Le monde selon Garp, de John Irving

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                                                               Edité par Le Seuil, 1 ère édition en 1981

Résumé du livre :

Roman culte des années 80, Le monde selon Garp raconte le destin hors du commun, malgré de faux airs de banalité, d'un des personnages les plus attachants de la littérature contemporaine.

Le livre s'ouvre sur la conception de Garp, résultat d'une brève étreinte entre une féministe déjantée et un aviateur cloué sur son lit de mort. Dès cet instant, il devient impossible de relever les yeux du récit et d'abandonner les péripéties du héros, de ses bêtises enfantines à ses premiers émois amoureux et de son mariage à sa paternité.

John Irving excelle dans l'art de transformer les évènements de la vie quotidienne en aventures magiques et loufoques. A travers ses romans, il nous plonge dans un monde onirique peuplé de personnages baroques, originaux et hauts en couleurs. Il nous submerge d'émotions, nous faisant osciller entre l'hilarité et les pleurs.

Rares sont les écrivains qui peuvent se vanter d'arracher des larmes à leurs lecteurs. John Irving est de cette trempe.

Des éléments autobiographiques ponctuent ce récit, comme de nombreux autres romans de cet auteur prolifique. Ainsi Garp, à l'image de son créateur, est professeur d'Anglais, pratique la lutte Gréco Romaine et vit en Nouvelle Angleterre.

Mon avis :

Un "livre culte", à mon sens, ce "monde selon Garp"...

Déjà, ce Garp (ST Garp pour être plus précis) il faut voir comment il est né, à l'hôpital Mercy de Boston, en 1943!

Et la mère de ce Garp, une sacrée femme, Jenny Fields, dans son uniforme blanc d'infirmière (qu'elle ne quitte pratiquement jamais)...

Quelques épisodes sont particulièrement "sublimes", par exemple celui où Helen, la jolie épouse de Garp "en pince quelque peu pour un certain Michael Milton" (l'un des élèves d'Helen en classe de littérature, qui à vrai dire, "en pince lui-même encore davantage pour son professeur de littérature)...

Soit dit en passant, notre Garp avait auparavant, et cela dans les cinq premières années de son mariage, eu des vues (et même plus) sur la baby sitter qui gardait son fils aîné Duncan alors tout petit bambin...

Absolument émouvante la relation de ce couple Helen et Garp!

Nombreux sont les passages drôles dans ce livre, étranges parfois, et complexes... Et très bien analysées, des situations, des anecdotes, sont "tordantes" de rire (mais d'un certain sérieux cependant)...

Quant au style, à l'écriture, je trouve "sublime"! Très nuancé, et cocace!

Chapeau pour la traduction de l'Américain en Français par Maurice Rambaud! (Parce que cela n'a pas dû être évident de bien rendre à ce point là, en Français, la langue de John Irving qui doit encore être plus savoureuse en Américain de notre époque, depuis la 2éme guerre mondiale)...

Un "vrai monument littéraire" ce livre!

La fin est tout de même "assez dramatique", et d'ailleurs j'ai vu dans l'action entreprise par cette association de femmes ayant subi des outrages et ayant été violées (association fondée par Jenny Fields assistée de Roberta)... Un combat, certes noble et juste et méritant d'être mené, mais dans lequel entrait tout de même du fanatisme... En effet, par solidarité avec une jeune fille ne sachant ni lire ni écrire qui avait eu la langue coupée après un viol afin qu'elle ne puisse pas dénoncer ses agresseurs, d'autres femmes s'étaient elles aussi mutilées volontairement en se coupant la langue, et l'une d' elles en particulier, Pooh, était particulièrement virulente, extrémiste...

Et c'est bien là, l'un des sens de ce livre : l'on peut mener un combat juste, pour une cause sensible, avec passion et avec conviction... Mais sans pour autant aller jusqu' à un fanatisme ou à un extrémisme destructeur...

... Le 4 septembre 2013 à 20h 50 sur ARTE "Le monde selon Garp", d'après le livre de John Irving ("une oeuvre majeure" à mon sens), film réalisé en 1982 par George Roy Hill.

Acteurs et actrices : Robin Williams (qui joue aussi dans "Will Hunting", une "oeuvre majeure" aussi) ; Mary Beth Hurt, Glenn Close, John Lightgow...

J'avais lu deux fois le livre, à plusieurs années d'intervalle...

Le film m'a semblé "assez fidèle" au livre, sauf qu'un épisode du livre n'apparaît pas dans le film : celui ou T.S Garp séjourne quelque temps avec sa mère Jenny Fields en Autriche, à Vienne...

J'ai trouvé que les acteurs avaient été bien choisis, et, me souvenant bien des personnages du livre... C'est drôle, il m'a semblé que les visages des acteurs correspondaient bien aux visages des personnages du roman tels qu'à l'époque je me les imaginais en esprit...

John Irving

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