paysages

Des paysages paliers

      Les grandes avancées de la Civilisation ne peuvent se faire que par les reculs qui la mettent en péril mais tout à fait paradoxalement ces reculs lui donnent l'élan nécessaire et résultant qui porte la Civilisation vers le destin qui est celui auquel ont pensé les Précurseurs... Les précurseurs de cette nouvelle et future espèce humaine qui succèdera à Sapiens et s'appellera Sagiens...

 

Le "recul" est terrible" certes... Mais il n'est qu'une "étape"... Imaginons un paysage présent qui serait comme un palier (une marche de, mettons, mille kilomètres de long) entre un paysage passé situé "un peu plus bas en altitude" et un paysage d'après, situé "un peu plus haut en altitude"... Dans le paysage présent, il y a des trous, des creux, des déclivités qui, à chaque fois que l'on y descend dedans et même jusqu'au fond, nous donnent à penser qu'au fond, on y restera et s'en relèvera pas... Mais il y a la vision de ce paysage d'après, situé "un peu plus en hauteur" qui lui aussi, aura des trous, des creux, des déclivités...

 

Le "sens général" ne se discerne pas à l'échelle humaine : il est une suite, une immense suite de "paysages-paliers"à chaque fois un peu plus proches des nuages les plus bas d'un ciel encore plus immense...

 

... La vie en évoluant se complexifie, peut-être plus encore qu'elle ne se diversifie quoiqu'elle tende à se diversifier toujours plus... La vie se complexifie et s'élabore comme dans un immense atelier, une immense forge... Et le résultat, c'est que de la forge, de l'atelier, en sort un produit, un ensemble de produits, plus et mieux "fini" on va dire, qui durera -peut-être- "plus longtemps" (quoique cela ne soit pas sûr pour autant)...

Mais dans le travail qui se fait dans la forge, dans l'atelier, il y a ces doigts coupés de l'ouvrier, cette précipitation de l'ouvrier à réaliser l'ouvrage, ces copeaux, ces étincelles, ces coulées brûlantes sur les pieds ou sur les bras, et de temps à autre, un four qui explose... Et des maîtres pas toujours très justes, des mesures de sécurité plus ou moins efficaces, des grèves d'ouvriers en colère, quelque ouvrier devenu fou furieux...

 

... Quand bien même les malandrins, les paresseux, les ivrognes et les fous furieux seraient dix fois moins nombreux qu'ils ne le sont, au dire de "qui marche dans le droit chemin", il y en aurait encore trop...

Une société "plus juste, meilleure"... De toute manière, aurait dans les rues de ses cités, des malandrins, des paresseux, des ivrognes et des fous furieux... Mais du fait que cette société serait effectivement plus juste et meilleure ; les malandrins, les paresseux, les ivrognes et les fous furieux -je ne sais pas vraiment s'ils seraient moins nombreux- seraient assurément moins envahissants parce que moins de poubelles déborderaient...

 

 

Paysages

      Il n'y a peut-être jamais eu autant que de nos jours, reliés par des fils et en réseaux réels ou virtuels, autant de paysages relationnels...

Mais tous ces paysages sont pour la plupart d'entre eux, arides, inconsistants ou fugitifs : ce sont des paysages linéaires et aplanis, traversés de vent, de formes ou d'ombres mouvantes et changeantes ; et le vent lapide, brûle ou glace ou caresse -c'est selon- dans une même giration tourbillonnante de nuées de poussière...

Des mirages d'eau, de ciel, de visages, d'horizon et d'ailleurs, surgissent et dansent ; des caravanes s'échelonnent, proches ou lointaines, qui ne s'arrêtent pas et disparaissent sans laisser de traces...

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