Introduction et livre 1 : Le monde désuni

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                                   Résumé

 

 

            C'est une histoire qui se déroule, en plusieurs épisodes, dans un futur très éloigné, mais qui, dans son ensemble, est reliée à notre présent, à notre passé.

Le ' présent ' de cette histoire, c' est, avant tout, le récit d' aventures d'un jeune homme effectuant la traversée du plus grand continent de la planète, en bicyclette, entre sa ville natale située sur la côte orientale, et l' extrémité du continent, à l' ouest. Précisons toutefois, que la planète, la Terre, en fait, n' a plus le même visage, et que trois continents, d' inégales superficies, recouvrent le tiers de la surface totale.

La bicyclette, ici, est un véhicule de grande randonnée, à deux roues, doté d'un double pédalier, d'une roue libre, de pneus tout-terrain et d'un ' accumulateur d' énergie ', permettant de parcourir, sans fatigue excessive, jusqu' à 400 kilomètres par jour. L'énergie mécanique du pédalier est couplée avec l' énergie électrique d'un accumulateur alimentant un micro-moteur inclus dans l' axe du pédalier. 

Dans ce récit d' aventures, apparaissent également d' autres personnages, parfois reliés entre eux ou évoluant en des situations relationnelles assez sensibles, voire tout à fait  exceptionnelles.

            Accessoirement, cette histoire retrace également l' évolution d'une civilisation qui a ' hérité ' de la nôtre, et dont les deux évènements majeurs de son existence sont :

-- Une révolution culturelle, d'une part, avec ses conséquences et ses retombées dans le paysage socio-économique, au 4 ème siècle d' ' ER-4'.

-- Une épidémie touchant l' ensemble des espèces vivantes, associée à une conflagration mondiale, d' autre part. ( Au début du ' 18 ème millénaire ER-3 ', la première guerre mondiale, n' apparaissant, dans le récit, qu'en arrière-plan.) 

            La conclusion sera surprenante, parce que, dans une situation imprévue, quelque peu ' surréaliste ', deux êtres, qui devaient se séparer, vont en définitive se reconnaître totalement et réciproquement, et la trace, physique, de leur existence, sera, ainsi que le témoignage bouleversant de cette trace,   pour les visiteurs d'un autre monde, la preuve irréfutable que la vie existe ailleurs, et que toutes les civilisations de l' univers, aussi différentes qu'elles soient, même si elles ne se rencontrent jamais, ont en commun le fait de traverser une expérience unique.

            Enfin, la géographie, les paysages, les villes, les pays, la multitude des personnages évoqués dans certains épisodes, la sensibilité et l' étrangeté des situations relationnelles, globalement, constituent la ' toile de fond ' de cette histoire, dont l' ambition est de relier les peuples de la Terre tout en les reconnaissant, chacun d' entre eux, dans leur diversité culturelle et émotionnelle, dans leur intimité. Non seulement les peuples de la Terre,  mais aussi tous ces ' êtres-bulle ' qui communiquent entre eux, parfois très difficilement.

La ' Porte de l' Ouest ', passage entre deux mondes, dans le ' Grand Atlas Médian '; la ' Grande Fracture ', couloir d' effondrement entre deux ' Altiplanos', ( partie occidentale du Grand Continent ) ; les neiges équatoriales du ' Kalaharidji '( l' Himalaya de ce temps ) ; le ' Pays des Atalantes ', ou 'Petit Continent' ; le continent Austral, ou ' Terre des Hommes primitifs ', avec ses grands volcans ; la latitude zéro, sur les hauts plateaux de Kafricentrie, la Forêt Pétrifiée, dans le Grand Nord, en Circadie Extrême-orientale, et tant d' autres lieux, mythiques pour la plupart d' entre eux ;  nous renvoient, cependant, à ce passé de notre planète, dont l'histoire, interrompue au 3 ème millénaire ER-1 par un gigantesque bouleversement de l' écorce terrestre, recommence, au delà d'un gouffre d'un million d' années. ( ER-2 )

