Mes réponses aux commentaires

            Ma réponse à Woland sur Le monde désuni :

Je ne suis pas romancier… Ce livre à l’origine, n’était qu’un recueil de nouvelles, d’environ une centaine de pages… En 1989.

Il est devenu en 2002, après neuf mois d’écriture, un livre de 450 pages.

Je le représente aujourd’hui en une structure différente, avec peu de modifications… A peine quelques suppressions de paragraphes…

Le livre 1 Le monde désuni, retrace deux épisodes historiques, éloignés dans le temps, de cette « Terre du futur »… Il est évident que les personnages, très nombreux, et surtout appartenant à deux époques fort différentes, ne peuvent, pour aucun d’entre eux, tenir un rôle « principal »… Aussi sont-ils des « types » de personnages, et défilent-ils comme les figurants d’un film. Mais, tout de même, certains d’entre eux sont « inoubliables », oserais-je dire !

« Manichéen », c’est ce qui définit d’une manière rigide et peut-être simpliste, cette opposition de toujours entre le Bien et le Mal…

« Didactique », c’est ici, dans mon livre, pour « avertir » en prenant l’explication pour support. Je décris des faits, des évènements, j’explique, avec un luxe de détails, je le reconnais, ce qui « va se passer »… Et que sans doute on devine.

Pour le Bien et le Mal, je pense qu’on fait encore plus « manichéen » dans « Harry Potter » et dans le « Seigneur des Anneaux »… Moi, je « verse » pas dans la sorcellerie, les démons, les lutins et autres petits êtres bizzaroïdes… Quoique, vous le verrez dans les livres 2 et 3, avec les « hommes primitifs » du « Continent Austral », on est dans une civilisation plus ou moins originale ou la musique « vocale » remplace le langage et où certaines perceptions sont différentes des nôtres…

Chère « Woland »… Et autres lecteurs de ce « Monde désuni », je vous invite d’ici quelques semaines, à la découverte de : La Traversée  ( livre 2), Après la traversée (livre 3), et pour finir, Les Contes du Pays des Guignols Gris (livre 4)…

Je ne suis pas romancier, mais tu verras, Woland, dans le livre 2, c’est, oui, du roman ! Il y aura UN personnage « principal », et d’autres que l’on va connaître, retrouver, suivre… Il y aura aussi, des dialogues !

C’est avec plaisir que j’attendrai alors ton commentaire pour ce 2ème livre. 

            Réponse au commentaire de Woland (alexandrie) sur les contes du pays des guignols gris… 

            A l’origine, ces contes n’étaient pas encore inclus dans la 1ère version du pays des guignols gris… Version qui n’était d’ailleurs qu’un recueil de nouvelles.

Ils ont été écrits bien avant l’idée initiale de ce « pays des guignols gris ». Bien sûr, je les adaptés par la suite, notamment lorsque j’ai conçu le projet d’un « grand livre » (seconde version réalisée entre mai 2001 et janvier 2002, éditée par Bénévent en octobre 2002.)

A la lecture de ton commentaire, Woland, je découvre que mon écriture de l’époque, celle de ces années 80 durant lesquelles je « noircissais » des carnets au stylo à bille, pouvait par moments être « relativement élaborée »…

Le premier conte « L’enfant en haillons », d’ailleurs, fut rédigé en 1971, à une époque durant laquelle je gérais avec un ami, Michel Mas (hélas décédé le 10 mars 2005) une association littéraire qui s’appelait « Compositions poétiques ». Nous diffusions tous les mois, dans des conditions assez artisanales il faut dire, une revue intitulée « Floréal », en quelques centaines d’exemplaires destinés aux membres de l’association (qui étaient pour la plupart des fans de Françoise Hardy). « L’enfant en haillons », alors, avait paru dans Floréal, ainsi que d’autres textes. Ce texte n’a fait l’objet d’aucune modification autre que celle destinée à une adaptation pour « Au pays des guignols gris »…

J’ai toujours pensé qu’au fil des ans… Et au gré de ces « retours de l’écriture » après quelques années d’interruption, se dessinait une « évolution ». Je trouvais par exemple que mes écrits anciens, ceux de ma jeunesse, ceux de 1983 à 1986, étaient « enfantins et brouillons », voire confus et hermétiques…

