La dette Grecque, et toutes les autres dettes

 

Dans mon livre “AU PAYS DES GUIGNOLS GRIS” j'avais imaginé une monnaie mondiale : le parsécu...

Imaginons (bien que ce soit “un peu plus compliqué” à imaginer)... Que dans le monde d'aujourd'hui depuis l'an 2000 l'on soit au parsécu...

Tempêtes financières... Crash boursiers... Révolutions... De nombreux pays surendettés... Une économie de marché qui s'effondre... Et l'on prête à des pays, à des gens, avec de l'argent que l'on n'a pas, de l'argent emprunté! De la folie!

La monnaie unique éclate... De nombreux pays reviennent à leur ancienne monnaie.

Voilà... L'on t'a prêté, à toi état déjà surendetté, cent millions de parsécus et tu dois rembourser dix millions de parsécus par an durant dix ans... à 5 pour cent.

Grec, tu reviens au drachme ; Espagnol tu reviens à la peseta... Il va falloir que tu rembourses chaque année l'équivalent en parsécus de tes drachmes ou de tes pesetas qui ne valent plus rien. Autant dire qu'à chaque échéance annuelle, tu devras pousser des brouettes de drachmes ou de pesetas pour que ça fasse le poids des dix mille parsécus... sans compter les cinq pour cent d'intérêt...

Et comment vas-tu remplir les brouettes? Avec tout ce que les gens ont acheté à crédit, tous ces équipements de loisirs et divers matériels et produits de consommation, avec les campings-cars, les résidences de vacances, les baraques, les jardins d'agrément, les bagnoles... Avec tout ce qui ne se bouffe pas, se dégrade d'année en année? Car tout ce “fourbi” là ne se reconvertit pas en argent, même s'il peut encore passer de main en main ou se revendre en brocante !

Voilà... On t'a prêté cent millions de parsécus, et parce que tu risques d'être insolvable, les créanciers “l'auront dans le cul”! Et comme cet argent les créanciers eux-mêmes l'ont emprunté et doivent rembourser, alors où et comment trouver l'argent ailleurs qu'au fond des poches du plus grand nombre possible de gens?

Imaginez un Errèmiste ou un chômeur ou encore un salarié précaire à qui l'on prêterait la somme nécessaire à l'achat de la BMW qu'il désire acquérir! ( Il paraît que l'Allemagne vend des sous-marins à la Grèce, ce qui revient au même que de vendre à crédit une BMW à un chômeur)... Au fait, un chômeur a-t-il besoin de circuler en BMW? La marine Grecque a-t-elle besoin de posséder des sous-marins?

L'argent que l'on emprunte il faut bien aller le chercher, directement ou indirectement, là où il est réellement! Et les gens qui prêtent c'est qu'ils ont les moyens de prêter! (mais quelle idiotie de prêter avec de l'argent emprunté!)...

Où est l'argent? Là où il circule en dehors du circuit, là où aucun flic, aucune douane, aucune “disposition légale” ne le règlemente, ne le prélève au passage... C'est à dire dans des caisses que personne ne voit, des caisses dans lesquelles d'ailleurs il ne reste jamais très longtemps puisqu'un humain sur dix ou sur cent cela dépend, achète avec cet argent là, du “fourbi” dont la grande masse des autres humains ne verra jamais la couleur sauf de loin, dans les vitrines et dans les rêves... Et quand c'est pas du “fourbi” c'est de la “jouissecrade”...

Il y en a assez de ce système qui est en fait comme un tonneau percé que l'on ne cesse de remplir et se vide plus vite qu'il ne se remplit alors que plus il se vide et plus on ouvre le robinet! Ce système économique et cette “loi du marché”, de la croissance éternelle et exponentielle dont les acteurs sont les pauvres qui jouent les cadors, d'une part, et les riches qui pompent tout d'autre part! Tout cela finira bien un jour par péter dur/dur. Les riches se feront flinguer, et les pauvres qui n' arrêtent pas de faire les cons se feront bouffer par des pauvres encore plus pauvres mais qui eux n'ont jamais eu les moyens de faire les cons...

Mais pour en arriver là, il faudra vraiment que tout soit complètement foutu et qu'il n'y ait plus que de la poussière à bouffer!

L'Europe, la “grande Europe”... qui n'est qu'un “foutoir” de “gouvernance” (un concept vide de sens), et de divers traités “boiteux”... S'est “fendue” de 750 milliards d'Euros dont une partie avec des “fonds de garantie” et une autre partie avec un prêt du FMI... Et les états membres de cette grande Europe du marché ont tous décidé un “tour de vis budgétaire”... Résultat, les bourses reprennent dix pour cent en un jour, mais après l'euphorie des marchés boursiers, les courbes de variation s'infléchissent de nouveau...

C'est que la Bourse, elle “ne fait pas dans la dentelle”! Elle est peut-être (et même sans doute) totalement amorale mais elle est réaliste!

Comment concevoir en effet une reprise significative de “bonne santé économique” si les gens de tous les pays de la “grande Europe”, dont les budgets sont de plus en plus serrés, n'achètent plus, ne consomment plus?

Ce n'est pas vraiment la “croissance” qui “dope” un pays ou une économie, mais l'activité et le travail! “Croissance” (ou “décroissance” d'ailleurs), “développement”... sont des concepts qui “ne veulent rien dire”... Ce que l'on appelle “croissance” n'est que l'idée absurde selon laquelle on peut s'enrichir rapidemment en dévalorisant le travail, en se passant même du travail ; par la seule production en masse et au moindre coût de fabrication, de gestion et de transport, de toutes sortes de bien de consommation et de services...

Et la bourse ne“plonge” pas seulement par quelque effet négatif de pure spéculation sur l'évolution aux conséquences fâcheuses d'un évènement... Elle “plonge” aussi du fait de la réduction de l'activité, du gel des financements nécessaires et des investissements, et de l'absence de ressources pour un grand nombre de gens, et de la mise à mal du travail... Autrement dit, la Bourse “plonge” aussi par réalisme “pur et dur”...

 

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