Les champignons et les palombières ne font pas bon ménage

... Honte à ces deux chasseurs qui, vendredi dernier le 16 octobre, dans la forêt d'Ustaritz, ont agressé, molesté à coups de bâton sur la tête, une femme à terre renversée par l'un de ces deux chasseurs. Cette femme recherchait des champignons et n'a point vu un panneau indiquant la proximité d'une palombière...

Cet acte odieux, car cette femme a été littéralement tabassée à terre, comme bien d'autres agressions autres que seulement verbales devenues habituelles, de plus en plus fréquentes de nos jours où l'on ne respecte plus rien, où l'on s'énerve, bouscule, agresse pour un rien, un "pèt de travers" on va dire... Cet acte odieux s'inscrit bien, hélas, dans "l'air du temps", un "air" devenu irrespirable, puant la haine, puant la violence, puant l'outrecuidance, puant d'un égoïsme forcené... Plus personne ou presque ne supporte quoi que ce soit qui le dérange, cela devient hallucinant et surtout angoissant, et l'on ne sait plus comment porter un regard, un simple regard sur une personne qui passe à proximité... D'ailleurs en vérité on ne regarde plus personne nulle part, dans la rue, dans un lieu public...

Je suis atterré de vivre dans ce monde quotidien de violence, de haine, de rejet de l'Autre, ou au moins pire, d'indifférence absolue (quoique l'indifférence soit aussi, plus ou moins exprimée consciemment, une forme de violence)...

Cependant -et c'est en fait là où je veux en venir- il existe bel et bien, dans ce monde quotidien où l'on vit, où l'on va chercher son pain le matin, où l'on mène ses enfants à l'école, où l'on parle avec son voisin, enfin partout dans la rue, dans un lieu public où l'on rencontre et parle avec des gens... Il existe bel et bien le contraire de cette violence, le contraire de tous ces comportements, paroles et gestes agressifs ! Eh oui, la gentillesse, ça existe et ça se manifeste, et ça n'a pas d'âge, pas de "catégorie sociale" ! Seulement voilà, on n'en parle jamais ou si peu, ça fait pas la Une des Médias autant que tout ce qui pue, autant que tout ce qu'on dénonce à juste titre, autant que tous ces faits divers de violence, d'agressions, de comportements odieux !

 

... Ce qui "ne fait pas bon ménage" non plus -il faut le reconnaître- c'est :

 

-Son petit univers (son petit monde) personnel (culture, sensibilité, engouements, attirances, valeurs auxquelles on est attaché ou bien auxquelles on est conditionné par l'environnement social, familial dont on dépend) soit dit en passant ce "petit univers" on le voit toujours "très grand" ...

-Et... l'univers, le "petit univers" (qui lui aussi s'affirme "très grand") de l'Autre lorsque notamment cet "Autre" est bien différent de nous sur bien des domaines (dont les domaines évidemment, "les plus sensibles" -sur les "sujets qui fâchent ou séparent-)...

Or dans le monde présent, tout est exacerbé, le moindre fait divers faisant débat difficile et houleux et générant des antagonismes est mis en avant médiatiquement, comme si c'était un grand fait d'actualité ; tout le monde s'étripe pour un oui pour un non, ça devient invivable, ingérable quand ça ne te pète pas, en plus, la santé ! Avec toutes ces susceptibilités qu'il faut essayer de ménager et qu'on a justement pas envie du tout de ménager, avec toutes ces frustrations, ces jalousies, ces petites haines couvées en soi...

Tout ça m'interroge et me suscite, m'inspire des réflexions graves... J'entrevois bien "une philosophie" (une pensée) en réponse à tout ça... Mais c'est comme une sorte d'ailleurs qui s'ouvrirait très loin au delà d'un horizon, l'horizon d'un paysage dans lequel il faut habiter, vivre, se déplacer... "Faire en fonction de ce paysage" c'est bien là la contrainte, l'indépassable ! Bien sûr il y a la possibilité du "message" à transmettre, à exprimer (c'est ce que j'essaye de faire)... Mais quelle est au fond la "vraie valeur du message"? Le message lui-même a-t-il une valeur ? Pour qui, pour quoi, dans quelle finalité ? ... Puisque déjà, il faut "accepter l'Autre tel qu'il est"... à défaut de l'aimer... Accepter, oui, mais sans se compromettre ni "baisser le pantalon" ! Accepter et être fort, avoir la bonté mais l'intransigeance, l'intégrité, aussi, en soi...

... Il y aurait à mon sens, dans le monde, dans la société, dans notre mode de vie actuels ; un lien entre la violence de ce monde, de cette société ; et la violence des faits divers et des accidents qui se produisent, une violence qui serait la résultante d'un nombre indéterminé de toutes sortes de comportements tous plus ou moins autant les uns que les autres, "accidentogènes".

Il n'y a que cette "paix des hommes de bonne volonté" (et d'une "certaine sagesse") qui, lorsqu'elle irradie autour d'elle et se fait "créatrice d'une atmosphère de relation heureuse", peut réduire cette violence du monde si présente, si générale au quotidien, si "accidentogène"...

 

 

violence du monde

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