Le bras d'honneur du peuple Grec à l'Europe de Bruxelles

Bras d honneur

... En fait ce bras d'honneur des Grecs est celui d'une contestation, d'une révolte contre une politique menée depuis cinq ans par des gens qui ne sont pas élus par les peuples et qui décident de ce qui doit se faire en Europe en matière d'économie et de marchés...

C'est aussi -et surtout- un bras d'honneur à tous ces créanciers, financiers et banquiers qui depuis vingt, trente ans, prêtent à des taux prohibitifs (exactement de la même manière que ces sociétés de crédit à la consommation qui proposent aux gens à budgets modestes de renouveler ad aeternam des réserves d'argent toujours et immédiatement disponibles, à des taux trompeurs)...

En revanche, plutôt qu'un bras d'honneur, c'est une main tendue et bien ouverte, qui s'avance, s'élève vers les peuples "frères de misère" en particulier, et d'une manière plus générale, vers tous les peuples de l'Europe qui, majoritairement mais ne pouvant l'exprimer ou conditionnés qu'ils sont, aspirent à une autre "construction européenne" plus démocratique, non assujettie aux diktats de la finance et des marchés...

 

Cependant, ces Slovènes et certains de ces peuples de l'euro, tous des pays de l'est Européen anciens "voisins -la-corde-au-cou" de l'ex-URSS... Qui vivent avec des retraites de 400 euro par mois, qui travaillent 60/70 heures par semaine pour des salaires de misère... Et qui ne comprennent pas que les Grecs se plaignent et se révoltent, me font penser à ces bons élèves dociles et obéissants ployant l'échine sous l'autorité de maîtres durs, et qui à midi à la cantine se contentent "tout heureux" d'un rata de faillots pendant que les maîtres à leur table bouffent du foie gras et du gigot !

Ces Slovènes, ces Slovaques, ces Bulgares, ces Polonais, oui, ils ont des industries, des usines, ils fabriquent des débroussailleuses à 190 euro, des minitracteurs de jardin à 700 euro, avec pour patrons des Chinois... Et ils voudraient que les Grecs se serrent encore plus la ceinture !

Je ne comprends pas tous ces gens "de petite très petite condition", qui sont légions sur la planète, et qui encensent, béats et dociles, et bien obéissants, un système économique de marché de grande consommation de masse, libéral avarié, qui profite avant tout et en premier lieu à toute une caste de privilégiés, d'actionnaires, de riches retraités à fonds de pension, à des milliardaires, à des banquiers, à des usuriers prêtant de l'argent à des taux prohibitifs sur des dizaines d'années !

Je voudrais que tout ça, toute cette merde, tout ce système (ce "soustème") ça finisse par capoter, qu'enfin, les "gros culs" de la finance, de la croissance, des profits bancaires, les Merkel, les Hollande, les intellectuels économistes de C dans l'air, de la Tribune et de Valeurs Actuelles, qu'enfin toute cette clique de décideurs de Bruxelles, de gros actionnaires, de banquiers, de riches retraités à fonds de pension... que tout ce monde là morde la poussière, fassent dans leur pantalon et qu'il n'y ait plus "Ernestine" pour leur torcher le derrière après une colique carabinée !

... Tout ce pognon, qui a été prêté pendant vingt, trente ans, au moment, au jour même où il a été prêté... Prêté par les détenteurs de capitaux (argent, affaires, immobilier), n'a pas coûté le moindre sou aux prêteurs : c'était (et c'est toujours) de l'argent plus souvent volé que gagné, de l'argent qui, s'il n'existait pas en milliards de Francs d'autrefois, de dollars, d'euros, de yen, ne manquerait en aucune façon aux prêteurs, parce que même sans ces milliards là, les prêteurs ont une réserve si immense qu'il faudrait dix milliards d'humains à gaver de bouffe et de gadgets, et vingt générations pour parvenir à épuiser cette réserve de capitaux sous forme d'argent et de flux rémunérateurs quasi éternels d'une régularité de mouvement d'horloge !

... Tout ce pognon, s'il n'est pas rendu, ça "les" rendra jamais plus pauvres, les créanciers! Par contre, et c'est là qu'ils "gueulent comme des putois" les créanciers, c'est "le manque à gagner des intérêts qui vont plus être payés" ! Putain, ils ont la galette grande comme un cosmos, et en plus, surtout en plus, ils veulent ce que crache la galette quand on la presse !

 

... Cela m'inspire cette image qui se forme dans mon esprit et que je décris de la sorte :

 

Un tas de merde en plein milieu du chemin balisé, ordonnancé... Un chemin qui a été tracé sur papier par des ingénieurs sortis de grandes écoles mais qui jamais durant leurs années d'études ont été confrontés au réel difficile de la vie, ont laissé la réalisation à la charge d'ouvriers pas forcément qualifiés, en fait des manutentionnaires sous payés dirigés par un cadre bureaucratique en costard cravate casque sur la tête, et ne savent pas reconnaître le moindre brin d'herbe ou de plante dans la nature susceptible de servir de nourriture ou de remède...

Toutes ces sommités d'ingénieurs avec leurs dirigeants sont là, tirant de tristes mines, tout déconfits, devant ce tas de merde qu'ils tâtent, touillent, retournent dans tous les sens, avec des bâtons Queshua au bout ferré, ne sachant quel parti prendre et disputant discourant élucubrant sans qu'il ne ressorte rien de tous ces conciliabulles... Le tas de merde barre tout le chemin, et de part et d'autre de l'endroit où s'étend ce tas de merde qui est aussi d'une grande hauteur, il y a un ravin à droite, un ravin à gauche, aux pentes verticales... On ne peut guère ni contourner ce tas de merde ni passer par dessus...

Et le tas de merde, qu'une chaleur pire que tropicale d'été, distend, se met à gonfler, à augmenter de volume et d'étendue, puis prend tout bonnement feu. Les flammes sont rouges avec des reflets d'un noir brillant ; le chemin disparaît dans l'incendie, dans une suite de tornades torches qui effacent jusqu'au tracé du chemin. Cependant d'autres chemins, ceux là, tracés par la nature, par tout ce qui vit et se meut dans la nature, prennent naissance et filent vers l'horizon...

... Ce sont des toutous très maltraités, auxquels on ne cessait de donner des coups de bâton sur le dos, et qui étaient jugés resquilleurs, peu soucieux des règles imposées par des maîtres impitoyables, qui se sont mis à chier au même endroit en plein milieu du chemin, précisément là où de part et d'autre du chemin s'ouvrait un fossé abrupt aux parois rocheuses verticales, de telle sorte que, le tas de merde des toutous devenant une haute barricade, ne pouvait plus être contourné ni sauté...

Ce tas de merde qui va prendre feu sous une chaleur accablante, ces tornades torches qui vont balayer le chemin, ce n'est pas de la science fiction, c'est ce qui va se passer très bientôt dans le "futur immédiat"... Au delà de ce que la nature aura fait repousser là où il y avait le chemin, d'autres chemins qui se feront par ce qui vit et se meut dans la nature, apparaîtront et fileront vers l'horizon...

 

référendum en Grèce

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