paysage

Le temps

     Les années n'existent pas, ce sont les jours, les nuits et les saisons, qui viennent et reviennent, sans commencement, sans fin...

Un seul temps en somme...

Un temps où le passé, le présent et le futur sont comme un immense paysage sans ligne d'horizon...

Paysage minéral

Hoggar

Un paysage désolé aride minéral

Et de part et d'autre des points cardinaux

Ces flancs rocheux et abrupts ne renvoyant jamais l' écho

De ce cri pirate qui décide de briser

Juste le temps d'une colère coup de poing

Un long silence blême

Le silence blême et ordinaire du pirate

En réponse aux outrances aux violences aux indifférences

Jetées des balcons et des trottoirs et des maisons et de tous les lieux inhospitaliers

Au milieu de la circulation générale bruissante de sons discordants

Emporter son silence jusque dans la chute finale au bout du chemin

C'est ne laisser pour seule trace que ce silence

Qui sera peut-être interrogé et dont on imaginera des sons

Des sons enfouis et s'enfuyant

 

Les deux hémisphères de paysage dans la boule

     Tout le problème est là : la qualité littéraire d'une part, et l'homme -ou la femme- en tant qu'être humain (comportement, relation) d'autre part...Ainsi, Hugo homme, Rousseau homme, Voltaire homme par exemple ?...

Le discours d'une part, et l'agissement d'autre part...

Le paraître, le vouloir être, d'une part ; et l'être d'autre part...

Mais bon, que c'est difficile d'avoir "le regard qu'il conviendrait" (pour autant qu'un tel regard puisse exister...)

Déja, regardons ce que nous sommes nous-mêmes, de préférence sans personne devant nous, avec réalisme et humilité...

... Il me vient aussi cette pensée, à propos de ce regard qu'il conviendrait d'avoir, pour autant que ce regard puisse exister... Qu'il aurait toujours existé en fait, qu'il n'a jamais cessé d'exister, mais de l'autre côté du paysage dans lequel nous sommes et où nous regardons avec des yeux aveugles...

Bien sûr, ce que je dis là ne veut pas dire grand chose... Mais je ne vois pas comment l'exprimer autrement que existant de l'autre côté du paysage dans lequel nous sommes...

... Deux "hémisphères de paysage" à l'intérieur d'une boule de verre...

Entre les deux hémisphères, un "plan équateur" qu'aucune "surface frontière", qu'aucune sorte de "pellicule" ne sépare visiblement.

Et cependant, les deux hémisphères de paysage sont comme deux paysages séparés : nous sommes tous, tous les êtres vivants, durant tout le temps de notre vie, dans un seul de ces deux paysages : celui de la vie que nous traversons.

Et ce paysage où nous sommes tous, nous le voyons, nous l'observons, nous le parcourons, nous l'habitons, avec le regard que nous portons et qui nous semble lumière.

Et il existe en dessous, ou de l'autre côté, dans l'autre hémisphère de paysage, ce regard, cette lumière que nous aurions si nous pouvions aussi être de l'autre côté en même temps... Dans cet autre côté où nous ne sommes jamais, sauf peut-être, virtuellement ou illusoirement ou au travers d'un miroir ou d'un mirage,  en ces moments de "nostalgie" ressentis comme du "paradis perdu" (ou de la connaissance perdue)... Mais alors le regard qui nous vient ainsi n'est encore pas celui que nous aurions si nous étions vraiment dans l'autre hémisphère de paysage...

La boule aux deux hémisphères de paysage, est en fait Une et Une seule... Mais elle peut tout aussi bien être, la boule, grain de sable, galaxie, ou conglomérat de galaxies...

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