L'incontournable réalité du ressenti

     Ce qui est ressenti par l'Autre ( un inconnu, l'une ou l'autre des personnes ou interlocuteurs avec lequel nous sommes en relation ) ... À propos d'un livre ou d'un film, d'un évènement ou d'un fait d'actualité, d'une musique, d'un paysage, d'un visage, d'une situation drôle ou dramatique ou singulière... Est dirais-je "d'une réalité incontournable"... D'une réalité qui ne peut être éludée d'un haussement d'épaule ou d'un silence effaceur, ni être balayée par un propos péremptoire, tranchant en un sens ou un autre, ou un jugement partisan même le plus pertinent et argumenté et justifié qui soit...

En face de ce qui est ressenti par l'Autre, nous sommes confrontés devant une réalité que l'on ne peut que reconnaître, même si cette réalité nous est irrecevable voire abjecte dans certains cas...

Ne pas reconnaître c'est nier ce qui est vu et perçu : l'on ne peut nier le ciel, l'ombre, la lumière, le soleil, la terre...

Ce qui est ressenti peut cependant être communiqué, décrit, exposé ; que ce soit sur la place publique ou en privé. Et ainsi se trouver confronté à un autre ressenti lui aussi exprimé... Alors apparaissent les similitudes ou les différences...

Les similitudes se rapprochent mais ne se relient pas forcément. Les différences opposent mais l'explication les éclaire.

 

... Je dois dire que dans certains univers de communication et d'échanges sur le Net (des forums par exemple)... Les discussions autour, par exemple, d'un livre, d'un film ou d'un auteur, "ne sont pas de tout repos", en particulier lorsque les principaux interlocuteurs qui réagissent sont d'une "certaine pointure intellectuelle et de connaissances tous domaines"... et si de surcroît ils sont "profs" (ou l'ont été) ! Ou des critiques littéraires ou des personnes de formation universitaire...

Aussi s'avère-t-il assez prudent en de tels univers de communication, de ne pas trop manifester un engouement ou une préférence nettement marquée et en même temps empreinte d'une émotion manifeste... Auquel cas l'on a vite fait d'infirmer ou de relativiser ton propos, de te prouver par A plus B que "tu te goures un tantinet", et qu'il serait préférable sinon jugé plus pertinent de s'orienter vers d'autres auteurs, d'autres livres ou tel ou tel film...

Mais je ne dis pas cependant que louer ou conseiller un livre ou un film dans un message sur un forum n'a pas sa pertinence, son utilité... Je dis seulement qu'à mon sens, il me paraît préférable de le faire plutôt dans un message d'information, que de le faire en réponse à ce qu'exprime quelqu'un dans le forum au sujet d'un livre qu'il a lu ou d'un film qu'il a vu... Comme si ce livre lu ou ce film vu et donc ce qui en a été ressenti, était supposé par le commentateur d'une moindre pertinence, d'une moindre portée voire peu crédible et dont le ressenti exprimé paraîtrait démesuré, l'émotion surfaite... Et que par contre, tel autre livre gagnerait à être lu, tel autre film gagnerait à être vu...

Cet "esprit là", cette manière de procéder, qui devient assez systématique et en définitive se révèle plus ou moins inconfortable voire parfois blessante pour l'auteur du message... Me fatigue, pour ne pas dire me désespère et me porte à fuir... Ou tout au moins à "étudier" d'un regard qui se cherche et vacille entre plancher et plafond, une manière de pénétrer à l'intérieur de tel ou tel "salon de communication s'autoprétendant éclectique"... Dans lequel sont assis comme sur des fauteuils rouges de "complément d'enquête" (ou comme sur le plateau d'Arlette Chabot )... un "grand Invité", deux ou trois personnages certes sympathiques mais "qui relativisent" presque systématiquement (et qui d'ailleurs "se fritent" parfois avec le "Grand Invité"), et une autre personne invitée ou s'étant invitée, aux sublimes tableaux de mots, n'appréciant guère les oiseux et n'ayant pas "en odeur de sainteté" les "pirates de l'écriture" ou les les émotifs penseurs...

Voilà... Tel est mon propos, ici et "à cru et à coeur" et avec oui, "quelques fioritures" de ma part ... au sujet de ces univers de communication de type "Grande galerie des glaces à Versailles" !

Ces gens là, ces "parfaits" voire ces "pharisiens" de la littérature et du cinéma et de la scène, ont occulté une incontournable et intemporelle réalité : la réalité du ressenti et de l'émotion, et de la portée en l'être, de ce ressenti et de cette émotion durant peut-être sa vie entière...

Pour conclure je dirais qu'une certaine forme d'arrogance, de croyance quasi intégriste en quelques certitudes culturelles, et une propension manifeste à étaler ses connaissances à tout propos alors qu'il n'y a pas lieu en l'occurence de les montrer... Cela fait autant de mal dans le monde, que la médiocrité culturelle de masse et consommo-jetable sciemment orchestrée et instinctivement applaudie et bissée...



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