Les regards de nos contemporains

     La "problématique" -si je puis dire- de la plupart des regards de nos contemporains, qu'ils soient ceux, ces regards, de poètes, d'artistes, d'écrivains, d'intellectuels ou de penseurs, et même ce regard de gens tout à fait ordinaires mais quelque peu lucides, révoltés ou tant soit peu réfléchis...

C'est que tous ces regards là, enfin presque tous... Sont des regards de juge, de victime, de condamné, de profanateur ou d'illuminé...

Ce sont des regards parfois émouvants, drôles ou tragiques, ou désespérés...

Des regards de témoins, des regards de croyants ou d'incroyants...

Mais des regards "partisans" d'une cause ou d'une autre, des regards qui crient ; des regards dont l'incandescence d'une lumière n'en demeurant pas moins voilée, font se lever d'autres regards...

Des regards qui somme toute, ne sont jamais si différents que l'on le dit, que l'on le croit, et cela depuis des millénaires...

Reconstituer le puzzle des visages, embellir, enluminer, dérouler la pelote faite de tous ces fils entremêlés dans une réalité aussi complexe qu' inaccessible dans son intimité profonde, pardonner, extraire de l'immaculé... De toute cette grisaille, de toutes ces griffures et de toute cette corrosion dont le monde est fait et se perpétue ... Il y a bien là, à s'y efforcer, à y fonder une espérance, un défi hallucinant ; un défi qui dépasse toutes les Histoires, tous les possibles, tous les "paradis" rêvés ; un défi « impossible » à tenter de relever, mais néanmoins d'une dimension humaine et donc, atteignable...

 

J'avais lu dernièrement « Le bûcher des vanités », de Tom Wolfe, et le souvenir que j'ai gardé de ce livre, me fait penser à l'affaire DSK...

 

Le livre : (résumé sur Wikipédia)

 

Sherman McCoy est un riche financier de Wall Street ; il est marié à Judy et père d'une fille de sept ans, Campbell. Alors qu'il revient de l'aéroport où il allait chercher sa maîtresse, Maria Ruskin, Sherman se trompe dans la sortie d'autoroute et se retrouve en plein milieu du Bronx. Maria et lui-même paniquent rapidement, la tension atteignant son paroxysme quand ils se trouvent bloqués par une barricade de pneus et que deux jeunes Noirs proposent leur aide.

Maria prend le volant et, en tentant de fuir, renverse l'un des Noirs, Henry Lamb, âgé de 19 ans. Une enquête est menée et conduit rapidement à Sherman qui se voit alors la proie des journalistes, des politiciens profitant de l'affaire pour forcer leur réélection. Henry Lamb devient vite le symbole du combat contre une « justice pour les Blancs ».
Au fur et à mesure que l'affaire se développe, Sherman voit tout son univers s'écrouler. Il perd sa femme, son travail, ses amis et connaît les pires humiliations pour assurer sa défense.

C'est finalement l'histoire d'un homme qui se croyait au-dessus de tout – « Maître de l'Univers », comme il le dit – et qui comprend que sa vie pleine d'artifices – prétendus amis, prétendue puissance – ne peut plus être et doit brûler sur le bûcher de ses propres vanités.



...La justice américaine, sans doute fondée sur la base de la Déclaration d'Indépendance des Etats Unis d'Amérique en 1776, se dit "indépendante, souveraine et populaire"... C'est à dire qu'elle traite le justiciable sans tenir compte de sa notoriété, de son aisance matérielle, ou du pouvoir qu'il peut exercer sur ses concitoyens... Sans tenir compte à l'inverse, de sa pauvreté et de ses origines...

Cela, c'est "Le grand principe"... très universel, très moral, très juste... et auquel on ne peut déroger... sous peine d'être parjure...

Mais la justice "indépendante" peut être "infiltrée"...

Mais la justice "souveraine" n'est pas, comme le disent les Chrétiens, la justice de Dieu...

Mais la justice "populaire" se révèle finalement et inéluctablement "partisane" et se justifie alors dans ce qu'elle argumente et qui "passe" aux yeux du plus grand nombre...

... Néanmoins, qu'elle soit américaine ou de n'importe quel pays du monde, la justice est comme un "organe" essentiel dans un corps : le corps social.

... Je dirais que ce qu'il y a d'injuste dans presque toutes les justices du monde, c'est que toutes les affaires, et particulièrement les plus "sensibles", sont sous les feux des projecteurs , des flashs de photographes ; sous le feu des écrits des journalistes, sur les écrans des ordinateurs et des téléphones portables via Internet... Non pas à titre d'information, de seule information, mais à vocation de "sensationnel et d'effets spéciaux" qui dans tous les cas de figure, présente le personnage incriminé ou soupçonné dans une apparence la plus défavorable qui soit...

Que le type soit riche, influent et puissant, et charismatique... Et plus il y a de flashs, d'images, d'écrits, de médiatisation...

Que le type soit pauvre et méconnu, mais ayant commis un acte horrible... Et plus y a, aussi, de flashs, d'images, d'écrits, de médiatisation...

 

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