Sommet de Copenhague décembre 2009, réflexion marginale

 

     Ma contribution -si je puis dire – au sommet de Copenhague, consiste par exemple à :

ne pas prendre entre mes doigts un faucheux posé sur la tapisserie de ma chambre afin de ne pas casser l'une de ses longues pattes si fragile...

À me baisser dans l'étroit passage sous les lauriers au fond de mon jardin pour ne pas déchirer une toile d'araignée...

À sortir un lézard tombé au fond d'une grande bassine aux parois lisses près du cabanon où je range mes vélos et mes outils de jardinage...

Le destin de l'être humain c'est celui qui sera, selon ce que l'être humain est et fait sur cette planète...

Mais si ce destin devait être irréversible et tragique, il m'est douloureux de penser que dans un tel destin, puissent se trouver entraînés dans une spirale accélérée, tous les autres êtres vivants, les plus petits comme les plus gros.

Je me moque de savoir si oui ou non, le faucheux aux longues pattes si fragiles, posé sur la tapisserie de ma chambre, est un “utile” ou un “nuisible”. Mais je sais que les bêtes petites et grosses, développent des “stratégies” contre ce pouvoir abusif des Hommes, octroyé – paraît-il – par Dieu...

 

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