La Seconde Chance, de C. Virgil Gheorghiu

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… Livre paru à la fin de l’année 1952.

L’auteur nous raconte dans ce roman, ce qui s’est vraiment passé entre 1930 et 1950 dans les pays de l’Est Européen alors dominés par l’idéologie communiste totalitaire dont le dessein était de « transformer la société » et de faire de la personne humaine non plus un individu libre mais un élément de la collectivité n’ayant plus la possibilité de se détacher ou de se démarquer de la collectivité…

Et en même temps, dans cette même époque de 1930 à 1950, l’auteur nous raconte ce qui se passe également dans les autres pays européens (Espagne, Italie, Allemagne) ainsi que dans plusieurs pays de l’Est dont la Roumanie, où le fascisme -et même le libéralisme – écrase, persécute, conditionne, avilit l’individu, tout cela dans un contexte d’épurations ethniques, de contrôles et de filtres de flux migratoires, d’investigations policières, de contraintes administratives, d’obligations à se munir de documents justificatifs de ceci, de cela, de toutes sortes de dispositions prises par les gouvernements, sans cesse évoluant au gré des volontés des dominants, des politiques du moment…

Du mauvais côté des barrières, de toutes les barrières, autant de celles du communisme totalitaire que celles du fascisme et même de celles des démocraties libérales où dominent les puissances d’argent et les classes sociales dirigeantes ; l’on trouve des juifs, des chrétiens, des musulmans, des athées, des sans logis, des errants, des « venus d’ailleurs », des « sans papiers », et même, dans les pays de l’Est Européens affiliés au communisme, et même en URSS (dans l’URSS Stalinienne), des communistes convaincus qui, à un moment donné, n’ont « pas compris » ou « se sont écartés tant soit peu de la Ligne » ou « se sont fourvoyé, ont cru que... »…

Et, ce mauvais côté de la barrière, il est vraiment effrayant : il est fait de camps de baraques en planches ceints de barbelés, de prisons, de bagnes, de déportations, de ghettos, d’interdictions de circuler, de se rendre dans certains lieux publics, de contrôles renforcés, souvent contradictoires, absurdes, fréquents, dans les gares, les ports, les rues, les cafés, les théâtres, les salles de sport, les jardins publics…

Il n’a manqué, à cette époque là, de 1930 à 1950, en Europe et en URSS – et en Amérique (USA) ce n’était pas mieux question racisme et ségrégation sur fond de crise économique – lire « Les raisins de la colère » de John Steinbeck… Il n’a manqué que les Data Center, l’informatique, le numérique, l’internet, tout ce qui est « cyber – quelque chose », les satellites géostationnaires, les caméras de vidéo surveillance, les logiciels espions, toute la « neunœillerie » du 21ème siècle…

En somme, le monde de 1950 encore impacté par tout ce que les années de guerre avaient apporté en Europe… Était comparable – peut-être en pire – au monde de 2022… (Pour le pire de ce que l’on voit aujourd’hui, nous n’en sommes pas encore tout à fait, cependant, au même point que celui du mauvais, très mauvais côté de la barrière, de 1930 à 1950, barrière au-delà de laquelle les gens « mouraient comme des mouches » )…

 

 

 

Virgil Gheorghiu

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