Pensée, réflexions, notes, tags

Mots de la vie, interrogations diverses et parfois essentielles...

Ces bergeries...

... Ces bergeries où convergent tous les ovins, guidés, soumis et bêlant...

Il y faut entrer, pointer le bout de son nez et ne point craindre d'y montrer le poil que l'on porte sur son dos... Afin de parvenir à y faire mener dedans, par sa danse mais aussi par les danses autour de soi, comme un ballet qui fera de quelques unes sinon de toutes ces bergeries, autant d'espaces de liberté et de relation dans une dimension chorégraphique... Car au fond, tous ces ovins guidés, soumis et bêlant sont comme des frangins d'une famille nombreuse avec lesquels on passe son enfance à se friter... Et que ne bêle-t-on pas, que ne porte-t-on pas, aussi, soi-même, tous ces coups de tête à droite et à gauche, guidés que nous sommes par des bergers dont le bout des échasses nous pousse sans jamais nous inciter à chorégraphier...

 

Le politicien honnête

Le politicien

... Le politicien honnête est comme l'urologue qui introduit dans le fondement du consultant, un doigt, puis deux doigts puis toute la main, avec un gant enduit d'un liquide onctueux, et qui atteint et évalue un adénome prostatique : ce n'est plus une sensation désagréable et encore moins une douleur, c'est une investigation nécessaire...

Une prostituée vierge c'est aussi surréaliste qu'un vin sans alcool dont le producteur prétendrait que ce vin ne serait pas un jus de raisin.

Les politiciens se prétendent honnêtes dans un monde où "mettre une olive dans le trou de bale" c'est faire du bien là où ça passe sans dire le mal que ça fera.

Il est à mon sens, bien plus difficile pour un politicien se déclarant honnête que pour une prostituée se déclarant vierge, d'être crédible.

 

Il y a ...

Il y a la vie qui brille

Il y a la vie qui court

Il y a la vie qui souffre

 

J'avais une fois dit

Il y a les célestes

Il y a les terrestres

Il y a les télestes

 

Il n'y a de considération

Il n'y a d'existence

Il n'y a de jouissance

Il n'y a de modernité en marche

Que pour la vie qui brille

Que pour les célestes

 

Mais cela ne durera pas

Les temps changeront

La vie qui brille

La vie qui court

La vie qui souffre

Les célestes

Les terrestres

Les télestes

Seront sur le film entièrement déroulé de la bobine

Des brouillages surgiront les images qui existaient sans être vues

Ces images de la vie qui court

Ces images de la vie qui souffre

Ces visages des terrestres

Ces visages des télestes

Ce sera comme le fil entièrement déroulé de la pelote

Dont les noeuds auront été un à un défaits

Cependant l'extrémité du film de la bobine

Ou l'extrémité du fil de la pelote

Sera comme la source d'un fleuve

Dont il faudra encore chercher la naissance

Dans les recoins du berceau naturel du fleuve

 

 

Un travail difficile, que celui de la réflexion

      Un travail de réflexion est toujours un travail difficile...

Il ne faut pas qu'il se pose, déjà qu'il "s'auto-pose" pour commencer, en une forme de pensée unique censée se substituer à la pensée unique qui a cours et qui s'impose dans les "establisments" tout comme dans une opinion publique béate de certitudes admises et de mode...

Il ne faut pas non plus qu'il cherche à tout prix à convaincre...

Il faut qu'il puisse être accessible et qu'il ne se fasse pas seulement dans la trace de toutes ces "vérités" dont on n'aperçoit pour chacune de ces "vérités" que le miroir, que la luisance de sa surface et non pas les écueils en dessous, tapis dans le fond, et sur lesquels la plante des pieds se heurte...

 

Réflexion sur la littérature

"La littérature doit être aisée à comprendre et difficile à écrire, non difficile à comprendre et aisée à écrire".

Wang Chung, Pensées.

 

Cependant, dis-je, lorsque la littérature est aisée à comprendre et tout aussi aisée à écrire, elle s'apparente alors, la littérature, à un produit de consommation culturelle de masse : il n'y a qu'à voir sur les étals en rayon librairie des grandes surfaces commerciales, tous ces livres qui "copient la vie" dans tout ce que la vie a de mieux et de plus connu du plus grand nombre de gens...

Quand à la littérature produite par bon nombre de personnages politiques, de personnages de télévision, de journalistes, d'économistes, de gens sortis de grandes écoles, elle est souvent difficile à comprendre... et aisée à écrire (ou à faire écrire) pour ces personnages qui sont les seuls à se comprendre et à être convaincus de leur talent... Et à se satisfaire du nombre de leurs "followers" sur les réseaux sociaux, du nombre d'exemplaires de leurs livres vendus...