Ton commentaire sur ces contes, Woland, me fait dire aujourd’hui : « qu’il n’ y eut jadis que de très belles vagues dans une mer brouillonne ». Je pense que ma « mer » est toujours aussi brouillonne… Les idées se bousculent, les images s’entremêlent, les émotions « cascadent »… Et dans ma « forge » je « tape les éclats » sur l’enclume, j’assemble ces éclats pour les faire entrer dans une sorte de kaléïdoscope géant. Autant dire qu’une œuvre aussi disparate, dans laquelle dominent finalement en permanence les mêmes couleurs (certes nuancées mais tout de même !) ne peut être assimilée dans le contexte qui est celui de la littérature actuelle, contexte caractérisée par des repères bien précis, des règles qu’on dit bouleversées mais n’en étant pas moins « bien cadrantes »…

J’ai donc essayé, avec « Le pays des guignols gris », de faire du roman… Et avec Quel monde possible, de faire de l’essai…

Le Conte, la Nouvelle… Voila bien un genre « universel », un genre qui traverse toutes les époques… Et puis, de nos jours, où tout le monde est pressé, sollicité de partout, quand c’est court, « ça passe mieux » !

Comme les idées sont nombreuses, ça fait beaucoup de contes, de « tableaux », d’histoires et autres écrits…

C’est vrai : je me vois mal demeurer des mois sur un seul sujet, une seule histoire, avec les mêmes personnages… durant trois ou quatre cent pages. Ou alors il faudrait que j’invente un autre type de roman… Pourquoi pas, après tout ? Mon idée est que « tout se tiendrait », par un lien très fort qui ne serait pas ressenti comme un nécessaire fil conducteur auquel on serait « doucement et agréablement enchaîné » ; mais que l’on pourrait en toute liberté « sauter » d’une partie à une autre partie, revenir en arrière, aller plus avant, sans se sentir coupé de ce qu’on a déjà lu…  

                  MA REPONSE A PHILIPUM,POUR SON COMMENTAIRE DU LIVRE 4 "Les contes du pays des guignols gris" :

 

            Je tiens vivement à remercier Philipum pour son commentaire de mon livre. Pour une raison essentielle : ce commentaire me fait vraiment prendre conscience de la nature même de mes écrits, et donc, d’un « entendement » qui fonctionne d’une drôle manière… Je ne passe pas, si l’on peut dire, par le plus court chemin.

Philipum souligne à très juste titre qu’un conte se doit d’être léger, lumineux, toucher au rêve…

Sans doute me suis-je toute ma vie durant, mépris sur la signification du terme de conte… J’appelle « conte » en fait, quelque chose qui ressemble plus à un tableau, une ambiance, une situation, comme le dit Philipum.

D’ailleurs dans la terminologie « identificatrice » des œuvres d’écriture, entre roman, conte, nouvelle, récit… je ne m’y retrouve pas !

Ces contes sont noirs, je le concède… Mais ils sont la traduction (pas forcément par un « court chemin ») d’un ressenti.

Je pense que la vie n’est pas, loin s’en faut, un conte de fée. Nous voyons au quotidien, dans notre environnement immédiat ou plus lointain, dans l’expérience traversée par les gens, dans les situations sans cesse renouvelées de confrontation, d’indifférence, de violence, de non reconnaissance, d’exclusion, de solitude, beaucoup plus un drame sur la scène, ou une comédie dramatique, plutôt que de la gaîté, de « bons et heureux » dénouements.

D’où la gravité de mes propos, de mes textes le plus souvent.

Il m’arrive cependant de dévier de la gravité par la dérision ou d’une manière quelque peu « surréaliste ». En d’autres écrits je reconnais que « je ne fais pas dans la dentelle ». C’est mon regard, mon ressenti, et je n’ai plus guère d’illusion avec les années qui passent. Peut-être malgré tout, comme un feu encore qui ne peut mourir dans le froid de la nuit finissante, une « certaine espérance »…

 

 

Voici ma réponse au commentaire d’Antoine, pour ce 1er livre « Le monde désuni »…  

            Nietzsche parlait effectivement d’éternel retour… Comment l’Humain pourrait-il changer puisqu’il n’est pas autre chose que ce qu’il est persuadé d’être, et de représenter ?

Et que son existence dans n’importe quel environnement, le plus primitif ou le plus évolué, est finalement, un beau gâchis ?

Le gâchis vient du fait que nous n’apportons à notre prochain que ce qu’il n’attend pas vraiment de nous, ou qu’au contraire, nous ne lui apportons jamais ce dont il a besoin, de nous.

