aimer

Aimer

Aimer, vraiment aimer...

Aimer autrement que "parce que..."

Aimer comme peut aimer un chien malgré quelques coups de bâton reçus...

Aimer comme un chat coureur et turbulent qui toujours revient dans la maison de ses maîtres même s'il n'y a rien à becter dans la gamelle...

Aimer en dépit de toutes les trahisons...

Aimer alors que tant de points d'interrogation surgissent de partout...

Aimer alors qu'il y a tant à combattre et qu'il faut combattre, combattre en disant "non" et en demeurant debout et ne reculant pas d'un pas...

Aimer que l'on soit aimé ou non...

C'est peut-être la plus violente, la plus authentique, la plus crédible de toutes les révoltes...

Cela s'appelle Aimer

Aimer  d'un seul bloc ... Ou  pas du tout  …

Mais  pas du tout , ce n'est pas forcément « je rejette » ...

Ne pas du tout aimer voire même détester...

C'est peut-être... Être à deux doigts d'aimer...

Si tu m' aimes, aime-moi  d'un seul bloc ...

Sans aucune restriction, ou à cause de  ceci/cela en particulier, de moi, qui te  gonfle...

Ça te gonfle, ceci/cela, de moi ?

On peut discuter...

Ça me gonfle, ceci/cela, de toi ?

C'est pas grave : j'intègre !

... "Je t'aime parce que... "

Mettez au bout de "parce que", tiens, ce que vous voulez qui vous convient, vous fait plaisir, vous arrange, vous "sied chaud au coeur" et j'en passe et j'en passe de tout ce que vous pouvez y mettre et en rajouter comme "bonnes et excellentes" réponses... toutes aussi convaincantes, et aussi belles, les unes que les autres, et avec en plus "une poésie" absolument "formidable et émouvante" et le tout avec "le génie" d'un "grand écrivain" (mais bon on n'en demande pas tant!)... (rire)...

... Eh bien, eh bien... J'appelle pas cela "Aimer" ! (ce serait, dirais-je, de "l'ennemour"-et, soit dit en passant, "ennemour" n'est pas exactement, "le contraire de l'amour"...

On en crève, on en crève, d'ennemour, en fait, sur cette "téterre" ! Peut-être plus encore que de la haine et de la violence... ou même de l'indifférence...

... Et je précise :

l'ennemour c'est quelque chose qui ressemble à l'amour, qui y ressemble même parfois, à s'y méprendre... Mais "ne nous y trompons pas", justement...

Le ciel sous lequel tu vis...

... Le ciel sous lequel tu vis est de fer et de feu mais beau comme un éclair d'orage qui traverse ta vie...

Et ta vie, elle aussi, traverse l'éclair d'orage... Juste le temps de l'éclair d'orage...

     "Oui.Je t'en veux de tes airs gentils, doux, complètement à côté de la plaque! De ta générosité à la con, de ta gentillesse débile!.../... La vie est si dure, si dure, et toi, tu es là à prétendre le contraire, à essayer que tout le monde s'aime, que tout le monde partage, que tout le monde s'écoute. Mais c'est de la connerie, tout ça! Les gens se dévorent, ils ne s'aiment pas! .../... Tu restes là comme une conne, à pleurer sur ton balcon, à parler aux étoiles. .../... Elles devaient bien se marrer les étoiles à t'entendre radoter, à genoux, les mains croisées.../... Tu pleurnichais, tu leur demandais de l'aide, tu croyais qu'un bel ange allait descendre du ciel et résoudre tous tes problèmes."

[ Hortense, à sa mère, dans "Les yeux jaunes des crocodiles" de Katherine Pancol, page 646, cinquième et dernière partie]

... En effet, comme je l'ai déjà dit "la vie n'est pas un conte de fées"...

Et c'est fou, vraiment fou/archi fou, ce que nos "grands et nobles écrivains", nos "plus grands penseurs", bon nombre de nos intellectuels charismatiques, la plupart de nos artistes et de nos amuseurs... et toute une pléiade d'auteurs "à la mode" dont les livres "pètent bien en évidence" sur les présentoirs des maisons de la presse... S'évertuent à nous prouver que "le monde est autrement", "que le monde change peu à peu et que des consciences s'éveillent"...

Et c'est fou, toutes ces émissions Télé "grosse émotion larme à l'oeil grand débat grandes actions humanitaires", dont l'audimat atteint des sommets, et qui nous bercent dans l'idée que "ça commence à être différent"... Alors que dès le lendemain matin, la brutalité et la vulgarité et l'égoïsme dans les comportements reprennent le dessus, à chaque fois qu'un intérêt personnel est menacé, qu'une gêne est ressentie...

Est-ce un si grand malheur que cela, que le monde soit comme il est ?

Est-ce qu'il faut pleurer toute sa vie et attendre qu'il soit meilleur, le monde ?

Aimer, c'est donner des coups de pied au cul aux autres quand ils baissent la tête et regardent leurs chaussures, pour qu'ils relèvent la tête et se mettent à s'exister par eux mêmes plutôt que d'attendre que les autres les existent... Ou quand ils se gavent de bonbon qui leur pourrit la cervelle...

Être aimé, c'est recevoir les coups de pied au cul qu'on n'a pas volé...

Mais l'on n'aime... ou l'on n'aime pas... que "parce que..."

Et c'est ce "parce que" qui fausse tout, qui pourrit tout, qui nous crève ou qui nous fait rêver en pure perte... et en définitive nous "désexiste"...

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