Le p'tit coin de Yugcib

Bienvenue dans mon petit coin : ici c'est l'entrée et vous accrochez vos manteaux, vos vestes, vos impers... Ensuite je vous convie à la découverte de ces billets qui vont venir à la suite de mes "Alvéoles" dont les 3 dernières la 10, la 11 et la 12 ne figurent pas dans le sommaire...


  • La vraie gentillesse

    Le 22/11/2009 à 07:06Pensée, réflexions, notes, tagsCommentaires (0)Ajouter un commentaire

     

    La vraie gentillesse est quelque chose de tout à fait exceptionnel qui, chez les gens en règle générale ne se manifeste presque jamais ou seulement en des occasions toutes particulières dans la relation... Elle est le fait, très rare, de seulement quelques personnes parmi des centaines et des centaines de personnes en ce monde.

    Mais ce que l'on rencontre le plus souvent, c'est ce que j'appelle “le tout venant” dans la relation...

    Et dans le “tout venant” il y a toutes sortes de nuances, comme dans un immense spectre, très élargi, de couleurs différentes jusqu'à l'une de ses limites ou bords, d'un côté ou de l'autre...

    Il faut donc s'accommoder du “tout venant”, et recevoir, éprouver la vraie gentillesse lorsqu'elle se manifeste, comme un “cadeau du ciel”, quelque chose qui n'est jamais un dû, ni une récompense ni “allant de soi”...

    La vraie gentillesse n'a rien à voir avec le fait d'être un grand écrivain, un grand penseur, un poète ou un artiste talentueux ; n'a rien à voir avec l'âge que l'on a, si l'on est un homme ou une femme, si l'on est cultivé ou pas, si l'on est Africain, Asiatique, Landais, Vosgien, Américain ou Australien...

    La vraie gentillesse est... Ou n'est pas.

    Mais le plus souvent, hier ou aujourd'hui, elle n'est pas... Et celui ou celle qui la porte en lui ou en elle depuis son enfance, n'a pas à se sentir en “exil” dans le monde du “tout venant”, n'a pas à rougir de l'avoir alors que tout autour de lui ou d'elle, bruit ce monde de criailleries, de trépidations et de moqueries...

    La vraie gentillesse cependant, s'élève comme une petite herbe dans la fissure d'un caniveau, ou un rameau entre deux moellons sur la façade d'un bâtiment...

     

  • L'aléatoire

    Le 21/11/2009 à 18:01Pensée, réflexions, notes, tagsCommentaires (0)Ajouter un commentaire

     

         Le caractère aléatoire des choses de la vie, de tout ce que l'on réalise, de tout ce que l'on exprime, de tout ce qui survient ou ne survient pas dans notre vie pour telle ou telle raison justifiée ou non... M'a toujours fasciné et interpellé... M'a toujours paru en définitive plus « juste » - et peut-être plus « moral »- si je puis dire... Il y a là une vraie réflexion, grave, profonde, sans réponse « toute faite » ou « proposée »...

         Dans l'aléatoire il me semble qu'il y a comme une « vérité naturelle » - ou « cosmique » même... Une « vérité » qui mettrait tout le monde, tout ce qui existe, sur un même « plan d'égalité » - ou d'uniformité – mais comme un prisme qui aurait un nombre infini de facettes, de facettes différentes les unes des autres en nuances de couleurs et de luminosités...

     

  • Voltaire disait...

    Le 17/11/2009 à 08:46ArticlesCommentaires (0)Ajouter un commentaire

     

    Voltaire je crois, disait qu'il fallait "un peu de religion au bon peuple" afin qu'il ne donne libre cours à ses instincts primaires et qu'il se "civilise" un peu... Ce qui sous-entendait que les gens plus "nobles" ou plus et mieux éduqués... n'avaient pas besoin de religion.

    Je ne tiendrais pas pour ma part, tout à fait le même discours que Voltaire...

    D'abord il n'y a pas de "bon peuple" (bon ou mauvais ou inculte ou crédule). Il n'y a que le peuple “tout court” tel qu'il est dans l'environnement qui est le sien...

    Ensuite, les "nobles" (en esprit et en coeur - ou en tout ce qu'on voudra selon les valeurs qui ont cours en ce monde), les "éduqués"( le "gratin" quoi)... Ont peut-être besoin de la religion dans la mesure où la religion conforte leurs principes "moraux" et les assoit sur les sièges du haut desquels ils dominent ou prétendent dominer...