            En dépit du caractère quelque peu ' surréaliste ' de certaines situations ou évènements, il n' y a, dans cette ' fiction ', ni Dieu ni Diable, ni sorciers, ni êtres aux pouvoirs étranges. L' ésotérisme y est totalement absent, les idéologies n' y dominent qu'en arrière-plan et de toute la pesanteur de leur immobilisme, la religion est très peu évoquée. C'est la réalité même, le 'vécu', l' intimité de chacun des personnages principaux, qui sont dimensionnés dans un espace aussi différent que dépendant de cette réalité. La réalité ' surdimensionnée ' apparait donc en ' trompe-l' oeil ', sans toutefois imposer une vision ou une certitude.

 

            A noter que, dans cette nouvelle présentation de l’œuvre, la partie « historique » et le contexte géographique du récit apparaissent dans le livre 1 : le monde désuni.

Le livre 2 sera celui de la « traversée » d’Eridan, son voyage à travers le « Grand Continent », les rencontres qu’il fera et les aventures qu’il vivra.

Le livre 3 sera celui d’après la grande traversée, de la rencontre avec Tayguète et évoquera le destin de quelques autres personnages.

Enfin le livre 4 sera celui des « contes », ces contes qui, dans la 1ère version, séparaient les différents épisodes. 

 

LIVRE  1 : LE  MONDE  DESUNI    :   Pour lire ce texte, aller dans ' Liens documents'

     En voici des extraits :

 

La pièvre

 

            Depuis le 7-4-17001-ER-3, aucun aéroglisseur ne traversait l'océan, entre le Petit Continent et le Grand Continent.

Toutes les relations, de quelque nature qu'elles soient, momentanément suspendues, avaient donc cessé entre les deux continents. La décision avait été prise par les Autorités Civiles et Militaires de tous les états Atalantes.

            Au tout début de ce 18ème millénaire, sur le Grand Continent, les structures économiques, politiques et sociales, les nations, les empires, les peuples de l'ouest, du centre et de l'est, engagés dans des idéologies et des intérêts dont ils ne mesuraient ni les dimensions, ni la profondeur des divergences, ni les conséquences à long terme pour l'évolution de leurs civilisations respectives, s'engouffraient peu à peu dans une spirale infernale. Les relations, de plus en plus tendues, les alliances incertaines entre peuples uniquement préoccupés de leur présent, les conflits locaux, violents, meurtriers, ensanglantant et déstabilisant des régions entières, les situations absurdes et inextricables qui éclosaient brutalement, puis s'insinuaient en ramifications désordonnées dans l'écheveau des sensibilités, des repères culturels ou des habitudes, et pour finir, isolaient les gens, les membres d'une même famille. Ces situations aux visages mécaniques et indéfinissables venaient, en fait, d'une très grande diversité de réseaux d'information gangrenés par les rumeurs. L'expression de puissances médiatiques tout aussi gangrenées par les instruments véhiculaires de la communication écrite, audio visuelle, entretenait l'existence d'un bouillon de culture général, planétaire, irrationnel, en lequel se préparaient toutes les explosions individuelles, sociales, collectives, toutes les conflagrations et toutes les épidémies.

Jusqu'au milieu du 17 ème millénaire, la population mondiale s'était maintenue autour du milliard d'habitants. Puis, en l'espace de quelques siècles seulement, elle avait plus que doublé. Aussi les zones dans lesquelles la nature des sols, le climat et la végétation, le relief, la proximité de l'océan, les réserves naturelles en matières indispensables ( bois, minerais... ), favorisaient l'implantation et le développement des sociétés humaines, n'étaient pas, loin de là, des espaces ' extensibles '. Quelle technologie, par exemple, eût permis de gagner sur l'immensité du Désert Absolu, des marais nordiques, du Grand Bassin Dépressionnaire, ou même sur les territoires presque totalement inconnus du continent Austral, qui, durant six mois de l'année, étaient alors recouverts de neige et de glace ?