D’où les confrontations, les déconvenues, la solitude…

Le gâchis est encore accentué dans la mesure où, à force de se vouloir sincère et « bien disposé » on en arrive à rendre le mensonge crédible comme la vérité…

Bien souvent, nos amis, nos proches (famille entre autre), nos connaissances, dans le relationnel qui nous lie plus ou moins, n’osent pas nous dire « qu’on les bassine » et font sincèrement semblant (tellement semblant que ça paraît plus semblant) de s’intéresser à ce qu’on veut leur dire ou faire pour eux…

L’épisode de la révolution culturelle dans mon livre, est assez significatif puisque je conclue en disant que cet évènement historique (si exceptionnel et si beau) n’a été qu’un « palier », une « heureuse récréation » (qui laissera quelques traces cependant). L’évènement se dilue dans le temps, et tout redevient ensuite « comme avant » (avec les guerres en moins mais pas les conflits entre personnes).

En somme, l’on passe sa vie à croire qu’on donne aux autres un « meilleur de soi » avec lequel on vit de toute sa force et qui ne sert à rien, à l’autre… Et l’on ne lui donne presque jamais, à cet autre, ce qu’il faudrait ou que nous devrions lui donner. Aussi dans la traversée de l’existence, vient un moment où l’on atteint dans la relation ce « point de non retour » à partir duquel il n’y a plus de dialogue, d’échange ou de communication possible puisque les positions de chacun sont figées en des ressentis ou des « visions du monde » devenus inconciliables… à force de s’être fourvoyé et d’avoir persisté…

Peut-être que si l’Homme retrouvait son « animalité originelle » (même avec cette brutalité de l’animalité) il n’y aurait plus ce dramatique quiproquo.

Dans le million d’années de « ER-2 », je ne le dis pas dans le livre mais on pourrait le penser, il y avait cette « animalité de l’Homme ».

 

De Guisnoot, pour le premier volet de la trilogie des guignols gris...

 

J'ai bien aimé l'entrée en matière avec les cartes ; le style est fluide si bien qu'on se laisse porter par les évènements, la description de la ville et on pessent qu'il va se passer quelquechose de terrible. On fait alors la connaissance de cette petite famille avec le cri du coeur de la fille dans le bus. Votre imagination est enrichie par un souci besogneux du détail qui donne à l'ensemble une histoire agréable à lire.

 

... Et voici ma réponse

 

A mon avis trois conditions me semblent essentielles pour avoir envie de lire ce livre :

-Aimer la géographie (de notre planète, de ses climats, de ses paysages, de son ciel, de la place de notre planète dans l'espace, de son histoire depuis qu'elle existe) et par extension, aimer l'astronomie au point d'être suffisamment passionné afin d'acquérir certaines connaissances...

-Avoir une sensibilité apte à se projeter dans un imaginaire, dans le rêve et dans un “ailleurs”...

-Etre dans une dimension de pensée poétique et réflexionnelle...

Je pense que l'existence de ces trois conditions en même temps, réduisent forcément le champ des lecteurs possibles de ce livre.

-Car même des géographes professionnels ne sont pas forcément comme on pourrait le penser des “amoureux” et passionnés de la géographie de notre planète... Ce serait à mon avis davantage le fait des amateurs ou des chercheurs en la matière...

Si l'on devait (ou pouvait) définir(en gros) deux courants de sensibilité dans le monde, l'on pourrait dire qu'une très grande majorité de gens sur Terre (toutes origines ethniques et culturelles confondues) sont plutôt des gens ayant une inclination naturelle pour les choses du réel, du tangible, du crédible, de l'argumentable, du raisonné, du pratique, du discutable, et d'une manière générale pour tout ce qui touche à la vie quotidienne (besoins essentiels ou superflus, aspirations, émotions, volonté d'agir et de réaliser, loisirs ; exercer une profession, un métier, “réussir” sa vie sur le plan social, familial, professionnel)... Et que bien sûr de toute évidence, en “parallèle” à tout ce que je viens d'énoncer, cette très grande majorité de gens a aussi une certaine capacité tout de même à imaginer et à rêver (mais sans doute d'une manière “assez réaliste” dans l'ensemble)...

Par contre d'autres gens sur terre (à mon avis moins nombreux mais toujours d'origine ethnique et culturelle diversifiée) sont davantage axés sur le rêve et sur l'imaginaire, sachant bien sûr qu'ils demeurent conscients et attachés au réel, au genre de vie qu'ils aiment vivre...

La conséquence directe (et logique – et “très bien exploitable économiquement et commercialement”-) c'est que dans le roman et la littérature (et le cinéma)... Tout ce qui touche à ce que je viens d'énumérer, intéresse en priorité une grande majorité de gens.