    Je dirais plutôt qu'au peuple il ne faut pas de religion. Mais je dirais cela de manière à ce que le peuple découvre lui-même sans y être forcé... que la religion est inutile. Car je crois le peuple doué d'une certaine intelligence que malheureusement on lui a comme interdit d'avoir.

     

  • Tradition chrétienne et catholique

    Le 16/11/2009 à 09:01ArticlesCommentaires (0)Ajouter un commentaire

     

    J'écoutais sur France Culture la semaine dernière une émission (je ne souviens plus de laquelle et je n'avais pas pris note) où il était question de “l'héritage Chrétien” (ou Catholique) en France...

    Je ne puis dans l'exactitude reproduire les mots qui furent dits, mais voici le sens général :

    Dans notre pays, une longue tradition chrétienne et catholique constituerait un socle culturel, une base commune et originelle, de la même façon que le seraient, les fondations d'une maison ou d'un bâtiment...

    Et c'est ce “principe fondamental” qui était alors présenté dans l'émission, comme étant en quelque sorte la “valeur” à “mettre en avant” ou à restaurer et qui devrait “faire référence”.

    N'en déplaise à ceux et celles de nos concitoyens dans ce pays, qui souscrivent à ce genre d'idée... “L'héritage chrétien et catholique en tant que socle à mettre en valeur, en tant que référence culturelle et morale”... je m'y assois dessus!” Et je dis “merde”!

    Que ce soit en France ou ailleurs, de tous temps à jamais, aucune civilisation humaine présente ou passée et se réclamant d'un fondement religieux ou d'un culte, n'est plus “morale” qu'une troupe d'animaux sauvages ou qu'une communauté d'un million de fourmis dans une fourmilière...

    Si l'on devait parler de “morale” c'est à dire donner un sens à un mot inventé par les hommes... Alors les animaux c'est à dire tous les animaux à l'exception des humains, seraient à mon sens “plus moraux” que les Humains...

    Mais il paraît (c'est ce qu'on lit dans la Bible) que Dieu a donné pouvoir, tous pouvoirs, à l'homme sur tout ce qui vit, se meut et pousse sur la Terre... Et donc, le droit de se servir d'un animal (ou de toute forme de vie animale et végétale) comme bon lui semble, pour son profit et pour son bien-être.

    Comme il est confortable et empli de certitudes rassurantes, ce pouvoir donné par Dieu à l'homme! Un Dieu qui, au moment de créer la femme (une “compagne” ou “auxiliaire utile” à l'homme selon l'idée originelle) n'a rien trouvé de mieux que d'extraire une côte à Adam pour y modeler dedans un corps de femme!

    Comment une femme, digne de sa féminité, de tout ce qui la fait femme, peut, tout au fond d'elle même, en se sentant cependant chrétienne et catholique s'il en est... traiter ce passage de la Bible évoquant la côte extraite d'Adam?

    ... Bien sûr, l'on peut (Science et Connaissance obligent et obligeront de plus en plus)... Envisager un sens “philosophique” à “cette affaire là” (et à bien d'autres)... Il n'en demeure pas moins que ce qui est écrit l'est! (et écrit comme sur de la pierre)!

    ... Il y a tout de même quelque chose que j'aime bien, chez les Chrétiens (et les autres)... À propos de “ces conneries d'horoscope, de voyance, de magie et d'occultisme” : “ils peuvent pas blairer” (du moins les “vrais croyants et pratiquants” selon la doctrine)... et moi non plus!

    ... Il y a en outre (mais seulement lorsque c'est vraiment sincère et émouvant) quelque chose d'autre encore, que j'aime bien chez les Chrétiens (et les autres) : quand on parle d'amour, de gentillesse, de mansuétude, de pardon (mais pas systématiquement), de charité, de partage... (Tout ça, soit dit en passant, c'est ce qui existe chez les animaux sous une forme et avec des applications différentes mais peut être plus efficaces : par la solidarité instinctive de l'espèce pour sa survie, son évolution, son existence, sa faculté à se reproduire, s'organiser, s'adapter , vivre en symbiose avec d'autres êtres vivants ou végétaux, y compris dans les conditions environnementales les pires qui soient)... Et si l'on veut vraiment parler de “morale”, alors elle bien là, pour moi, cette “morale”! Et pas dans les religions, ni dans la politique ni dans les idéologies ni les civilisations humaines policées, règlementées, segmentées et aujourd'hui de plus en plus formatées...