Les centrales d'accumulateurs d'énergie dont dépendaient toute la vie économique, la production, la richesse, les pouvoirs, étaient alors au centre de toutes les préoccupations des états, des empires et des alliances. La population mondiale s'élevant rapidement, les besoins allaient croissant.

Toutefois, la construction de ces centrales, pour la sécurité des habitants, ne s'avérait possible qu'en des lieux désertiques, et en même temps accessibles, en lesquels on pouvait implanter, durant les travaux d'édification, toutes les infrastructures nécessaires.

L'édification de ces centrales, et plus tard, leur entretien, nécessitait par conséquent des accords internationaux, des contrats de développement, des servitudes, pour la plupart des états qui cherchaient à obtenir le monopole de l'exploitation des centrales, ou du moins, une part non négligeable du monopole.

La course effrénée à la construction de gigantesques structures, qui, vues de l'espace, défiaient les regards des techniciens et des chercheurs travaillant sur des stations orbitales ; fut génératrice de nombreuses créations d'emploi, mais aussi d'inégalités sociales accrues, d'exodes de populations mal préparées à un changement d'existence, de ségrégations et de clivages qui devaient bientôt provoquer des révoltes, des répressions, et surtout, un contrôle permanent, un «  quadrillage » efficace des services de Sécurité Civile et des Brigades Sanitaires,  de toutes ces populations marginales à risque.

Il devint évident que le nombre des centrales d'accumulateurs d'énergie ne pouvait  augmenter indéfiniment. Et, dans les dernières années du 17 ème millénaire, l'essor de la population inquiétait les dirigeants des grandes puissances économiques. A ce rythme-là, on serait bien dix milliards d'ici quelques siècles... Il fallait trouver une ' solution '. La perspective d'un conflit généralisé qui décimerait des millions d'êtres humains ne suffisait pas... La 'solution', débattue en secret tout d'abord dans des conférences internationales en lesquelles ne participaient que les plus puissants des dirigeants et des gouverneurs, s'élabora donc sur la base de directives prises en commun. Il fallait mettre au point un ' Système ' qui permettrait, d'une part, de créer de la richesse  monétaire , ceci afin de financer les grands travaux, de réaliser des profits fabuleux, et, d'autre part, d'éliminer un grand nombre d'êtres humains, méthodiquement, sans effusion de sang, légalement, sans provoquer de ' remous sociaux '.

Le but de cette ' épuration ' était bien clair, dans l'esprit des concepteurs de la ' Solution Radicale ': faire progressivement disparaître de la surface de la Terre toutes les personnes qualifiées d'indésirables, en mettant en place un système doté de structures, d'une organisation planifiée, d'une puissance de contrôle, de moyens tels, que toutes les populations, tous les individus ciblés ou dont l'existence était fragilisée par la servitude et l'indigence, seraient nécessairement éliminés.

Il demeurait cependant un obstacle non négligeable à franchir ou à contourner pour qu'une telle ' solution ' puisse être appliquée concrètement : l'opinion publique. Comment réagirait-elle ? Comment intègrerait-elle dans son esprit, ce ' processus d'élimination' ?

Pour cela, il fallait accélérer tout d'abord une ' logique de guerre ', une conflagration générale qui creuserait les sensibilités, créerait des réflexes de survie, instaurerait un climat de peur, d'insécurité, une exacerbation des clivages sociaux ; en somme, préparer l'opinion publique par les rudes épreuves auxquelles elle serait soumise, à une nouvelle conception de la légitimité d'exister...

