vivants et les morts”, des productions mélodramatiques et sirupeuses de toutes ces “collections de littérature de gare”, ou même de ces auteurs “amusants, gentillets et émouvants” de romans de terroir!

 

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Commentaires (1)

1. Maurice Chevalier 30/03/2010

Bonjour,
Quelle claque! Ouvrier à la retraite, je viens de me plonger dans la lecture de ce livre. J'en suis au premier tiers (de lecture). Mais ce mécanisme sadique , inhumain est bien décrit par Lorquin. J'ai connu ça à une échelle moindre (j'étais proche de la retraite et du coup m'y suis retrouvé). Mais j'ai vu et ressenti la douleur de mes collègues. Le patron qui avait crée cette entreprise de 30/35 personnes,et qui avait vendu , nous disait , devant l'inéluctable: "Que c'est triste une usine qui meurt..."
Et cet homme que nous avons souvent haï, nous le regrettions.
Amitiés.
Maurice.

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