La littérature aisée à comprendre et difficile à écrire, a toujours été une "denrée" rare parce que dans cette littérature là, toute la difficulté est celle de la réflexion, du niveau de réflexion à atteindre, du pouvoir d'observer, de regarder et de témoigner au plus vrai, et de transcrire au mieux dans une langue, la langue que l'on parle et écrit, qui ne soit point altérée, dénaturée, pervertie, simplifiée à l'excès jusqu'à n'être qu'une vocifération et donc appauvrie ; ou au contraire, accablée de formulations et d'effets, et donc, illisible, incompréhensive au "commun des mortels" d'une part et toute aussi illisible et incompréhensive à ceux qui ne sont pas de la "communauté" dont on fait partie d'autre part...

... Reste, avec la difficulté de la réflexion, avec le regard et le témoignage ; une capacité cependant, à manier la langue que l'on parle et écrit, avec ce que l'on peut y apporter dans cette langue, venant de soi et de personne d'autre et qui, dans le contexte peut être compris du plus grand nombre sinon de tous...

 

 

Préjugés

"Les politiques sont à la botte des lobbyies"

"Les lobbyies se foutent complètement de ce que deviendra la planète dans cent ans"

"Les médias contrôlent et orientent l'opinion"

... Et tant d'autres choses entendues, exprimées, au quotidien, et à vrai dire "qui crèvent les yeux"...

Sont-ce là des préjugés ?

Le préjugé, il est en fait du côté de ceux et de celles qui prétendent que l'on préjuge quand on exprime selon son coeur, selon sa pensée en fonction d'une réalité vécue (et subie)...

Du côté de ceux et de celles qui, convaincus qu'ils, qu'elles sont, de leur "vision du monde et de la société" pensent que les autres sont dans l'erreur, dans le rêve, dans l'irréel, dans l'interprétation, dans le parti pris, dans le déni...

Du côté de ceux et de celles qui se satisfont de ce qu'est un monde dans le sens où il doit tourner, dans une forme de bienpensance consensuelle...

Confondre pensée/réflexion avec préjugé/idée reçue, c'est le propre le plus mal propre qui soit, de bon nombre de donneurs de leçons de morale, de bon nombre d'intellectuels, de bon nombre de "braves gens" même, qui infirment et dénaturent les propos des autres, parce qu'ils pensent que ces propos ne sont pas fondés...

 

A toutes ces personnes qui sont passées dans ma vie...

Pers pas d m vie

... "Merci à toutes ces personnes qui sont passées dans ma vie et qui y sont encore... Et merci à l'avance à toutes ces personnes qui demain, après demain et jusqu'à mon dernier souffle, passeront dans ma vie...

Je vais juste dire que, pour n'abuser personne, que, quand j'aurai 90 ans, je changerai la photo que l'on voit sur ma page...

Je rêvais de Nouvelle Zélande, je rêvais d'Afrique du Sud, je rêvais du grand ouest américain, et de la Terre de feu... Je rêvais de ce Web qui m'ouvrait des fenêtres par lesquelles au loin je traversais l'horizon -en esprit, mais je ne voyais pas la jolie punaise rayée orange et noir sur une branche de cette plante dans mon jardin, dont je ne sais plus le nom...

Je fermais tout, portes et fenêtres et ne disais plus rien à ces regards que je croyais indifférents, moqueurs ou "pied-au-cutants"... Ou je lançais sur la Toile une infinie écriture éparpillée comme des confettis par la fenêtre ouverte sur la rue...

Je rêvais d'être voyant mais ne l'étais point... Je ne suis que comme vous, dans le souvenir, dans l'espérance, dans la vie-qui-court, dans la pensée... De tous ceux et celles d'entre vous qui sont passés dans ma vie, qui y sont encore et qui y seront demain...

 

 

Au coeur du réacteur

      Le monde est plein de gens qui, faisant intérieurement et par habitude la comparaison d’eux-mêmes avec les autres, décident toujours en faveur de leur propre mérite, et agissent conséquemment. ( La Bruyère )

 

      Il y a aussi des gens qui, par une réflexion intérieure sur eux-mêmes, et par une sorte de nécessité, se posent la question essentielle de l’ existence de ce qu’ils expriment… Ceux là ne se comparent pas aux autres et ne décident pas en faveur d’un « mérite » qui, de toute manière, leur paraîtrait aléatoire si l’idée de ce « mérite » leur venait… Ceux là agissent toujours selon ce qui vit au « cœur de leur réacteur », que cela soit apprécié, contesté ou ignoré… Toute la question est de savoir si ce qui vit dans le réacteur a une réelle existence… Ou n’est qu’une idée, un leurre, une supercherie, une mystification…

Et c’est l’existence de ce qui vit en soi, et non pas la mystification déguisée en ce qui vit en soi, qui a du sens...

Mais ce qui vit dans le « cœur du réacteur » et donc en soi, dépend aussi de la réponse des autres... Ou de leur silence...

Ce qui vit au coeur du réacteur ne dépend qu'en partie, pour moi, de la réponse des autres... Mais aussi de ce que je vois en eux et qui m'existe...

