faillites

Quand ce n'était pas l'argent, c'était la terre

      Lorsque l'Argentine fit faillite, des millions de gens se retrouvèrent sans aucune ressource financière, du jour au lendemain : les retraités, les fonctionnaires, mais aussi un grand nombre de salariés de diverses entreprises privées ou publiques...

Il n'y avait pas alors comme aujourd'hui en Europe, un "système" pour "venir en aide" à des pays "en crise"...

Mais, soit dit en passant, ces centaines de milliards injectés à plusieurs reprises dans les économies de pays européens "en difficulté", n'ont en aucune manière résolu les problèmes d'endettement et de chômage : ils les ont amplifiés car une bonne partie de cet argent, au lieu d'être utilisé pour relancer une économie qui eût pu par la suite générer de la recette, est allé vers les marchés financiers, vers les banques auxquelles on avance à 1% mais qui prêtent à des taux largement supérieurs, et donc, est détourné afin d'alimenter la spéculation et cela au profit d'une minorité de privilégiés.

En Argentine tout le monde ne s'est pas retrouvé sans ressources, et les richesses accumulées par un petit nombre de grands propriétaires (et bien évidemment "évadées") auraient pu suffire à elles seules pour renflouer le pays tout entier.

Il en est de même pour la Grèce aujourd'hui : l'argent des grands propriétaires et des armateurs entre autres, et les grandes fortunes de ce pays, ne sont plus, depuis lontemps d'ailleurs, dans les caisses de l'état... Et suffiraient à elles seules, à renflouer largement le pays tout entier...

Depuis des siècles c'est toujours la même "rengaine", la même forme de "pensée unique" à laquelle on nous somme d'adhérer avec force arguments (toujours les mêmes) à l'appui, dont le principal s'énonce ainsi : "l'argent des riches ne suffit pas à lui seul pour soulager toutes les misères du monde"... Autrement dit : "alors, que les riches profitent, au moins!"

Quand ce n'était pas l'argent, c'était la terre : dans la Russie des Tsars, dans l'Europe du Moyen Age, dans la Chine d' il y a deux mille ans, sur tous les continents du monde, c'était le grand seigneur, le grand propriétaire du coin, et toute sa famille, qui à lui seul possédait d'immenses territoires et régnait en maître absolu... Et l'homme ordinaire qui lui n'était propriétaire de rien, devait se contenter de ce que l'on voulait bien lui laisser cultiver "juste pour ne pas mourir de faim"...

Alors quand j'entends dire "il faut prendre l'argent là où il est" (sous entendu "pour faire marcher la boutique et pour que les pauvres soient moins pauvres)... Ou quand j'entends parler de "partage des richesses", je me dis que ce n'est point là un "cliché", ou "une idée absurde et déraisonnable", que de penser "qu'avec l'argent des riches il y aurait de quoi faire ce qu'il faut"...

La preuve? Déjà, ces centaines de milliers d'hectares sinon de kilomètres carrés qui sont la propriété d'un seul, et sur lesquels vivent autant de centaines de milliers de gens qui ne sont pas même chacun, propriétaires d'un seul mètre carré de terre pour faire pousser quatre poireaux ou quatre patates! Et qui doivent en outre, "demander la permission" pour faire pousser ces quatre poireaux ou ces quatre patates sur un mètre carré en location...

La vérité, cette vérité qui est sans cesse occultée ou travestie, c'est que moins de un pour cent de la population mondiale détient à lui seul plus de cinquante pour cent de toute la richesse, en argent, en terres, en revenus, de la planète, et qu'au delà de ce un pour cent, il y a aussi les quinze pour cent d'autres qui détiennent les trois quarts des cinquante pour cent restants...

Et que l'on ne cesse jamais d'entendre ce seul discours : "c'est ainsi depuis toujours, l'on n'y pourra rien changer et c'est normal, que cela plaise ou non"...

Eh bien non, cet "état des choses" n'est pas une fatalité, même s'il est une réalité depuis des milliers d'années...

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