"Possibilité d'une île"... Ou d'un autre monde ?

 

... Je pense qu'il y a parfois une ambiguité entre d'une part : aide humanitaire, politique, économique, technologique, intervention dans un pays ravagé par une guerre, des conflits ou par une catastrophe naturelle... Et d'autre part : une forme d'ingérence ou de colonisation (une sorte de colonisation consistant à "remettre en valeur" le pays en question - mais au mieux des intérêts du ou des pays intervenants ou au profit de grandes puissances économiques et financières -)

C'est cette ambiguité qui me gêne, en quelque sorte : l'on voit bien où, finalement, cela mène !

Autrement que la "possibilité d'une île" ("cette" possibilité là - que je déplore- celle de l'ingérence et de la "mise en valeur" à des fins de profit et d'intérêts économiques ou stratégiques) je souhaiterais la "possibilité d'un autre monde", un monde qui aurait enfin compris où était vraiment son intérêt...

... Tous ces avions cargo aux dimensions d'immeubles de quatre étages, venus des Etats Unis d'Amérique et chargés de tous ces matériels, de ces tonnes de produits alimentaires et de tous ces engins mécaniques, de ces équipements et structures médicales, et encore ces milliers de soldats et de personnels d'aide humanitaire débarqués, sur l'aéroport de Port au Prince... Cela est tout à fait impressionnant en comparaison de tout ce qui vient d'ailleurs dans le monde...

Mais bon... Ce sont les Etats Unis d'Amérique de Barak Obama.. Alors...

L'Amérique de George Bush en aurait fait autant... Tout est démesuré dans ce pays, le pire comme le meilleur, l'obscurantisme et la religion comme la science et la technologie, les émotions, les sentiments, la misère et la pauvreté comme la richesse, la terre à perte de vue, les montagnes, le ciel, les ranches, les routes et les voies ferrées, les camions...

La démesure en toutes choses me ferait presque peur par ses violences et par ce qu'il y a de dangereux en elle... Mais je la souhaiterais presque “contagieuse” pour le monde – et elle commence à l'être – alors je sais aussi qu'elle porte en elle cet “autre monde” comme une houle encore dans les abîmes profonds mais qui déjà gronde et roule... Un jour viendra où la houle évacuera les crasses qui ont dominé le “monde-îles”...

Le monde tel qu'il est ne me fait pas peur, du moins pas peur dans l'équilibre même si fragile dans lequel il parvient à tenir... C'est seulement la crasse, la toute puissance de la crasse qui peut me faire peur – lorsque la crasse écrase et asphyxie- alors il me vient des doutes, des rêves mauvais, des colères, des larmes...

La terre tremblera encore et encore... L'ennemour imitera l'amour encore et encore... La haine sera, et la richesse puera encore et encore... Mais le “monde-îles” deviendra le monde. Ce ne sera ni pire ni meilleur, ce sera différent comme des paysages sont différents...

 

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