Commentaires sur les livres 1, 2 et 3

            De « Woland », sur alexandrie online, à présent, au sujet de « Au pays des guignols gris » Livre 1 Le monde désuni…

             Convenu par moments, terrifiant à d’autres, certaines questions d’actualité ! Mondialisation en filigrane mais intéressant bien qu’un peu trop manichéen par moments. Deux points permettraient selon moi de perfectionner ce roman qui ne me semble pas vraiment relever du roman, d’ailleurs : 1/ créer des personnages beaucoup plus riches, beaucoup plus épais. Ceux que nous croisons ont l’air de clichés. 2/ ajouter des dialogues. Car le ton général me semble un peu didactique et, partant, cela alourdit l’intrigue. Comme les personnages ne parviennent pas à décoller, ça devient vite pesant pour un lecteur qui n’est pas motivé.

            Notation : 5/10

 

 

 
Commentaire de Woland sur La Traversée… J'ai accroché plus facilement à ce deuxième tome du 'Pays des Guignols Gris.' A la fin de ma lecture, je constate que, en dépit des imperfections inhérentes à toute construction, fût-ce la meilleure, Guy Sembic gagne ici le pari, des plus difficiles, d'affirmer un univers qui lui est propre, dans un style dense qu'on ne peut survoler faute de perdre une multitude de signaux et de détails essentiels. J'ai trouvé d'ailleurs le style beaucoup plus fluide que dans le 1er tome et aussi plus assuré. Il y a ici une réelle originalité, un désir évident de ne pas se conformer aux règles des ateliers d'écriture (merci, merci, Guy ! si tu savais combien ça me fait plaisir dans ce monde formaté !) et un amour de la narration ample et poétique. Non une poésie qui se gargarise de mots aussi longs qu'ils sont creux mais une poésie qui cherche à saisir ce qu'il y a de meilleur dans l'être, les idées et aussi les mots. Evidemment, ça ne peut pas plaire à tout le monde. Si cependant l'aventure vous tente, un conseil : plongez dans ces flots étranges, futuristes, utopistes souvent mais toujours généreux qu'a créés pour vous cet auteur et laissez-vous doucement immerger. Certains y trouveront trop de descriptions. D'autres trop de détails. D'autres une intrigue qui se relâche par endroits. Mais qu'importe dans le fond puisque la magie est là ? Et puis, ce qui fait la force de cet auteur, c'est surtout sa capacité à représenter les sentiments, le fond des personnages. C'est une chose qu'on ne doit pas perdre de vue.
Sa note : 7/10 (A découvrir)
 
Commentaire de Woland sur Après la traversée…Avec ce troisième volume, je suis un peu plus réservée. Cependant, par rapport au 1er tome des 'Guignols gris', cela continue à gagner en légèreté, en fluidité. La vision de notre futur demeure toujous aussi personnelle, un certain souffle se fait reconnaître et la délicatesse avec laquelle les sentiments des personnages sont analysés constitue un contrepoint très agréable à l'aspect un peu didactique de l'ensemble - puisque, si j'ai bien compris, les trois livres ne formaient à l'origine qu'un seul manuscrit qui regroupait également les 'Contes des Guignols gris.' A la limite, il me faudrait presque reprendre le tout et relire les trois tomes d'affilée. Ma vision serait ainsi plus élaborée. Je ne suis d'ailleurs pas tout à fait sûre de ne pas le faire plus tard, pour ma satisfaction personnelle.

Sa note : 6/10 (Plutôt bien)

 
 
Commentaire de Woland , sur Les Contes du Pays des Guignols Gris…J'évalue au plus haut bien que je sache que ces contes sont reliés à la trilogie des "Guignols gris" et ont donc peu de chance d'être publiés sans cette dernière. Ici encore, je reste stupéfaite devant la facilité et le talent avec lesquels Guy Sembic gère les histoires courtes. Certes, ces contes du Pays des Guignols gris sont moins drôles que les "Petits contes yugibiens" mais ils n'en demeurent pas moins maîtrisés et même poignants pour certains d'entre eux. Je le répète - et n'hésiterai pas à le répéter : l'auteur est "fait" pour les textes courts où il peut donner la mesure de son talent sans tomber dans les lourdeurs et les inégalités qui font à mon avis de sa trilogie un ouvrage beaucoup plus chaotique. Bravo encore ! ;o)
Sa note : 10/10 (Indispensable en librairie)

 

Commentaire de Philipum (alexandrie online) sur Les Contes du Pays des Guignols Gris             Non, pour moi, un conte doit être léger, lumineux, toucher au rêve certes, mais certainement pas si…gris ! A mon avis, dans ce recueil, on ne trouve pas vraiment des contes, mais plutôt une suite de tableaux : des ambiances ou situations dépeintes certes, on le sent, avec beaucoup de conviction et d’authenticité ; mais, malheureusement, plus macabres et déprimantes les unes que les autres. J’ai le sentiment que cela manque de couleurs ; même si on voyait cela en noir et blanc, cela manquerait de nuances.

                        Commentaire d’Antoine, sur Alexandrie, du Livre 1 « Le Monde Désuni »             Je suis toujours admiratif de voir comment certains écrivains sont capables d’imaginer minutieusement, dans les moindres détails, tout un univers ; c’est ce que réalise ici Guy Sembic, avec cette chronique de l’espèce humaine dans un lointain futur. Si la structure de l’écorce terrestre a beaucoup évolué durant toutes ces années (il n’y a plus que trois grands continents, par exemple), en revanche nous constatons que l’histoire de l’homme a plutôt tendance à n’être qu’un éternel recommencement (Nietsche parlerait d’éternel retour). D’où le titre de l’ouvrage, et la formule : « Le pays des guignols gris, c’est le pays de toujours et de partout, le pays où l’on a vécu, hier, le pays où l’on vit aujourd’hui, le pays de demain… Même si la Terre devait changer de visage ». Voilà selon moi la première idée intéressante du texte, comme un certain effet de miroir avec notre époque. Ensuite cela m’a rappelé, avec cette description méthodique, détaillée, de la société envisagée par l’auteur, « l’Utopie » de Thomas More ; sauf qu’il s’agirait ici d’une utopie à l’envers, puisque le monde n’est pas présenté comme idéal, loin de là. Sauf surtout, que si le livre de More n’est qu’une sorte de traité politique, celui de Sembic est beaucoup plus humain, avec les apparitions ici et là de personnages attachants qui donnent des couleurs à l’ensemble (je pense notamment à Azimaïna et sa fille). Je pense que l’une des réussites du livre tient dans ce subtil mélange de matérialité précise et d’émotions furtives et fortes. Je reste (comme beaucoup de lecteurs apparemment), un peu dubitatif sur la fin, et en même temps peut-être que la rencontre d’extraterrestres ferait aux hommes prendre conscience de la relativité des choses et leur permettrait de changer en arrêtant de donner autant d’importance à leur nombril. Mais de toute manière l’intérêt n’est pas là, mais d’être persuadé d’avoir envie de lire la suite. Ce qui est mon cas.

 

 

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