J'admets que ce que je perçois est peut-être faux ou illusoire. Dans le "réacteur", les matériaux sont bien réels, l'énergie qui les anime aussi, mais au coeur même du réacteur, il ne se réalise qu'une "alchimie de l'imaginaire" ...

 

Une société où les Elus...

... Une société où les élus, les élites, les gouvernants et les médias de l'information laissent croire au peuple que l'intellectuel acculé au fond d'une combe pourra "apprivoiser", avoir un "dialogue" ou quelquechose ressemblant à un dialogue ; avec une araignée géante mutante et carnivore s'approchant de l'intellectuel mandibules en avant... Est une société qui nuit plus à la société, que la société du temps de Philippe Le Bel au 14 ème siècle où l'on trouvait "normal" de décapiter, de rouer, d'écarteler...

 

Vies brisées

      Certains événements qui surviennent et brisent tant de vies, sont si dramatiques et occupent tant l'esprit et la pensée des gens durant plusieurs jours – et font tant la Une de l'actualité- qu'ils éclipsent, le jour où ils surviennent, ces événements, et les jours suivants, tout ce qui peut être produit de personnel pouvant intéresser des proches, des amis, des connaissances...

Comme si un rocher aussi immense que l'Antarctique tombait du ciel sur une petite souris venant de découvrir de son tout petit oeil, une étoile...

Que d'inopportunité il y a à jeter par sa fenêtre sa brassée de confettis juste avant la venue d'un événement dramatique auquel on ne s'attendait pas à ce moment là... Et qu'ensuite, il y a de vanité à "s'exister" lorsque tant de vies sont brisées...

 

Le temps

     Les années n'existent pas, ce sont les jours, les nuits et les saisons, qui viennent et reviennent, sans commencement, sans fin...

Un seul temps en somme...

Un temps où le passé, le présent et le futur sont comme un immense paysage sans ligne d'horizon...

La vie

      La vie est un court fleuve violent dont la source même est comme l'entrée d'une caverne profonde d'où jaillissent des flots turbulents ; un court fleuve-torrent qui dévale sur une pente raide, et en face de la pente on voit l'océan dans lequel va se perdre l'eau du fleuve... Et de cet immense océan on ne sait rien, rien d'autre que ce que l'on imagine ou dont on rêve, qui serait une terre, un pays, au delà de l'horizon, un pays avec un roi très bon et très juste et des habitants dont on reconnaîtrait les visages sans âge et les vêtements sans couleurs éclatantes...

 

Une oeuvre d'art...

     Une oeuvre d'art n'est supérieure que si elle est, en même temps, un symbole et l'expression exacte d'une réalité.

              [Maupassant, La morte]

 

     Le symbole c'est ce qui est exprimé par écrit, par le dessin, par la peinture, par la musique, par la sculture, par la danse, et même par ce que l'on réalise, un objet utilitaire ou d'agrément, un meuble, un vêtement, un outil, une recette de cuisine, une maison dont on aménage l'intérieur ou que l'on construit, une oeuvre de pierre ou de terre ou de bois ou de métal, ou de papier ou de n'importe quel matériau... Où transparaît dans ce qui est exprimé, réalisé, cette facture personnelle, unique, à nulle autre pareille, qui identifie la pensée, l'esprit, la vision intérieure de son auteur, de son créateur... Ainsi le symbole est-il la représentation visible, intime, personnelle, d'une réalité exacte... Et je dirais même que la réalité ainsi exprimée, est plus surréaliste que par exemple, un tableau représentant une pomme bleue posée sur le robinet d'une baignoire...

 

Courte lettre

Monsieur le Résident de la Paix Publique

Je vous fais cette courte lettre

Pour vous dire que dans votre Résidence

C'est la Grande Konnerie

Dans la cour des Miracles

De l'Economie et du Travail

Et que votre Paix Publique

D'un bout à l'autre de votre Résidence

N'est qu'une Paix

Tôt d'hier troublée

 

Sans les laquais, que sont les maîtres ?

F ruffin

... Ces "plus riches" (dans le sens de mieux protégés, de plus aisés, de plus consommants) de nos enfants, de nos concitoyens les plus passivement conditionnés, les plus serviles, les plus laquais ; admis en la compagnie de ceux qui décident, organisent, prédatent, captent la plus grande partie des richesses... Seront bientôt (et inévitablement) à leur tour, après avoir été pressés tels des citrons, sucés jusqu'à l'os, branlés tels des gosses sur des dadas de supermarché... Seront eux aussi, rejetés, bottés en touche, piétinés, pour tout remerciement de l'aide-prédation à laquelle ils se sont livrés en pensant qu'ils allaient devenir les écuyers des grands seigneurs...

Sans les laquais, à vrai dire, les maîtres sont impuissants, perdent de leur pouvoir...

 

 

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