La ' Solution Radicale ' ne vit le jour, dans toute son effrayante et inimaginable réalité, qu'en 17009, au bout de huit années qui réduisirent la population mondiale de trois cent millions d'habitants. A l’issue du conflit, la planète était encore peuplée  de plus de deux milliards d'êtres humains, répartis à 90 pour cent sur le Grand Continent. Mais sur ce continent, si vaste, les deux tiers étaient alors inhabitables, du fait de l'immensité des zones désertiques, insalubres ou soumises aux colères de la nature...

Durant les années de son existence, le processus d'extermination fit beaucoup plus de victimes que les deux grands fléaux de ce début du 18 ème millénaire : la première guerre mondiale, et ... la pièvre ...

 

La Révolution Culturelle...

 

            En cet été de l'année 336 – ER 4, l'idée qui soufflait avec force dans toutes les têtes ' bien pensantes ' des régions développées du monde, était assurément celle qui motivait les gens dans le sens, la finalité et le ' devenir ' de leur propre existence : ' construire sa vie... ', telle était donc  cette idée dominante.

Aussi les gens ' construisaient-ils leur vie ', et par la même occasion, autant que cela leur était possible, celle de leurs enfants.

Mais ils  construisaient leur vie, avant tout pour leur propre compte, au détriment, le plus souvent de la vie des autres gens.

La ' pyramide sociale ', depuis la disparition des frontières entre les états, n'était, somme toute, que peu différente de ce qu'elle avait été au temps du monde désuni.

En Neurélabie Océanique, en Enizolie littorale, à Kafricoba sur les hauts plateaux de la latitude zéro, au Pays des Atalantes tout le long des plaines côtières, s'étendaient à perte de vue, autour des villes, des îlots de maisons individuelles, agrémentés d'espaces verts, de terrains de jeux et de sport. ' Faire son nid ' était, pour la plupart des jeunes gens entrant dans la vie active, le ' Grand Projet '. Avoir sa petite maison à soi, bien entourée de haies ou de palissades, autant que possible coquette, fonctionnelle, agrémentée d'une petite touche personnalisée. En fait, ces ensembles pavillonnaires, très différents de ceux des faubourgs populaires  des cités industrielles de Neurélabie Continentale et de Circadie Occidentale, étaient tous des ' cités-dortoirs ', pauvres en espaces culturels et de loisirs.

Dans ces cités pavillonnaires, sans autres murs que ceux des maisons, cloisonnées en îlots géométriques, coupées de rues étroites, il n'existait aucun lieu de rencontre, aucun espace public. Seuls, quelques abris de bus, qui, entre leurs panneaux de verre et de métal, n'encourageaient pas la convivialité, ni ces ' étincelles de contact ' pouvant se produire entre des existences muselées d'habitudes et d'automatismes, mais peut-être porteuses en elles de rêves ou de projets.

Comment, dans un tel environnement, exprimer une identité de groupe, de clan, de ' bande ' ?... Comment transcrire et afficher des marques sur des murs qui n'existent pas ? Comment pourraient surgir, de toutes ces maisons individuelles, de tous ces jardinets clôturés, de ces îlots de verdure artificielle, de l'absence de perspectives et de projets, de l'arrangement de ces vies ' joliment construites '; le souffle créateur d'initiatives et d'activité sociale, culturelle ou sportive ? Comment l'éclosion d'une communication spontanée et d'un espace relationnel reliant les gens entre eux pourrait-elle se faire ?

C'était au contraire dans cet environnement l'implosion des égoïsmes, des ' univers refuge ', des repères traditionnels, des familles recomposées et des associations de personnes que rien ne reliait vraiment, autre que l'intérêt ou la nécessité d'être ensemble pour un temps donné. Une implosion, comme à l'intérieur d'une batterie d'accumulateurs lorsque les éléments constitutifs, au lieu de s'associer pour produire de l'énergie, parasitent leurs propres ressources , aspirent leurs réserves, pour devenir en définitive une source inerte.