     

  • Le prix des choses vécues

    Le 15/11/2009 à 08:25Pensée, réflexions, notes, tagsCommentaires (0)Ajouter un commentaire

          Ce qui manque peut-être le plus à notre époque (celle qui commence depuis les années 90 du 20 ème siècle) c'est du prix aux choses vécues. Ce prix qui est fait de l'élan, du rêve, de l'action, de l'énergie, de la volonté, de l'intelligence et de l'imagination que l'on met afin que les choses soient vécues ; ce prix qui est fait de tout ce qui est ressenti, qui a de l'écho, de l'émotion, de la consistance, qui prend de la mémoire et se partage dans ces “choses vécues”... Et c'est dirais-je, le “coulant” qui prend le dessus sur le “prix”, ce “coulant” qui nivelle tout sur son passage et décolore les émerveillements...

    "les choses vécues" ayant quelque peu perdu le prix qu'elles avaient au profit du "coulant"... l'on se passe du style, de l'âme et de la pensée comme l'on se passerait de vêtements devenus peu aisés à porter... Il est en effet plus aisé -et surtout plus "loisiresque", de se ballader sur des plages, des boulevards ou des terrasses de café, avec des bermudas et des maillots imprimés de slogans... De "bloguer" entre copains en se racontant et s'échangeant les derniers potins de la bande, les dernières vidéos et clips sensationnels...

    Sans doute y-a-t-il là une culture "toute autre", qui a aussi sa place dans le monde... Et le seul reproche en définitive que j'adresserais à cette culture, c'est de n'avoir de la part de ceux et celles qui en font leur "pain quotidien"... que de l'ennemour... cet ennemour qui imite si bien -ou si mal – l'amour.

     

  • La liberté est trop belle pour que l'on fasse n'importe quoi avec !

    Le 13/11/2009 à 20:15Pensée, réflexions, notes, tagsCommentaires (0)Ajouter un commentaire

     

    La liberté est trop belle pour que l'on fasse n'importe quoi avec”...

    Je l'ai déjà dit.

    Je le répète...

    À quand un ministre de la Culture – ou de l'Intérieur- qui donnera un grand coup de poing sur la table et sera à l'origine d'une loi qui interdira -et fera fermer d'office sans préavis, tous ces blogs et ces sites, ces vidéos et ces films qui circulent librement sur le Net et que leurs auteurs truffent d'images, de photos scandaleuses et brutales où l'on voit par exemple :

    -Des hommes divorcés montrant ce qu'ils firent dans l'intimité avec leur ex-femme...

    -Des filles de douze ans montrant leurs deux papas au pieu (quoique ces filles là ne doivent pas être légions, tout de même!... Mais avec tout ce qu'on voit circuler sur le Net, il faut s'attendre à tout...

    Bien sûr ces “exemples” là sont extrêmes... Et je ne vais pas perdre mon temps à vérifier! Je sais seulement que “ça” existe...

    Il y a “moins extrême” certes... Mais tout aussi vulgaire, tout aussi brutal, ignoble, injurieux, discriminatoire, perfide, voyeuriste...

    Passe encore que l'on raconte à ses copains/copines ses états d'âme, ses “coups de blues”, ses amours ratés, ses coucheries, ses “problèmes intimes” et autres petits évènements de sa vie... Avec des participes passés en “er”, des mots à moitié bouffés ou d'un style “SMS”... Ou en s'échangeant des photos un peu raides et d'un rire facile... Oui, passe encore!

    Mais de grâce, assez de violence et de vulgarité abjecte, de pornographie et d'intimités dévoilées !

    ... Et à côté de cela, dans l'immensité de cet univers des blogs, des sites et des forums ; lorsque surgit un poète, une femme ou un homme d'écriture et de pensée, personne ni aucun média ne semble s'y intéresser : là, il n'y a pas de promotion!

    D'autre part, est-il “normal” qu'un auteur ayant reçu un prix littéraire et susceptible d'être invité dans un ou plusieurs pays étrangers lors de salons ou de conférences, tienne certains propos un peu “lestes” même si de tels propos seraient en partie justifiés ?

    Toute hypocrisie me révolte, toute sincérité et tout ce qui est “du fond de ses tripes” m'émeut, m'interpelle (et je partage dans mon esprit et dans mon coeur une telle sincérité même sans “fioritures” et crue)... Mais toute violence (même juste) qui atteint un être, des hommes, un pays, une nation, dans ce qu'il y a de plus “naturellement humain” en cet être ou en ces hommes, dans ce qu'il y a de plus “naturellement particulier et recevable” en un pays, en une nation... Me révolte aussi...

