Pensée, réflexions, notes, tags

Mots de la vie, interrogations diverses et parfois essentielles...

Regard d'autrui

Pensee

     Je suis aussi souvent que je le peux, cet autrui ; et dans mon regard brille ce que de toi je pressens, et qui -peut-être- rejoint ce que je suis... Ce que je suis qui ne se voit pas, et que tout comme toi je porte en moi...

 

Regard de truie

     Et... Ce regard de truie... D'une truie qui "sait" ce que vont devenir ses "gosses" ...

Quel gouvernement ?

     J'attends d'un gouvernement, qu'il ne soit point de tel ou de tel parti ; de telle ou telle idéologie, ni inféodé au Marché, aux lobbies et aux banquiers... Mais uniquement et dans son ensemble, composé d'ouvriers, de salariés d'entreprises, de travailleurs de la terre... En somme, seulement et uniquement ce gouvernement là, composé de gens qui soient les acteurs premiers d'une vie économique dont nous serions nous, les citoyens, les travailleurs, les véritables acteurs, les gestionnaires, les créateurs, les distributeurs de biens et de services.

Autrement dit, explicitement dit... Aucune, absolument plus jamais aucune de ces personnes qui, durant les précédentes législatures et équipes ministérielles, n'ont passé un seul jour de leur vie dans une entreprise...

 

Dans le kaléidoscope

     Et je vis que tout se confondit, dans le kaléidoscope, comme en un bouquet final de feu d'artifice ne cessant de tournoyer de plus en plus vite et de se renouveler sans que l'on ne puisse apercevoir en vérité de figures et de couleurs nouvelles...

Tout n'était qu'éclatements, gerbes déchirées et ruisselantes de milliers d'éclairs d'orage, poudroiement de cendres incandescentes...

Et dans cette profusion, dans ce brassage, dans ce mélange de tout ce qui me venait aux yeux, je ne reconnaissais plus les "belles bleues" des feux d'artifice de mon enfance, et je ne voyais pas non plus, les "belles rouges pures et lumineuses" de quelque demain à venir... Dans le bouquet final, dansaient quelques étoiles inconnues noyées dans un ballet de cendres incandescentes...

 

Maison en carton

Maison carton

C'est... "curieux"... Mais en fait, d'une logique "bien dans le sens du monde et de notre civilisation" : les maisons dans lesquelles nous habitons et vivons (et dans lesquelles aussi nous "relationnons et dérelationnons")... Sont comme les tombes dans les cimetières : elles en foutent plein la vue! (si l'on peut)...

Cette maison en carton, qu'il est possible d'édifier en une journée, et qui doit durer cent ans (je veux bien le croire)... Me fait penser à l'une ou l'autre de ces tombes que j'ai pu voir dans des cimetières Norvégiens en 2009 et qui étai(ent) comme de petits carrés de jardin d'agrément tout de fleurettes planté, avec, sur le dessus de la stèle un oiseau sculpté...

Vous l'avez sans doute compris : je n'accorde guère d'importance à ce à quoi ressemble ma maison, et je ne serai pas enterré sous un "grand pieu de marbre cathédrale plate".

 

 

Paysage minéral

Hoggar

Un paysage désolé aride minéral

Et de part et d'autre des points cardinaux

Ces flancs rocheux et abrupts ne renvoyant jamais l' écho

De ce cri pirate qui décide de briser

Juste le temps d'une colère coup de poing

Un long silence blême

Le silence blême et ordinaire du pirate

En réponse aux outrances aux violences aux indifférences

Jetées des balcons et des trottoirs et des maisons et de tous les lieux inhospitaliers

Au milieu de la circulation générale bruissante de sons discordants

Emporter son silence jusque dans la chute finale au bout du chemin

C'est ne laisser pour seule trace que ce silence

Qui sera peut-être interrogé et dont on imaginera des sons

Des sons enfouis et s'enfuyant

 

Fête des Mères

Fête des mères

Fête des mers

Fête des maires

Faites des mères

Faites des maires

 

Faites des mères qui ne soient pas des bobonnes

Faites des mers qui ne soient plus des poubelles

Faites des maires qui ne soient plus des députés sénateurs maires

 

Clowns sur la plage

Clowns sur la plage

     À défaut de tous ces spectateurs qui ne viennent pas voir notre numéro, à défaut de toutes ces salles et de tous ces lieux qui ne nous sont pas ouverts, nous écoutons toutes ces voix, nous lisons tous ces regards venus des flots, des vagues de l'océan ; toutes ces voix que personne en aucun lieu, en aucune salle n'écoute ; tous ces regards que personne en aucun lieu, en aucune salle, ne lit...

Ici sur cette plage viennent bruire tous ces silences qui ont traversé l'océan, et s'y raconter tout ce qui n'a pas été dit et dont nous allons faire notre numéro de clown...

 

Existe moi

... Je pensais au "Petit Prince" de Saint Exupéry, le passage où le petit renard des sables (un fenec) dit au petit prince "s'il te plaît, apprivoise moi" ! ''je serai ton ami, j'aurai le cœur en fête de t'attendre etc,etc..."

 

... Moi je dis, si je suis le petit renard des sables, au voyageur qui traverse le grand désert : "s'il te plaît, existe moi !"

