Le coeur du réacteur, un outil indispensable mais difficile à manier...

 

Le coeur du réacteur : un outil indispensable mais difficile à manier...

 

Que ce soit sur mon site http://yugcib.e-monsite.com , sur le blog associé à mon site (module blog)... Ou sur mon blog “du merdier” http://blog.bebook.fr/yugcib (que j'ai intitulé “blog du merdier” par dérision)...

L'on peut y lire ou y découvrir des textes (parfois tout à fait par hasard) écrits avec l'émotion, le “regard”, le ressenti, ou la pensée ou la réflexion du moment, et cela même dans une situation particulière, relationnelle et “sensible”...

Par le regard qu'aujourd'hui je porte sur ces situations, ce vécu du moment, ces êtres réels ou fictifs qu'à ce moment là j'ai évoqués... Et qui m'ont inspiré ces textes là ; je sens venir une évolution : une sorte de clarté ou de “porte qui s'ouvre”. Sans que cela ne puisse s'apparenter à une forme de “paix intérieure”, sans que je cherche le moins du monde à me justifier, à “me faire pardonner”, sans que je cherche non plus à m'excuser de ce que j'ai pu ainsi écrire... Je me sens aujourd'hui conduit à modifier quelques uns de ces textes.

Je pense que l'on peut très bien conserver en soi une certaine dureté, une dureté impliquant que l'on n'accepte ni l'hypocrisie, ni la condescendance, ni la subordination à certaines “valeurs” (ou repères) de ce monde ( le paraître, la notoriété, le pouvoir...) ni non plus toutes ces formes d'”ennemour” qui font du monde un “désert relationnel”... Oui, je pense profondément que l'on peut conserver en soi cette dureté là, mais sans jamais atteindre directement une ou des personnes en particulier afin de leur faire volontairement du mal...

Et j'ai bien peur que certains de mes textes (oh, ils ne sont guère “si nombreux que cela”) se révèlent à la longue de véritables “bombes” ou “missiles” à plus forte capacité de nuisance que de réelle portée...

Et c'est bien de la “portée” qu'il s'agit, c'est à dire du sens, d'une autre forme d'impact que celle de la violence pure, du ressentiment ou de la dénonciation brutale...

Par la portée, ou par le sens et par la forme, le ton, le contenu même du propos ; tout cela soutenu par l'image... Je dis qu'il est “peut-être” possible de communiquer et de transmettre, d'atteindre et dirais-je “de prendre par la main sans cependant prétendre apprivoiser”...

J'ai dit que “travailler avec le coeur du réacteur” est très difficile, et aléatoire...

Difficile en effet de produire “autre chose” que du “journal intime”, des mémoires personnelles, ou de l'autobiographie pure et simple... (C'est un peu comme si l'on étendait de la confiture sur le plus de tartines possible en face d'un grand nombre d'invités).

Et c'est aléatoire parceque la plupart du temps, cela n'intéresse en réalité que peu de gens ; et que de surcroît cela ne modifie en rien le sens d'une relation qui “demeure ce qu'elle est”...

Mais “travailler avec le coeur du réacteur” est cependant une nécessité, dirais-je, en littérature ou en écriture, ou en poésie... Ou dans toute forme d'expression artistique d'ailleurs.

Ce qui est intime, singulier, profond, en un être humain ; doit pouvoir être exprimé et apparaître au monde tel un paysage dans toute sa réalité et son authenticité, son extrême et émouvante beauté s'il en est... Et jamais comme une déclinaison ou une succession de parterres de fleurs, de jardinières le long d'allées bien ratissées dans le “grand parc du monde”...

Il y a une ambiguité dans l'expression de l'intime : où s'arrête la “confiture sur les tartines”(elle est parfois délicieuse et d'excellente qualité), où commence... “comme une oeuvre de Delacroix par exemple”?

On ne fait pas, à mon sens, “de l'intime”... Avec seulement des joies et des peines purement personnelles, ni avec seulement le ressenti du moment, ni même avec la pensée ou la vie intérieure du moment...

L'intime serait “ce qui en soi et au fond de soi, parviendrait à rejoindre ce qui habituellement lui est étranger ou inconnu, indifférent ou ennemi... Et produirait l'oeuvre.

Par le regard qu'aujourd'hui je porte et qui évolue, parce que je veux encore et toujours “travailler avec le coeur du réacteur”... Je ne puis me résoudre à laisser tels qu'ils furent écrits, certains de mes textes. Je ne veux pas “partir dans les étoiles avec des scories d'abcès dans la poussière que je deviendrai”...

 

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