    Il me semble qu'en certains moments, dans telle situation particulière et qui ne se renouvelle peut-être pas, à un certain niveau de relation, lorsque l'on se trouve invité à dire le regard que l'on porte sur le monde, sur l'actualité... En tant qu'écrivain ou artiste, ou Intellectuel ou Scientifique... On ne peut plus se comporter, ni écrire ni parler “comme le commun des mortels” ... Et je sens bien alors, à quel point il est difficile de concilier une certaine humilité avec cette consistance empreinte de gravité que l'on peut porter en soi...

    ... J'en reviens à cette idée qui m'est venue sous le coup d'une grande colère et qui est celle d'interdire et de fermer ces blogs “scélérats”, ces sites abjects...

    Et je réfléchis en ce sens :

    Le monde est le monde (il l'a d'ailleurs toujours été et le sera toujours jusqu'à la fin)...

    Et si “le monde est le monde”, alors le Net est aussi tel qu'il est... C'est à dire aussi dur, aussi injuste, aussi “crasse”...

    Rien ni personne, ni aucun “espèce de dieu” ni aucune “entité philosophique ou idéologique ou d'une quelconque pensée”... Ne peut faire que la nuit ou le jour, l'ombre ou la lumière, la vie ou la mort, ne soient plus.

    ... Et que serait la vie sans la mort?

    Que serait la poésie sans la vulgarité?

    Que serait la littérature sans le langage ordinaire de tous les jours?

    ... Ce que j'aime dans la violence, c'est sa capacité à acquérir de la consistance, du talent, de la dérision et de l'humour. Et en ce sens, elle devient plus violente que la violence la plus brute et la plus habituelle. Je pense aussi que cette violence là, porte en elle une très grande dimension d'humanité.

    ... Ce que j'aime dans la conception de “l'homme révolté” d'Albert Camus, c'est que cet homme révolté est en puissance, en dimension, tout d'abord, un homme qui pense, qui réfléchit, qui “pèse et sous-pèse” (le pour et le contre), qui se sent intimément responsable de ses écrits, de ses propos et de ses actes... Mais c'est aussi, parce qu'il est homme, et seulement homme et animal, un homme déchiré parfois, un homme pouvant être traqué jusque dans ses derniers retranchements... à cause du genre de révolte qu'il a en lui et le fait souvent seul parmi ses semblables...

     

  • Les vrais amis...

    Le 12/11/2009 à 18:19ArticlesCommentaires (0)Ajouter un commentaire

     

    À qui confier ses préoccupations d'ordre littéraire ou artistique sinon à ses “vrais amis” ?

    C'est à dire à ces très rares personnes qui, une fois rencontrées, vues et revues, n'ont jamais cessé de se manifester d'une manière ou d'une autre que ce soit en entretenant une relation par courrier ou par un forum du Web ou un blog, ou par des rencontres rendues possibles, ou encore par quelque chose existant dans la relation, que je définirais comme le contraire d'une forme d'autisme?

    Car il y a bien -à mon sens – une forme d'autisme (n'ayons pas peur du mot) à se senir “étranger”- et donc farouchement solitaire voire grégaire et sans doute en révolte ouverte – dans un monde relationnel ayant pour fondements essentiels les valeurs d'apparence et d'appartenance à un système.

    Je dis, j'affirme qu'il n'y a pas d'amis dans “ce monde là”, ce monde de la compétition, des apparences et de la notorité, du charisme, des médias, de la “Star Académy planétaire”! Ce monde des forums-scènes du Web, des blogs-cathédrales et de toutes sortes de productions diffusées à grands coups de pubs, ce monde de polémiques à n'en plus finir, ce monde où tout un chacun veut avoir le dernier mot, ce monde de violences et d'hypocrisies et de condescendances, ce monde “trou-de-balesque”, parfois raciste, sexiste et dont les représentants (humains) les plus en vue, les mieux considérés et les plus influents se prennent quasiment tous pour des “cadors”, sont sortis des grandes écoles... Ou sont partis de rien -comme ils disent- avant d'être devenus ce qu'ils sont aujourd'hui...

    Non il n'y a aucun ami dans un tel monde : seulement et de temps à autre au gré des modes et des engouements (et de la grossière alchimie des Médias)... Des admirateurs, des “fans”, des “clones”, des gens qui t'applaudissent et te bissent mais te maudissent si tu ne plais plus ou si tu te “plantes”!... Ou si tu “fais un peu le con”!