 

Petite réflexion de ma part, ce 11 mai :

     Je me fous complètement du festival de Cannes... Et aussi de l'Euro foot 2016, que vont être ces "deux grands événements" hyper médiatisés ! Cela vous étonne, certains d'entre vous qui me connaissent et me lisent ?

En revanche, j'ai cliqué sur une information de Yahoo au sujet de la découverte en 2016 de plus de 1200 exoplanètes... Et devant la porte d'entrée de ma maison, ce matin, sur mon passage, j'ai évité d'écraser un escargot. Cela vous étonne, les mêmes certains d'entre vous qui me connaissent et me lisent?

 

Funambule

     Funambule sur les fils de la Toile, je ne crains pas de tomber mais, lorsqu'acrobate pirate et les yeux autant vers le ciel qu'au dessus des visages je me risque sur le fil, je déplore et parfois fulmine que sur la place en dessous du fil, il n'y ait qu'un marché...

 

L'oeil vif et clair, l'oeil jaune et cireux

     L'oeil qui pète vif et clair et dont le regard fait une morale à 2 balles à un autre oeil celui-là jaune et cireux et à moitié éteint, est un oeil qui mérite que l'on lui jette, sur l'insolence de son regard, une poignée de sable ou de terre...

Bien droit sur tes 2 guiboles, bardé de ces certitudes dont tu te fais un credo et par lesquelles tu acidifies, tu invectives, tu moralises celui ou celle qui ne se tient point droit sur ses 2 guiboles, celui ou celle qui a des incertitudes et des questions plutôt que des certitudes... Je te fais un bras d'honneur et quand je le peux... "un enfant dans le dos" !

... Je me fous de la couleur de la moquette, de l'apparence de la façade de ma maison... Mais ce qui m'importe ce sont les personnes qui entrent dans ma maison sans regarder la façade avant d'entrer, sans regarder si la couleur de la moquette s'harmonise avec la couleur de la pièce...

 

La littérature me sauve du désespoir

     La littérature, autant par ce que je choisis de lire (mais je ne lis pas tout) que par ce que j'écris, me sauve du désespoir.

Je dois dire que par ce que j'écris, je parviens à traduire ce silence que je porte dans mon regard contre les violences qui me sont faites et contre les comportements et les critiques acerbes qui me hérissent, des uns et des autres...

Ce que je choisis de lire en général me conforte dans ce que je pense et dans ce que je ressens, du monde, de la vie, des gens, de tout ce qui se pratique dans le monde ; et ce que je traduis et exprime par l'écriture me permet de viser, d'atteindre, de dénoncer, de témoigner ; mais aussi d'extraire de l'immaculé, de la beauté parfois, de ce tableau raté qui est celui de la grande scène du monde...

 

 

Effraction

Effraction

... Encore faut-il que l'effraction puisse être plus pirate encore que celle qui se fait par les bouches à feu et par les sabres et par les grappins d'abordage de tous les bateaux pirates qui écument toutes les mers du monde... Je pense à une effraction qui se ferait par une culture de la relation...

 

Le silence, suite...

... Le silence, ce grand silence blême hurlant de tout ce que je ne dis ni n'expose, et par lequel j'exprime ma révolte ; ne fait pas de moi pour autant, un naufragé désespéré n'entretenant pas de journal de bord, n'entretenant pas l'esprit, la pensée, la parole, l'écriture, dans son journal de bord, tout cela contre le naufrage... Et, avant le naufrage, contre tout ce qui est si aride, si inhospitalier à traverser... (Des "prénaufrages" à vrai dire)...

... Je sais le naufrage, chacun le sait d'ailleurs... Le naufrage est inéluctable et nous le faisons tous... Mais ce qui m'en sauve de la perspective de sa réalité, de la peur qu'il me met au ventre, ce naufrage ; ce qui m'en sauve aussi de tout ce qui le précède en coups de gros temps, c'est la tenue que je fais du journal de bord que jour après jour j'entretiens... et qui est comme une prière à Dieu, Dieu n'étant autre que tous ces visages autour de moi dont les yeux voient ce que je mets dans le journal de bord...

Ce "grand silence blême hurlant de tout ce que je ne dis ni n'expose" et que je porte dans mon regard, je ne le porte en vérité que devant ou en face de tous ces visages qui, proches de moi, ou autour de moi, sont des visages indifférents ou des visages qu'il me semble convenir de ne pas importuner, ou encore des visages dont le regard ne se porte que sur ce qui s'agite, ce qui se joue sur la scène sous les feux croisés et colorés...

 

La vieillesse

     Si la vieillesse, je veux dire en fait l'extrême vieillesse, celle qui "en principe" commence lorsqu'on atteint les 90 ans... S'apparente à un naufrage, un tel naufrage cependant, en tant que femme ou homme de culture, de culture de la relation, de culture de la pensée et de la réflexion, de culture en général autant de son corps que de son esprit ; est un naufrage comme celui d'un ver luisant dont les dernières goutelettes vertes de lumière ne parviennent pas à s'éteindre alors même que le ver luisant s'enfonce dans la flaque d'eau dans laquelle il a glissé au bout du chemin qu'il a parcouru...

 

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