existence

  • Ces êtres qui jamais, ne se mettent en avant...

    ... Il y a des êtres qui, si l'on ne vient jamais les chercher, ils ne se mettront jamais en avant, ils ne feront jamais la promotion de ce qu'ils font dans leur vie et qui leur tient le plus à cœur...

    À moins qu'ils ne sentent autour d'eux, implicitement -par le regard porté sur eux, par quelques "signes" dans le comportement des autres- qu'ils sont attendus...

    Ces êtres là sont en général entourés de gens qui, jamais, ne leur posent les questions qu'il faudrait leur poser, qui jamais ne se préoccupent de ce qui leur tient le plus à cœur... Des gens avec lesquels ils n'ont qu'une communication soit de nécessité, soit portant sur des sujets relatifs à la vie courante, aux "choses ordinaires de la vie" en somme...

    Mais cela ne veut pas dire pour autant que, ces êtres là, qui jamais ne se mettent en avant, n'ont point de capacité à s'exprimer ; ne portent pas en eux tout ce qu'ils aimeraient bien, au fond, partager avec les gens autour d'eux et qui, même si cela n'est pas évident au premier abord, peut réellement être communiqué, transmis, partagé... Pour autant qu'un lien s'établisse, si occasionnel, si aléatoire qu'il soit...

    La meilleure preuve en est, de cette capacité à s'exprimer, à communiquer, à échanger, à transmettre, se manifeste lorsque précisément, l'on vient à les chercher, ces êtres là... En somme -comme je dis- à les "exister"...

    Parce que d'eux mêmes et par eux mêmes, ils ne "s'existent", ces êtres là, que comme un promeneur sur un immense chemin traversant le paysage, un promeneur qui déposerait de ci de là, tout au long du chemin, des petits cailloux qui seraient en quelque sorte, ses "trésors" ou ses "joyaux" auxquels il tient...

    Et certes, les petits cailloux sont bien visibles sur le chemin, mais n'attirent l'attention des gens qui passent, que si le regard des gens, tout à fait occasionnellement, se pose sur l'un de ces petits cailloux...

    C'est par cette image des petits cailloux jetés sur le chemin, que je définis ce que j'appelle "s'exister"...

    Peut-être -c'est même quasiment certain... Que les êtres qui jamais ne se mettent en avant, sont ceux qui... "s'existent le plus"... Plus, certainement, je le crois, que les êtres qui "s'existent" en se mettant en avant...

     

  • Conscience limitée, de l'existence de l'Autre

    ... Cette conscience que je qualifie d' "aiguë" de l'existence de l'Autre (l' Autre n'étant pas nécessairement un être humain) , nous ne l'avons pas vraiment, nous n'en avons qu'une partie, celle immédiate, apparente et assez souvent fugace, toujours incomplète par rapport à ce qu'elle devrait être (et qui en fait ne peut être).. C'est comme l'enveloppe d'une bulle vue au travers de l'intérieur de la bulle qu'on est soi-même, une bulle dont on ne peut jamais s'échapper ou se libérer (quoique la question se pose de la nécessité et du sens qu'il y a à "s'en libérer")...

    Cette "conscience aiguë" de l'existence de l'Autre est une sorte de "graal" à atteindre (si cependant elle se manifeste en nous et si nous la sentons nécessaire)... Et son incomplétude peut être en quelque sorte une "frustration"...

    Nous vivons donc avec une conscience limitée, de l'existence de l'Autre... Encore qu'à la conscience se substituent bien souvent, l'imaginaire, le supposé et tout ce qu'apportent les apparences ... (alors que "vaut" ce qui demeure de conscience?)...

    La conscience aiguë de l'existence de l'Autre en tant que "graal" à atteindre, implique nécéssairement un "travail" à accomplir afin de parvenir à l'acquérir... Avec l'acceptation de ce qu'il y a d'aléatoire dans la réalisation du travail notamment lorsque le résultat n'est pas "probant"...

    Il y a d'ailleurs "quelque chose de cosmique" (une sorte de vérité intemporelle et naturelle) dans le fait de la rareté de ce qui est probant, et dans le caractère aléatoire de tout ce qui se fait ( ce qui se fait en réalité est très disproportionné-en moins- par rapport à ce qui ne se fait pas et ne se fera jamais)...