            L'univers relationnel était très différent autour des villes du centre et de l' est du continent parce que là-bas, la nature du sol, la rareté des arbres, l'absence d'espaces verts, les problèmes liés à l'irrigation, à l'arrivée de l'eau, imposaient nécessairement la concentration de l'habitat en de vastes ensembles résidentiels. Ne pouvant jamais gagner en superficie, l'on gagnait en hauteur. Et dans de tels ensembles, les coursives extérieures tout le long des façades des immeubles, les tours d'escaliers, les terrasses à ciel ouvert, étaient des lieux de passage, des espaces de communication particulièrement propices aux échanges, aux trafics, au commerce illégal, à toutes les formes d'expression orale ou scripturale. Ces cités constituaient, en marge du centre ville et des immeubles cossus de certains quartiers, un ' état dans l'état ', des zones franches sans autres réglementations, sans autres repères que ceux d'une économie parallèle libre, soumise à la loi du marché, à la nature des besoins des habitants.

            Cependant, depuis la disparition des frontières, le monde semblait évoluer parce que la paix des armes d'une part offrait aux gens une sécurité relative, et que, d'autre part, l'émergence des nouvelles technologies, des procédés et des applications dans le domaine de la vie quotidienne et pratique, y compris dans les milieux défavorisés, tendaient progressivement à l'élévation du niveau de vie, libérant ainsi beaucoup de gens de contraintes matérielles ou physiques.

La littérature, les arts et les sciences s'affranchissaient peu à peu de la tutelle millénaire des principaux courants et contre-courants qui par le passé avaient imposé des modes, puis s'étaient intégré dans l'ordre du monde, irréconciliables dans la stabilité de leurs différences et de leurs écoles de pensée. Désormais, il n'y avait plus de certitudes acquises, de modèles ou de courants prépondérants ; et le monde s'ouvrait à la diversité. La diversité même s' apprivoisait... Elle se gérait et faisait éclater tous les creusets.

La langue commune coexistait avec les dialectes locaux. Les mots et les expressions, tout en conservant leur force et leur « atmosphère »  dépassaient très largement le cadre originel de leur existence, s'exportaient d'une région à l'autre, s'intégraient dans différents contextes relationnels, reliant ainsi les peuples dans une manière de communiquer beaucoup plus indépendante des identités culturelles et des clivages sociaux.

             En ce début de l'été 336, la grande Révolution Culturelle au terme de sa période de gestation dans ce monde qui, pour la première fois peut-être de son histoire, s'interrogeait en profondeur sur le sens de son évolution et de son destin, allait amplifier, lors de son ' accouchement ', de façon considérable et durable l'ensemble de ces mouvements d'idées, de pensées, de courants ; faire exploser littéralement tout ce qui subsiste encore d'archaïsmes et de concepts millénaires.

L'idée, toujours si fortement ancrée dans les esprits, de ' construire sa vie ', se doublait maintenant d'une autre idée : celle de l'édification d'un nouvel espace relationnel en lequel chaque être humain de cette planète quelle que soit son origine, son environnement, sa sensibilité, pouvait se sentir intimement relié à l'existence des autres personnes, connues ou inconnues, rencontrées dans sa vie de tous les jours. Non pas, à priori, directement relié par les mots échangés ou le contact physique, la relation de cause à effet ou la nécessité du rapport de communication, mais, par ce ' quelque chose en soi ' - et en l' autre d'impalpable, aussi réel que l'air qu'on respire , ce courant de communication invisible mais chargé d'une ' essence émotionnelle ', d'une intuition de ce qui participe à la découverte et à la reconnaissance au delà de l'écran des apparences.

 

Texte intégral : http://www.e-monsite.com/yugcib/docs/apgg-livre-1.pdf

 

Et sur www.alexandrie.org  :

http://alexandrie.online.fr/oeuvres/oeuvre165/guignols.pdf

 

 

 

 

 

 

 

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Commentaires (1)

1. gramophone 28/09/2006

je dois encore lire toujours avec gourmandise c'est bien

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