Quant à la dimension de pensée, poétique et réflexionnelle, ce n'est pas là je pense dans le monde présent, une réalité “omni présente” et ressentie de “haute nécessité”par une majorité d'humains sur la Terre... C'est davantage le fait des artistes, des rêveurs, des poètes, de quelques écrivains ou penseurs...

Il faut cependant noter et bien prendre conscience que cette dimension de pensée poétique et réflexionnelle (avec la sensibilité qui lui est assortie) ne constitue absolument pas le “fondement d'une essence supérieure” et qu'elle n'est pas non plus “promise à quelque destin”, qu'elle n'a aucun caractère “messianique”...

En effet il y a des gens sur Terre, de toutes origines et de toutes cultures ; des artistes, des écrivains et des intellectuels en particulier, qui ont cette dimension de pensée poétique et réflexionnelle mais qui sont toute leur vie durant des êtres “infréquentables”, désagréables voire dangereux parfois... Auquel cas, et en toute logique, la dimension de pensée poétique et réflexionnelle ainsi “bafouée” dans une réalité obscure et décevante de l'être... N'a aucun impact, aucun crédit, elle n'est plus que “poudre aux yeux” ou abus de confiance... Et ne peut être que vilipendée voire exécrée...

Alors que dans “l'inclination générale et majoritaire” dirais-je, l'on rencontre tous les jours des gens fort agréables à fréquenter (même si avec ces gens là on ne peut jamais au grand jamais aborder certains sujets, certaines questions – ni jamais envisager par exemple de leur faire lire un livre tel que “Au pays des guignols gris”-)

C'est la raison pour laquelle je suis parfois tenté de me dire (et de me convaincre) que la solitude “viscérale”, émotionnelle (la solitude tout seul)... N'existe pas vraiment : n'est-il pas préférable en effet de vivre en compagnie de gens avec lesquels on ne communique pas “certaines choses” mais qu'on aime... Plutôt que de vivre “enfermé dans ses rêves”, persuadé d'avoir raison envers et contre tout, “tout seul comme un con”dans sa pensée et son imaginaire, dans une sorte de “prison” dont les murs sont les visages de ces autres que l'on n'apprend jamais à aimer ?

 

... Bien sûr, lorsque des êtres se rencontrent et qu'ils sont de même dimension de sensibilité, de rêve, d'imaginaire, de pensée poétique et réflexionnelle... Et que de surcroît ils se plaisent réciproquemment ; alors c'est ce qu'il y a de mieux... Ce que l'on peut penser qu'il y a de mieux... Mais je crois qu'au delà même de cette “si heureuse et émouvante conjoncture”... Il existe “la très grande beauté universelle et intemporelle de tous ces visages humains, comme une géographie dont on est amoureux et passionné”...

 

... Verbiage, galimatia de propos oiseux et “ne voulant finalement rien dire”... Me direz vous! Mais bon, ce n'est pas grave! Pas grave pour vous, puisque dans les 5 minutes qui viennent vous aurez oublié, enterré, poussé de côté et repris votre route telle qu'elle est, telle qu'elle vous convient... Je suis donc sûr de ne pas vous faire de mal. Je vous ai juste “un peu bassiné”!

... Je persiste et signe, sans baisser la tête ni les yeux, sans m'excuser de ceci ou de cela, sans regret et avec une sorte de “foi” dont je ne demande pas qu'elle soit partagée (mais un peu discutée tout de même s'il en est)...

 

... Je me mets à la place d'un de mes détracteurs, mais “à l'imagination débordante” et surtout aussi “tordu” que moi... Rédigeant un commentaire après avoir lu (ou plutôt “survolé”) ce livre...

Dans une sorte de conclusion “un peu tirée par les cheveux” mais néanmoins ayant un “certain sens”... Il caricaturerait :

“Au pue haut des Gugnols Grus”.

Je pense que dans l'esprit de ce détracteur ces “Gugnols” seraient des êtres étranges assez marginauxet de peu de crédit ; et que leurs cheveux au lieu d'être gris, seraient “grus” (une couleur non perceptible aux yeux des Guignols normaux)

Et l'on s'en doute : “ça pue haut du côté du ciboulot”!

Mouralité : Guignols gris ou Gugnols grus sont tous dans le même bateau du ciel et personne ne croit au naufrage autrement que pour “se faire peur” ou dans le dessein de gagner beaucoup de “parsécus”... Tant que ne vient pas le naufrage...

 

 

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