    Dans un tel monde au milieu de telles gens, et dans le genre de relation qui se construit et se déconstruit dans ce monde là... Vient cette forme d'autisme de celui ou celle qui devient incapable de s'intégrer et de participer à ce monde là... Il vient là, oui, un véritable et insurmontable problème de communication avec des gens qui déjà, alors que tu viens à peine de commencer à t'exprimer, te “clouent le bec” ne serait-ce que par le regard qu'ils portent sur toi!

    Là où tu es irrémédiablement “écrasé” (pour ne pas dire écrabouillé)... Tu n'es plus rien, tu n'as plus ta place... Il ne te reste alors que ta violence et la volonté farouche, démesurée, laminante, de donner du talent et de la consistance à cette violence, de lui faire prendre parfois un coeur et un esprit d'enfant, afin qu'elle étonne tout au moins, si elle ne peut faire tomber les murs...

    Avec les “vrais amis” il n'y a plus d'autisme. C'est à dire : plus cette forme d'autisme. Et “ce monde là” alors, commence à crever dès lors qu'on commence à plusieurs, à le faire crever. Car il faut qu'il crève, ce monde là! Ou qu'il devienne minoritaire, qu'il “morde à son tour la poussière”!

    À qui confier ses préoccupations d'ordre littéraire ou artistique lorsque ces préoccupations ne sont pas -ou plus – tout à fait les mêmes que celles de tous ces autres aspirants à “la place au soleil”, sinon à ses “vrais/vrais amis”?

    Chacun sait bien qu'il n'y a pas en vérité, de place pour tous, sous le soleil! Et qu'il en faut monter, toujours plus haut, de ces échafaudages afin d'accéder à cette gigantesque plate-forme soit-disant plus proche du soleil que le fond de la vallée d'ombre où l'on se meurt d'ennui et de piétinements.

    S'il n'y a pas de place pour tous sous le soleil, c'est peut-être son propre soleil qu'il faut tenter d'inventer, ou d'extraire de cette parcelle d'univers que l'on porte en soi... Et si on le peut, diffuser l'idée qu'il est possible d'extraire le soleil que l'on porte en soi dans son univers.

    Mais on ne passe pas au travers de cet “autisme en soi devant le monde barricadé” sans y laisser un peu ou beaucoup de sa peau...

     

  • Le style

    Le 12/11/2009 à 18:14Pensée, réflexions, notes, tagsCommentaires (0)Ajouter un commentaire

     

    Rivarol, non sans hauteur mais avec beaucoup de lucidité, a déclaré :

     

    Le style n'est rien, mais rien n'est sans le style”...

     

    Et je dis pour ma part :

     

    Le style n'est rien, parce qu'en règle générale il en fout plein la vue même s'il véhicule des jolis mots dans son mouvement le plus élégant qui soit... Alors s'il arrive à en foutre plein la vue avec des mots plats ou vides de sens, n'en parlons pas!

    ... Mais rien n'est sans le style quand le style vient tout droit -et comme la lave d'un volcan- du plus profond du coeur du réacteur en soi... Et c'est en règle non générale que l'on fait du style avec le coeur de son réacteur. Et c'est dommage que l'on fasse si souvent du coeur de son réacteur avec seulement des mots-pets sans un pet de style... Comme on le fait la plupart du temps dans ces forums du Web de cinquante mille inscrits et aux cinquante mille réactions épidermiques, dans ces blogs confettis qui se satellisent autour d'une même étoile appelée Facebook ou Skyrock”...

     

  • "Affreuseries" de la vie

    Le 11/11/2009 à 15:36Trous noirsCommentaires (0)Ajouter un commentaire

     

    Les petites “bintzeries” de la vie quotidienne, à poil dans l'appart'!

    Toutes ces singeries civilisées entre voisins de palier ou dans le hall de la mairie!

    Nénés qui frétillent au dessus d'une poêle à frire!

    Jolie femme qui pète!

    Bel homme qui rote!

    Fromages qui puent et longues traînées brunes sur le verre du grand pot de moutarde presque vide!

    Frigos qui fleurent, la porte un instant entrebaillée!

    Assiettes de la veille au soir enduites de beurre d'escargot refroidi!

    Salades composées barbouillées de mayonnaise rose au jaune d'oeuf et aux crevettes puant le sexe sale sur des assiettes en carton posées sur les genoux, une fesse sur le canapé en face de la télé!

    Pourvu qu'il y ait un trou et que ça fleure bon la fesse fraîche!

    Haleines de bébés-dinosaures au p'tit dèj, en pyjama fripé et gratouilles les ongles noirs dans l'entrejambe!

    Café au lait tiède “peauhant” en surface et tartines beurrées au munster avancé!

    Le choc des viandes sur un lit défait qui pue la sueur et le foutre!

    L'ordi qu'on rallume, une canette de bière à côté du clavier, en bermuda de clown torse à poil à midi moins le quart quand toute la famille et les invités sont prêts à se mettre à table!

    Cartons de pizza balancés de la bagnole sur le trottoir et cendriers vidés au feu rouge!

    Coups de klaxon et appels de phare rageurs de jeunes et vieux chauffards mâles, imbéciles et pressés!

    Pourvu qu'il y ait un trou et que ça fleure sexe la fesse!

    Pourvu qu'il y en ait pour moi!

    « T'as pas cinq euros, je vais chercher un DVD? » Glapit « Bac plus 2 » vautré sur le canapé devant la télé!

    « Ah, putain qu'elle est lourde la carafe d'eau! » Gémit le pauvre vieux au bras tremblant et fragile comme une allumette en paille, à la table de réfectoire de la maison de retraite!

    « Merde! Y'a plus un radis sur le livret bleu d'la mémé! » Crie comme un putois le jeune neveu aux dents longues et au portable 3G plus !

    « Alors il se maille le cul ce connard? » Gueule comme un veau de la vitre baissée de sa bagnole, le trentenaire bouffé de crédits et pressé d'enfiler le rond-point!

     

    ... C'est contre toutes ces “affreuseries”, déjà, qu'il faut se battre! Qu'il faut se révolter!

    ... Et de toute mon écriture je me révolte! De cette écriture que je diffuse et qui se love dans les plis de la Toile jusqu'à ce qu'un « Slip Bingo basse taille/ Bac plus 2 pète devant le frigo ouvert » ou une « Troune du Cune tout aussi Bac plus 2 et soft citadine/portable 3G/ Macdo/ Macdrive » ou encore un « p'tit costard attaché case/crédit conforama/télé home cinéma/ pressé dans les rond-points »... Y tombe dessus! Et que ça fasse comme la grosse mouche réveillée qui d'un brusque et insolent bourdonnement, te saute au visage depuis le pli de la Toile où elle était lovée, en embuscade !

    ...Pour que la carafe d'eau soit plus aussi lourde sur la table de la maison de retraite!

    Pour qu'il y ait un peu plus de “chic”, de “classe” et de gentillesse entre les gens que nous sommes!

    Ça n'a l'air de rien, mais ça commence peut-être par un coup de brosse à dents avant le p'tit dèj , le pet qu'on retient, l'ordi qu'on allume pas avant de se mettre à table, et tous les coups de klaxon rageurs en moins!

    «Parole, parole... » chantait Dalida!

    «Bagnole, bagnole... klaxonne, klaxonne... Télé, oh Télé, c'que t'es laide... » Chant'-je!

     

  • Sous postérité de 600 ans, ou postérité de 50 ans ?

    Le 10/11/2009 à 16:00Anecdotes et diversCommentaires (0)Ajouter un commentaire

     

    "Il suffit d'ouvrir un manuel de littérature grecque ou latine pour constater que les belles époques littéraires sont d'un demi-siècle alors que les littératures dites de décadence durent six-cents ans"

    [Julien Benda]

     

    ... Il me sied peu, fort peu sinon pas du tout, pour ma part, d'entrer dans une postérité qui durerait six-cents ans...

    A priori, la postérité d'une durée de cinquante ans me conviendrait mieux!

    ... A mon avis l'on doit "se sentir mieux" dans une époque littéraire qui entre dans une postérité d'un demi-siècle.

     

    ... Qu'en est-il de NOTRE EPOQUE littéraire ? Que penser d'une "postérité en exil" comme un étrange pays que l'on n'oublie pas après l'avoir vu et visité mais dont la carte figure sur un immense Atlas complètement décoloré, un atlas dont on tournera les pages durant six-cents ans?

    Et ne vaut-il pas mieux que "l'étrange pays que l'on n'oublie pas et vers lequel on retourne" puisse figurer sur un bel Atlas dont aucune page n'est décolorée ?

     

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